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Trop d'eau sur la Lune pour la mission chinoise Chang’e-3

Les observations en ultraviolet du futur rover de Chang'e-3 pourraient être faussées par des molécules en suspension au-dessus du sol et provenant de l'évaporation de l'eau.

Carte de la distribution des molécules d'eau et des radicaux hydroxyle OH° (bleu) tracée à partir des données fournies par l’instrument de la NASA Moon Mineralogy Mapper embarqué sur la sonde de l’ISRO Chandrayaan-1. Crédit ISRO/NASA/JPL-Caltech/Brown Univ./USGS Carte de la distribution des molécules d'eau et des radicaux hydroxyle OH° (bleu) tracée à partir des données fournies par l’instrument de la NASA Moon Mineralogy Mapper embarqué sur la sonde de l’ISRO Chandrayaan-1. Crédit ISRO/NASA/JPL-Caltech/Brown Univ./USGS

Trop d'eau sur la Lune pour la mission chinoise Chang’e-3 - 1 Photo

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La découverte d’eau sur la surface de la Lune renforce son attrait pour y installer une base habitée mais elle laisse perplexe les scientifiques chinois qui planchent sur l’envoi d’un petit télescope ultraviolet embarqué sur le rover Zhonghua de Chang’e-3. Le lancement de cette mission est prévue en 2013.

Des scientifiques chinois de l’Académie des sciences ont en effet calculé que la diffusion causée par des molécules d’eau vaporisées dans la lumière du Soleil pourrait fausser les observations réalisées à partir de télescopes installés sur la Lune. Leur travail a été présenté lors du Congrès européen sur les sciences planétaires, organisé par Europlanet, un réseau reliant les scientifiques à travers l'Europe.

Hydroxyle en excès

Sur la Lune, l’eau s’évapore sous l’effet de la lumière solaire. Les molécules sont alors brisées par les radiations ultraviolettes, formant de l'hydrogène et des molécules d'hydroxyle (OH). Ces chercheurs ont réévalué la quantité de ces hydroxyles au-dessus du sol lunaire et découvert qu'elle pourrait être deux à trois fois plus élevée que prévu. Concrètement, dans certaines longueurs d’ondes de l’ultraviolet, les observations sont vraisemblablement faussées.

Ces nouvelles données pourraient avoir des conséquences sur le projet d’atterrisseur lunaire que la Chine envisage de lancer en 2013 avec la mission Chang’e-3. En effet, ce rover doit embarquer un petit télescope fonctionnant dans l’ultraviolet qui aura pour objectif de scruter l’Univers dans cette longueur d’onde très complémentaire des observations radio.


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