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Étoiles filantes : la très belle surprise des Géminides

L'un des plus beaux essaims météoritiques de l'année a de nouveau comblé les observateurs les moins frileux avec un maximum d'activité spectaculaire les 13 et 14 décembre, accompagné pour la première fois d'une autre pluie d'étoiles filantes.

En compositant 30 prises de vues réalisées sous le ciel pur du désert de l'Arizona, l'astrophotographe Sean Parker restitue bien l'aspect d'une pluie d'étoiles filantes comme celle des Géminides. © Sean Parker En compositant 30 prises de vues réalisées sous le ciel pur du désert de l'Arizona, l'astrophotographe Sean Parker restitue bien l'aspect d'une pluie d'étoiles filantes comme celle des Géminides. © Sean Parker

Étoiles filantes : la très belle surprise des Géminides - 5 Photos

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Certains spectacles célestes ne sont réservés qu'aux plus motivés des astronomes ; c'est le cas de l'essaim météoritique des Géminides qui, chaque année, ponctue la fin de l'automne par un beau festival céleste. Si le ciel est clair, il faut se préparer à passer deux ou trois nuits dans un froid glacial, loin de toute pollution lumineuse, pour pouvoir admirer quelques-unes des poussières abandonnées par 3200 Phaéton et qui se consument dans un éclat de lumière lorsqu'elles traversent l'atmosphère terrestre. Ce n'est pas l'astrophotographe Babak Tafreshi qui nous contredira, lui qui en décembre 2011 avait choisi les monts Karkas au cœur de l'Iran pour mener la chasse aux Géminides.

Géminide traversant le ciel au-dessus des montagnes, en Iran. © Amirreza Kamkar
Géminide traversant le ciel au-dessus des montagnes, en Iran. © Amirreza Kamkar

Mais qui est donc 3200 Phaéton ? Si l'essaim des Géminides est connu depuis le XIXe siècle (il tire son nom de la constellation des Gémeaux d'où semblent jaillir ces météores), 3200 Phaéton a été découvert au mois d'avril 1983 par le satellite infrarouge Iras. On a d'abord pensé qu'il s'agissait d'un astéroïde, mais son orbite suggère qu'il s'agit plus vraisemblablement d'une très ancienne comète trop usée pour développer une chevelure et une queue.

Une brillante Géminide (on peut comparer son éclat à celui de Jupiter, au centre de l'image) survole les Flatirons, des formations rocheuses dans le Colorado. © Patrick Cullis
Une brillante Géminide (on peut comparer son éclat à celui de Jupiter, au centre de l'image) survole les Flatirons, des formations rocheuses dans le Colorado. © Patrick Cullis

La surprise de 2012 : des météores associés à 46P/Wirtanen

Actif du 7 au 17 décembre, l'essaim des Géminides peut produire à son maximum plus de 100 météores à l'heure (une fréquence comparable aux Perséides du mois d'août) avec en prime de nombreuses étoiles filantes très brillantes. Cette année les observateurs étaient avantagés par l'absence de la Lune. Après une dernière apparition à l'aube avec Mercure et Vénus le 12 décembre, notre satellite naturel se faisait discret avant son retour dans le ciel du soir à partir du 16. Des conditions idéales pour observer le maximum d'activité des Géminides dans un ciel bien noir les 13 et 14 décembre, et ceux qui ont échappé aux nuages n'ont pas été déçus. 

Contrairement à ce que peut laisser penser cette image réalisée sur l'île grecque de Corfou, l'observation des Géminides ne nécessite aucun instrument astronomique. © Bill Metallinos
Contrairement à ce que peut laisser penser cette image réalisée sur l'île grecque de Corfou, l'observation des Géminides ne nécessite aucun instrument astronomique. © Bill Metallinos

De très beaux météores particulièrement lumineux ont été observés et photographiés, que ce soit sous les aurores boréales depuis le nord de l'Europe, en Grèce ou encore dans le désert de l'Arizona. Mais la surprise est venue de l'étude des orbites de 56 météores enregistrés la nuit du 12 au 13 décembre dans le sud des États-Unis par un réseau de caméras automatiques de la Nasa. En plus des étoiles filantes dont la trajectoire correspond à celles des Géminides, plusieurs météores d'une autre origine ont été enregistrés. Leur trajectoire laisse supposer qu'ils sont associés à la comète périodique 46P/Wirtanen, une comète à courte période (5,4 ans) découverte en 1948. Ce nouveau courant météoritique, qui pourrait produire jusqu'à 30 météores par heure, a commencé à se manifester pour la première fois le 10 décembre avec le passage d'un météore très lent dont la luminosité était comparable à celle de Jupiter.

Le spectacle est total au-dessus du lac glaciaire Jökulsárlón, en Islande, avec une aurore boréale, la Voie lactée et le passage d'une Géminide. © Iurie Belegurschi Photography
Le spectacle est total au-dessus du lac glaciaire Jökulsárlón, en Islande, avec une aurore boréale, la Voie lactée et le passage d'une Géminide. © Iurie Belegurschi Photography

Les chasseurs d'étoiles filantes peuvent maintenant passer les fêtes de fin d'année bien au chaud avant de retourner contempler le ciel la première semaine de janvier, où un autre essaim très actif les attend, celui des Quadrantides.


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