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6R10DB9 : un astéroïde capturé par la Terre

Le 14 Juin 2006, un petit objet était découvert par le Catalina Sky Survey à une distance de 2,2 fois la distance Terre-Lune. Son orbite évoquait celle de nombreuses épaves spatiales résultant du programme Apollo, qui croisent encore quelquefois la Terre tout en restant sur une orbite d'environ 11 mois autour du Soleil. Mais cette fois, cela ne semble pas être le cas.

Image de 6R10DB9 prise le 20 mars 2007 par le télescope Schmidt-Cassegrain de 0,40 m f/6 du Great Shefford Observatory. Magnitude +19,3 - pose 17 mn 36 sec. Image de 6R10DB9 prise le 20 mars 2007 par le télescope Schmidt-Cassegrain de 0,40 m f/6 du Great Shefford Observatory. Magnitude +19,3 - pose 17 mn 36 sec.

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Celui-ci ne semble en effet pas affecté par la pression du rayonnement solaire comme le sont tous les objets artificiels du fait de leur faible masse. Les astronomes le considèrent à présent comme un corps rocheux, d'origine naturelle, sans exclure qu'il s'agisse d'un fragment de la Lune éjecté lors d'un impact de météorite.

Repris officiellement sous la nomenclature 6R10DB9, ce mini-astéroïde est probablement très petit, avec environ 4 mètres de diamètre, et sa magnitude apparente évolue entre 18,5 et 20, ce qui ne le rend accessible qu'aux instruments les plus sensibles. Son orbite est des plus instable, voire erratique puisqu'il n'effectuera que quatre révolutions autour de la Terre avant d'échapper à son attraction. Il a accompli son quatrième et dernier passage au périgée terrestre le 14 juin dernier à une distance de 277.000 kilomètres, soit 0,7 fois la distance moyenne Terre-Lune, et s'éloigne à présent avant d'être définitivement éjecté sur une orbite solaire à l'automne prochain.

L'observatoire radio-astronomique du Jet Propulsion Laboratory à Goldstone (Californie) effectue actuellement une série de mesures radar afin de mieux caractériser l'objet et son orbite. Mais il apparaît déjà que si celui-ci est bien d'origine naturelle, de précédents passages ont eu lieu en 1958, 1969, 1979 et 1992, mais dans des conditions qui ne permettaient pas son observation, notamment en raison de la proximité du Soleil. La modélisation de l'orbite, qui reste toutefois à affiner, prévoit un nouveau passage en 2028.


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