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Premiers services en vue pour Galileo, le GPS européen

En plus des quatre satellites déjà prévus cette année, et qui seront lancés par une Ariane 5 spécifique, Arianespace devra en envoyer deux autres, mis en orbite par un lanceur Soyouz. La Commission européenne veut en effet accélérer le déploiement de la constellation Galileo, qui pourra offrir ses premiers services à la fin de 2016, avec 18 satellites opérationnels, sur les 30 qu'elle comptera à terme.

Décollage d'un lanceur russe Soyouz depuis son pas de tir du Centre spatial guyanais avec à son bord les satellites Galileo 9 et 10, en septembre 2015. © Esa, Cnes Arianespace–Photo Optique Video CSG Décollage d'un lanceur russe Soyouz depuis son pas de tir du Centre spatial guyanais avec à son bord les satellites Galileo 9 et 10, en septembre 2015. © Esa, Cnes Arianespace–Photo Optique Video CSG

Premiers services en vue pour Galileo, le GPS européen - 2 Photos
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Très en retard sur les plannings initiaux, la constellation Galileo aurait dû être en place dès 2008. La Commission européenne, en tant que Galileo Programme Manager, a décidé d’accélérer son déploiement en ajoutant un lancement avec Soyouz en 2016 qui emportera deux satellites. Un lancement supplémentaire rendu possible par la disponibilité des deux satellites Galileo, construits par la société allemande OHB qui seront lancés vraisemblablement dès le moi de mai. Au total, cette année et comme en 2015, Arianespace devrait de nouveau réaliser douze lancements avec huit Ariane 5, deux Soyouz et deux Vega.

Ainsi, comme en 2015, 6 nouveaux satellites seront déployés en 2016, portant à 18 le nombre total de satellites de la constellation déployés d’ici la fin de l’année ce qui permettra l'ouverture partielle d'un certain nombre de services Galileo.

Les quatre satellites de Galileo dits de développement et de validation en orbite (IOV, In-Orbit Validation). Lancés par paires depuis le Centre spatial de Kourou en octobre 2011 et en octobre 2012, ils ont validé les segments sol et spatial de la constellation Galileo. Ils sont ici vus dans l'usine romaine de Thales Alenia Space. © Esa
Les quatre satellites de Galileo dits de développement et de validation en orbite (IOV, In-Orbit Validation). Lancés par paires depuis le Centre spatial de Kourou en octobre 2011 et en octobre 2012, ils ont validé les segments sol et spatial de la constellation Galileo. Ils sont ici vus dans l'usine romaine de Thales Alenia Space. © Esa

Le service gratuit ouvert à la fin de l'année

À ce jour, la constellation Galileo, associée à son segment sol, est toujours en phase de test. Récemment, la commissaire européenne à l'industrie, Elzbieta Bieńkowska, a annoncé l'ouverture des services initiaux pour cette année. Le mode opératoire de la constellation passera alors de « test » à « opérationnel ». Trois services seront proposés :

  • Search and Rescue (SAR) ;
  • Public Regulated Service (PRS) ;
  • Open Service (OS).

Ces premiers services sont progressivement améliorés et les autres fonctions seront mises en œuvre au fur et à mesure. Pour la Commission européenne, le but est de parvenir à une capacité opérationnelle complète en 2020 au plus tard.

Le programme Galileo de l’Union européenne consiste à développer un système mondial de navigation par satellites, placé sous contrôle civil. Il s’appuiera sur 30 satellites dont 12 ont déjà été mis en orbite par Arianespace. Avec les satellites Galileo, les services offerts et commercialisés seront de meilleure qualité que ceux du GPS américain actuel. Cinq services seront proposés aux utilisateurs dont un gratuit et universel (Open Service) et des services commerciaux et d’autres dédiés à la sécurité, ainsi qu'un service spécial réservé aux États membres de l’Union européenne


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