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Vega, le lanceur pour la science, bientôt en service à Kourou

Ariane 5, c'est le gros porteur. Soyouz, lancé de Guyane le 21 octobre, c'est le milieu de gamme. Voici Vega, la petite fusée idéale pour les satellites légers et l'orbite basse, qui commencera sa carrière début 2012. Avec ces trois lanceurs, Arianespace dispose d'une offre complète.

Destiné à la mise sur orbite de petits et moyens satellites, Vega, dont on voit une maquette à l'échelle sur son pas de tir, doit réaliser son vol inaugural en janvier 2012. © Esa/S. Corvaja Destiné à la mise sur orbite de petits et moyens satellites, Vega, dont on voit une maquette à l'échelle sur son pas de tir, doit réaliser son vol inaugural en janvier 2012. © Esa/S. Corvaja

Vega, le lanceur pour la science, bientôt en service à Kourou - 2 Photos

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Dix jours après le lancement historique d’un lanceur russe Soyouz depuis le Centre spatial guyanais, les équipes au sol du CSG préparent le premier lancement du petit lanceur Vega. Arianespace et l’Esa viennent d’engager la campagne du premier lancement qui devrait intervenir vers la fin du mois de janvier 2012, avec un retard de plusieurs années sur le calendrier initial. Pour ce vol inaugural, Vega doit lancer une boule géodésique à facettes « Lazer », un microsatellite d’une université italienne « Almata-1 » et deux canisters contenant chacun trois nanosatellites.

Vega sera lancé depuis l’Ensemble de lancement Ela-1, autrefois utilisé par les premières Ariane. Ce pas de tir a été modernisé et pris le nom d’Ensemble de lancement Vega (ELV). Il est doté d’un nouveau portique mobile, d’un mât fixe et de quatre pylônes antifoudre. Quant aux installations techniques, elles ont été modernisées ou reconstruites.

Ce montage permet de se faire une idée des modifications qui ont été apportées à Ela-1 pour devenir l'Ensemble de lancement de Vega. Le portique d'Ela-2 – la plus grande structure sur les deux images – a été détruit le 26 septembre 2011. © Esa/Cnes & Service optique du CSG
Ce montage permet de se faire une idée des modifications qui ont été apportées à Ela-1 pour devenir l'Ensemble de lancement de Vega. Le portique d'Ela-2 – la plus grande structure sur les deux images – a été détruit le 26 septembre 2011. © Esa/Cnes & Service optique du CSG

Parallèlement à ces activités, l’Esa et Arianespace ont passé commande à European Launch Vehicle (ELV), l'industriel en charge du programme, de quatre autres lanceurs Vega, ce qui porte à cinq le nombre total de lanceurs commandés. Les premiers satellites qui seront lancés sont ADM Aeolus, Lisa Pathfinder et le démonstrateur de rentrée atmosphérique (XIV) à partir de 2012. Autres clients pour Vega, la plupart des satellites de la série Sentinelle, un ensemble de satellites dédiés à l’observation de la Terre, qui s’inscrit dans le programme européen GMES de surveillance globale pour l'environnement et la sécurité.

Un lanceur pour la science

Vega est un petit lanceur de 30 mètres de haut composé du P80, de Zefiro 23 et Zefiro 9, trois étages à propergol solide d’origine européenne développés par Europropulsion et ELV. Ils sont surmontés du module supérieur Avum (Attitude and Vernier Upper Module) à ergols stockables d’origine russo-ukrainienne et d’une coiffe abritant les charges utiles. L’Avum permet le contrôle d'attitude et d'orbite, la séparation des satellites et la désorbitation.

Il pourra lancer environ 1.500 kg sur une orbite circulaire héliosynchrone à 700 km d'altitude, jusqu'à 2 tonnes pour certaines orbites ainsi que des microsatellites en tant que charges utiles auxiliaires.

Ce petit lanceur a été conçu pour les satellites de petite et moyenne tailles, essentiellement des satellites scientifiques. D'où son surnom de « lanceur pour la science ». Pour l’Europe, qui a clairement fait le choix de la préférence européenne en matière de lancement, Vega va permettre de s’affranchir de l’utilisation des missiles russes reconvertis en lanceurs dont la pérennité n’est pas fiable. S’ils ont de beaux succès à leur actif, ils ont également provoqué la perte de nombreux satellites, dont l'européen CryoSat en octobre 2005.


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