Mots-clés |
  • Astronomie,
  • astéroïdes,
  • rosetta
Les astéroïdes

Description des astéroïdes, un éventuel impact avec la Terre, les astéroïdes géocroiseurs, analyse d'Eros,...

Page 3 / 5 - Les astéroïdes géocroiseurs (ECA) Sommaire
PDF

1. Une menace pour la Terre ?

Depuis une trentaine d'années seulement, nous commençons à prendre conscience de la possibilité d'une collision d'un astéroïde avec la Terre.

D'après Steven Ostro (chercheur à la NASA), il y aurait 2.000 astéroïdes dont la taille dépasserait 1 kilomètre, quelques centaines de milliers les 100 mètres et peut-être 150.000.000 les 10 mètres.

Au début des années 1970, seulement 13 astéroïdes géocroiseurs ont été repérés : ce qui laissait entrevoir un risque de collision peu élevé.

Mais, c'est à cette époque qu'on a réalisé le danger présenté par les géocroiseurs. En effet, les missions Apollo ont montré que la multitude des cratères lunaires était due à l'impact d'astéroïdes. Si la Lune a subi un bombardement intense, la Terre en a sûrement été elle aussi victime. Cependant, on retrouve peu de traces d'impacts sur la Terre parce qu'elle est constamment remodelée par l'érosion, l'activité tectonique et le volcanisme. Le célèbre Meteor Crater d'Arizona (1 kilomètre de diamètre) est le résultat de l'impact d'une météorite d'à peine 15 mètres de diamètre. De plus, le choc d'un astéroïde de 30 mètres de diamètre dégage une énergie équivalente à celle de la bombe Hiroshima. Suivant la taille de l'objet, les conséquences peuvent donc être cataclysmiques.



Le Barringer Meteor Crater près de Winslow, en Arizona,
Un des exemples les mieux conservés de cratères d'impact sur Terre.

Pour Michel Grenon (astrophysicien à l'observatoire de Sauverny) la chute d'un astéroïde de quelques kilomètres provoquerait des séismes majeurs, des éruptions volcaniques, des raz de marée monstrueux ainsi que des nuages de poussières masquant les radiations solaires provoquant ainsi l'équivalent d'un hiver nucléaire. Pour exemple, le cratère de Chicxulub (180 kilomètres de diamètre), au large du Yucatan, au Mexique, a été causé par la chute d'un astéroïde de taille moyenne : 9 à 10 kilomètres de diamètre. Sa vitesse a été estimée entre 30 et 50 kilomètres par seconde. Il a créé une vague qui est remontée sur 2.000 kilomètres à l'intérieur des terres, dans la plaine du Mississippi (il y a 65 millions d'années) et a en partie causé l'extinction des dinosaures



Dessin d'une collision astéroïde/Terre vue par la NASA.

2. Que peut-on faire pour prévenir une telle catastrophe ?

La vitesse des astéroïdes étant considérable, la détection et le calcul de leur trajectoire en est rendu plus difficile. De bons télescopes permettent, avec un temps de pose de l'ordre de 20 minutes, de prendre une photo d'une portion de ciel. On y voit des petits points, représentant des objets immobiles, et des sortes de traînées souvent assimilées à des astéroïdes. On calcule ensuite leur orbite, par extrapolation. Evidemment, plus ils sont gros et proches, mieux on les détecte. Mais un astéroïde non identifié au préalable et qui viendrait du centre du système solaire serait impossible à repérer visuellement.

C'est ainsi qu'en 25 ans d'observations, on a identifié quelques 250 astéroïdes géocroiseurs. Les astronomes estiment qu'on a repéré à peine 10 % des plus gros géocroiseurs. Afin de quantifier plus précisément le risque de collision avec la Terre, un programme de surveillance du ciel a été mis en place. Appelé " Spaceguard Survey ", ce programme utilisera un réseau de télescopes, de 2 ou 3 mètres de diamètre. L'objectif recherché est de découvrir dans les 25 ans, 90% de l'entière population des ECA de taille kilométrique. Nous serions à même de prévoir l'évolution orbital de ces objets et de prévenir tout danger de collision avec des moyens qui restent à définir.

Les grands cataclysmes sont particulièrement rares. Ils ne surviennent pas plus d'une fois tous les 100 millions d'années. Quant à une catastrophe de moindre envergure, nous avons des chances d'y échapper puisque la présence humaine ne s'étend que sur 3% de la surface de la Terre.

Enfin, l'histoire nous montre clairement que nous avons beaucoup à apprendre sur les astéroïdes. A ce sujet, en février 1996, la NASA a lancé une sonde NEAR (Near-Earth Asteroïd Rendezvous) qui se plaça en orbite autour de l'astéroïde 433 Eros en février 2000.



Dessin : Near en orbite autour d'Eros.

Les astéroïdes - 1 Photo

Sur le même sujet

Vos réactions

Chargement des commentaires