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En bref : le volcanisme sur Io est plus complexe qu'on ne l'imaginait

S'appuyant sur les données acquises par différentes sondes et des télescopes terrestres, la Nasa vient de publier une carte de l'émission thermique d'origine volcanique à la surface de Io, une lune de Jupiter, avec à la clé quelques surprises.

Carte de l'émission thermique des volcans en activité sur Io, une lune de Jupiter. La taille de chaque disque est proportionnelle à la quantité de chaleur mesurée (de 1 à plus de 10.000 gigawatts). En abscisse : la longitude en degrés ouest, en ordonnée : la latitude, de -90° à 90°. © Nasa/JPL-Caltech/Bear Lutte Institut Carte de l'émission thermique des volcans en activité sur Io, une lune de Jupiter. La taille de chaque disque est proportionnelle à la quantité de chaleur mesurée (de 1 à plus de 10.000 gigawatts). En abscisse : la longitude en degrés ouest, en ordonnée : la latitude, de -90° à 90°. © Nasa/JPL-Caltech/Bear Lutte Institut

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Quatrième plus grand satellite du Système solaire, Io fut observé pour la première fois en 1610 par Galilée en même temps que Europe, Ganymède et Callisto, tous les quatre formant la famille des lunes galiléennes autour de Jupiter. Io, qui dans la mythologie grecque était une prêtresse et l'une des nombreuses maîtresses de Zeus, est un satellite où plusieurs centaines de volcans en activité remodèlent la surface en permanence, y effaçant toute trace d'impact météoritique. Ce sont les forces de marée exercées par l'imposante Jupiter (et dans une moindre mesure par les autres satellites galiléens) qui sont responsables de cette intense activité volcanique, découverte pour la première fois par la sonde Voyager 1 au mois de mars 1979.

La Nasa vient de publier dans le numéro de juin de la revue Icarus une étude complète sur les différents points chauds à la surface de Io, utilisant principalement les mesures fournies dans les années 1990 par la sonde Galileo et celles acquises plus récemment à l'aide de télescopes terrestres observant dans l'infrarouge. Les planétologues ont découvert que les volcans actifs sur Io ne produisaient que 60 % de la chaleur totale mesurée sur le satellite. Les 40 % manquants proviendraient-ils de volcans trop petits pour être détectés actuellement ? D'autre part la répartition du flux de chaleur observé sur Io n'est pas en accord avec ce que prédit le modèle de chauffage par les forces de marée.

Les chercheurs vont maintenant essayer de mieux comprendre les processus à l'origine du volcanisme sur Io, une étape indispensable pour expliquer également l'existence d'un océan sous la surface glacée du satellite Europe.  


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