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En vidéo : lancement historique pour la Corée du Sud

Après deux tentatives ratées, la Corée du Sud a finalement réussi à lancer et mettre en orbite un satellite. Elle entre de facto dans le club très restreint des puissances spatiales. Bien que son programme soit loin de rivaliser avec ceux de la Chine, de l'Inde et du Japon, la Corée du Sud veut un accès libre à l'espace, pour moins dépendre de puissances étrangères lors de ses lancements.

En images, le lancement de la fusée russo-coréenne KSLV-1, le mercredi 30 janvier 2013, à 7 h 00 TU. Après deux échecs en 2009 et 2010, la Corée du Sud touche enfin les étoiles ! © Kari En images, le lancement de la fusée russo-coréenne KSLV-1, le mercredi 30 janvier 2013, à 7 h 00 TU. Après deux échecs en 2009 et 2010, la Corée du Sud touche enfin les étoiles ! © Kari

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La troisième tentative est un succès. Après deux échecs en 2009 et 2010, la Corée du Sud a réussi le lancement de son lanceur KSLV-1 (Korea Space Launch Vehicle) et la mise sur orbite du petit satellite STSAT-2C, dont les objectifs principaux sont de recueillir des données sur le rayonnement spatial et de valider en orbite quelques technologies. « La fusée a victorieusement mis le satellite scientifique sur son orbite », a déclaré à la presse le ministre des Sciences, Lee Ju-Ho, évoquant un « succès pour tout le peuple » sud-coréen.


Décollage du KSLV-1. Ce lanceur à deux étages de 33 m et d'environ 140 tonnes est capable de lancer de petites charges utiles sur orbite basse (jusqu'à 1.500 km d'altitude). © Kari, Youtube

Les Russes du Centre M.V. Khrounitchev de recherche et de production astronautique d'État (GKNPZ Khrounitchev) sont également satisfaits, car ils fournissent le premier étage du lanceur, dans le cadre d'un accord de coopération portant sur un maximum de trois étages, dérivés du premier étage de la fusée russe Angara.

L’an I des ambitions spatiales de la Corée du Sud

Ce lancement était essentiel pour l’avenir du programme spatial sud-coréen. Si ce troisième tir avait échoué, le gouvernement n’aurait pas poursuivi ses tentatives. Finalement, Séoul a annoncé le développement d’un lanceur à trois étages, entièrement sud-coréen, en vue d’un premier lancement avant 2020.

Les ambitions spatiales de la Corée du Sud ont longtemps été freinées par les États-Unis qui craignaient qu’un programme de lanceur incite la Corée du Nord à faire de même. Ironie du sort, c'est la Corée du Nord qui l'a prise de vitesse en développant le lanceur Unha-3. Cependant, aux yeux des experts, ce dernier cache un programme de fusée balistique à longue portée (missile), capable notamment d'atteindre le territoire américain.

Bien que la Corée du Nord s’en défende, les Sud-Coréens ont récupéré dans les eaux internationales des débris d’étages de la fusée Unha-3, lancée en décembre 2012. Après avoir analysé les matériaux de construction, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a alors estimé que « la Corée du Nord avait en sa possession des missiles d'une portée de plus de 10.000 km ». Affaire à suivre ...


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