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Programme Orion : la Nasa vise 2014

Après l'arrêt des navettes spatiales en 2010, les Etats-Unis s'assureront l'accès à l'espace par les vaisseaux du programme Orion, une architecture complète et souple, pour des lancements aux missions variées, d'hommes ou de matériels, vers la Lune ou l'ISS.

Vaisseau Orion et le module d’atterrissage lunaire Altaïr (vue d’artiste). Crédit Nasa Vaisseau Orion et le module d’atterrissage lunaire Altaïr (vue d’artiste). Crédit Nasa

Programme Orion : la Nasa vise 2014 - 3 Photos

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Afin d’effacer toutes les informations contradictoires qui ont pu être émises durant ces dernières semaines, la Nasa vient de publier un calendrier prévisionnel de son programme Orion, le successeur des navettes actuelles. En voici le détail :

  • 21 novembre 2008
    Dépôt du projet préliminaire.
  • 8 octobre 2010
    Arrêt du projet définitif.
  • 26 février 2010
    Premier test du système d’évacuation d’urgence (Ascent Abort-1 Test).
  • 26 juin 2010
    Deuxième test du système d’évacuation d’urgence (Ascent Abort-1 Test).
  • 1er septembre 2013
    Premier vol suborbital sans équipage.
  • 1er mars 2014
    Premier vol habité en orbite terrestre.
  • 1er septembre 2014
    Premier vol d’Orion à destination de la Station Spatiale Internationale (Mission Atlas-1). Début de la phase opérationnelle du programme.

On le voit, les Américains se sont imposés un calendrier précis dans le vaste programme de remplacement des navettes spatiales, lesquelles devraient être définitivement retirées du service en 2010. Celui-ci semble à présent bien engagé, même si les critiques à son égard n’ont pas manqué depuis son annonce par Georges Bush en 2004 dans le cadre du projet Constellation.

Ares 1 au décollage, emmenant un vaisseau Orion (vue d’artiste). Crédit Nasa

Une décision réfléchie

En effet, d’aucuns estimaient inutile de prévoir un programme d’une telle envergure, estimant suffisant de perfectionner l’actuelle flotte de navettes, voire d’en reconstruire de nouvelles en remplacement de Columbia, perdue le 1er février 2003. Pourtant, si l’on excepte les nombreuses missions d’assemblage d’une station spatiale dont l’utilité est de plus en plus contestée, il faut bien constater que les navettes n’ont pas été à la hauteur de leurs ambitions initiales. Deux sur cinq (Challenger et Columbia) ont été accidentées en provoquant la perte de leur équipage, et la plupart des autres missions faisaient appel à des moyens surdimensionnés pour placer des charges en orbite, là où des fusées conventionnelles auraient pu faire aussi bien pour un coût bien inférieur.

Aussi, ces considérations suffisent-elles à justifier le programme Orion, qui ne se réduit pas à un seul lanceur mais à toute une architecture de lancement adaptable à de nombreux types de missions en orbite terrestre, lunaire ou même solaire avec la promesse d’atteindre la planète Mars ou même les astéroïdes.

Des configurations variées

Le programme s’articule autour de deux fusées de base, Ares 1 et Ares 2. La première, construite par Boeing et Northrop Grumman, mesure 94 mètres de hauteur pour environ 900 tonnes au décollage et pourra satelliser 25 tonnes en orbite basse. La seconde est un lanceur cargo de 110 mètres de haut pour 2900 tonnes au décollage, capable de propulser 65 tonnes en direction de la Lune, et plus si on l’utilise conjointement avec une Arès 1 équipée d’un vaisseau habité.

Orion en approche de la Station Spatiale Internationale (vue d’artiste). Crédit Nasa

La première mise en service dès le 1er septembre 2014, selon le calendrier de la Nasa, verra une Ares 1 équipée d’un vaisseau de type Orion Block-1A capable de transporter 3 astronautes et 400 kg de fret, ou 6 astronautes seuls, vers la Station Spatiale Internationale.

Le vaisseau ressemble par la forme à l’ancienne capsule Apollo mais la comparaison s’arrête toutefois là car le volume interne d’Orion est 2,5 fois plus important pour une masse totale de 22,7 tonnes. Dans sa version lunaire, il pourra accueillir un équipage de 4 personnes. Selon la Nasa, l’ensemble Ares-Orion, largement adaptable à de nouveaux types de missions, devrait constituer la pierre angulaire du programme spatial américain au moins jusqu’en 2050.


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