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Sur Mars, Curiosity pose devant la dune de Namib pour un nouveau selfie

Entre deux analyses d’échantillons de sable prélevés sur Mars, dans la dune de Namib, où il enquête depuis plusieurs semaines, Curiosity nous transmet un nouveau selfie, composé de 57 images. Un problème technique dans le système de tamis de Chimra a contraint le rover d'abandonner l’étude d’un troisième prélèvement. Il s’apprête à reprendre la route sur les premiers contreforts du mont Sharp.

L'autoportrait de Curiosity sur Mars, au bord de la dune de Namib, est composé de 57 images prises le 19 janvier 2016 (sol 1.228) avec la caméra Mahli. © Nasa, JPL-Caltech, MSSS L'autoportrait de Curiosity sur Mars, au bord de la dune de Namib, est composé de 57 images prises le 19 janvier 2016 (sol 1.228) avec la caméra Mahli. © Nasa, JPL-Caltech, MSSS

Sur Mars, Curiosity pose devant la dune de Namib pour un nouveau selfie - 2 Photos
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Curiosity est arrivé il y a deux mois dans le vaste domaine de dunes sombres nommées Bagnold et réparties en bas du flanc nord-ouest du mont Sharp – il s'agit d'un empilement de couches sédimentaires situé au centre du cratère Gale et culminant à 5.500 mètres. Il a pris la pose le 19 janvier 2016 (sol 1.228) devant la dune baptisée « Namib », étudiée de près depuis plusieurs semaines.

Ce nouvel autoportrait, ou selfie, suit celui de « Marias Pass », réalisé à quelques centaines de mètres de là, à l’occasion de son troisième anniversaire sur Mars, en août 2015. Là encore, il s’agit d’un assemblage de 57 images prises avec la caméra macroscopique Mahli (Mars Hand Lens Imager) installée au bout du bras robotique du rover de 900 kg et qui peut exécuter différentes rotations.

C’est la première fois que des dunes sont étudiées in situ ailleurs que sur notre planète. Aussi hautes qu’une maison de deux étages, celles-ci avancent d’environ un mètre par année terrestre, comme l’ont montré les vues aériennes de la sonde MRO. Grâce au rover, les chercheurs entendent mieux comprendre les mécanismes qui entraînent leur mobilité dans les conditions de pression atmosphérique et de gravité propres à Mars et aussi identifier la nature des différents grains qui ont été transportés jusque-là.

Échantillon extrait du premier prélèvement de sable noir de la dune de Namib, sur Mars. Après être passés dans un tamis, ces grains de moins de 150 micromètres, éclairés par des Led, ont été imagés de nuit, le 22 janvier, avec la caméra Mahli. © Nasa, JPL-Caltech, MSSS
Échantillon extrait du premier prélèvement de sable noir de la dune de Namib, sur Mars. Après être passés dans un tamis, ces grains de moins de 150 micromètres, éclairés par des Led, ont été imagés de nuit, le 22 janvier, avec la caméra Mahli. © Nasa, JPL-Caltech, MSSS

Une panne dans le sytème de tamis de Chimra

Curiosity s’est donc aventuré sur le front de Namib, situé à l’extrémité du champ de dune, et a un peu remué le sable noir avec ses roues. Trois échantillons au total y ont été prélevés avec la minipelleteuse du système Chimra (Collection and Handling for In-situ Martian Rock Analysis) intégré au bout du bras articulé à côté d’autres instruments comme la caméra Mahli, une brosse, les foreuses à percussion, etc.

Chimra a recueilli les deux premiers prélèvements, retenant d’abord les grains de plus de 150 micromètres avant de les transvaser dans un second tamis pourvu de trous d’un millimètre. Ainsi triée, la matière de taille granulométrique intermédiaire a été envoyée dans les laboratoires internes d’analyse chimique, Sam (Sample at Mars) et CheMin (Chemistry, Mineralogy). Pour l’instant, les opérations sont en cours.

En effet, en raison d’un dysfonctionnement de l’actionneur motorisé de l’une des ouvertures d’un tunnel de la suite d’instruments, le troisième échantillon de sable est pour l’instant bloqué. En attendant d’identifier la panne et de régler le problème, les équipes techniques et scientifiques de la mission MSL (Mars Science Laboratory) se sont mises d’accord pour abandonner son analyse. Durant tout ce temps, la station météo sur le mât du rover poursuit ses mesures de la vitesse des vents afin de mieux comprendre leur impact sur les dunes. Curiosity a épié attentivement une partie de Namib dans l’espoir de surprendre d’éventuels changements, aussi faibles soient-ils.

Une fois que le diagnostic sera établi, il est prévu que le rover reprenne la route, en laissant derrière lui la dune de Namib. Sa prochaine destination est actuellement à l’étude.


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