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Les super-terres ne seraient pas rares !

Les découvertes de super-terres se multiplient depuis quelque temps. Parmi les dernières en date, six ont été trouvées autour d’étoiles semblables au Soleil et dans son voisinage. Des planètes à faibles masses sont donc probablement communes dans la Voie lactée.

L'étoile 61 Virginis. Crédit : Nasa L'étoile 61 Virginis. Crédit : Nasa

Les super-terres ne seraient pas rares ! - 3 Photos

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Ce n’est pas la première fois que les astronomes détectent des super-terres, c'est-à-dire des planètes telluriques dont les masses sont plusieurs fois supérieures à celle de la Terre. La nouveauté, c’est que six d’entre elles orbitent autour d’étoiles de type solaire.

De plus, deux cas de ces exoplanètes se trouvent à des distances inférieures à 100 années-lumière... Cette proximité laisse donc penser que ce genre de situation n’est pas rare dans la Galaxie. Voila de quoi faire grimper les probabilités d’une communication prochaine avec une civilisation extraterrestre et le nombre de telle civilisation dans la Voie lactée si l’on en croit la célèbre équation de Drake.

Ces découvertes récentes ont été réalisées grâce au télescope Keck du Mauna Kea, à Hawaï et grâce au télescope australien AAT (Anglo-Australian Telescope). Il en a résulté deux publications sur arXiv portant sur les étoiles 61 Virginis et HD 1461, possédant deux super-terres dont les masses sont inférieures chacune à 10 fois celle de notre planète.

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir. La localisation de HD 1461 sur la voûte céleste. Crédit : Steve Vogt, UCSC

Une cousine du Soleil

L’étoile 61 Virginis n’est située qu’à 28 années-lumière de la Terre dans la constellation de la Vierge. Parmi les centaines d’étoiles de type solaire dans la banlieue proche, c’est l’une des plus semblables au Soleil en raison de sa masse, son âge et sa métallicité. On sait qu’au moins trois planètes (Vir b, c,d) sont en orbite, dont les masses sont comprises entre, environ, 5 et 25 fois celle de la Terre pour des périodes orbitales évaluées à 4,38 et 124 jours. Celle possédant une masse à peu près égale à 5 fois celle de la Terre fait clairement partie des super-terres mais elle orbite trop près autour de son étoile de type G5 pour être habitable.

Cliquer pour agrandir. La localisation de 61 Virginis sur la voûte céleste. Crédit : Steve Vogt, UCSC

L’étoile HD 1461 se trouve elle dans la constellation de la Baleine à 76 années-lumière du Soleil. Sa masse est à mi-chemin entre celle de la Terre et celle de d’Uranus. Là encore sa période orbitale est trop courte pour en faire une planète habitable puisqu’elle vaut environ 5,77 jours. Compte tenu des incertitudes sur la masse de la planète HD 1461b, il n’est pas sûr que ce soit une planète rocheuse. Ce pourrait être, tout comme Uranus, une planète riche en hydrogène, hélium, eau et par conséquent plus proche du cas classique des Jupiter chaudes.

Remarquablement, ces découvertes de planètes à faibles masses sont effectuées depuis le sol à l’aide de la méthode des vitesses radiales alors que l’on aurait pu croire il y a quelques années encore que ce genre de planètes serait plutôt détectables depuis l’espace.

Si de telles planètes sont bien communes dans la Voie lactée, comme les observations le suggèrent de plus en plus alors, comme l’affirme l’un des chercheurs impliqué dans ces découvertes, Stephen Vogt, « la découverte de mondes proches potentiellement habitables n’est peut-être qu’à quelques années dans le futur ».

La Galaxie pourrait donc être ou avoir été peuplée par bien des civilisations mais cela rend peut-être aussi encore plus pertinent le paradoxe de Fermi. Pour découvrir les éventuelles civilisations présentes dans la Voie lactée, quelle méthode serait la meilleure ? Leur envoyer un message avec un iPhone ou partir à la chasse aux sphères de Dyson ou constructions similaires ?


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