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La Nasa relance son rêve martien mais veut y aller seule

Malgré les incertitudes sur son financement futur, la Nasa dévoile un nouveau plan d’exploration martien qui a de quoi laisser dubitatif. En effet, elle planche sur une mission de retour d’échantillons alors qu’en 2011, elle avait renoncé à l’opportunité d’en préparer une avec l’Agence spatiale européenne.

Afin de réduire les risques technologiques et de faire des économies significatives, la Nasa a décidé de réutiliser la plateforme de Curiosity pour son rover de 2020. L'objectif est de réaliser une économie d'environ 1 milliard de dollars par rapport à Curiosity, dont le coût total est estimé à 2,5 milliards de dollars. © Nasa, JPL-Caltech Afin de réduire les risques technologiques et de faire des économies significatives, la Nasa a décidé de réutiliser la plateforme de Curiosity pour son rover de 2020. L'objectif est de réaliser une économie d'environ 1 milliard de dollars par rapport à Curiosity, dont le coût total est estimé à 2,5 milliards de dollars. © Nasa, JPL-Caltech

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Surfant sur le bon début de la mission Curiosity qui, après un atterrissage à haut risque, a entamé sa mission dans de si bonnes conditions que les chercheurs s’attendent à un très bon retour scientifique, la Nasa vient de dévoiler son programme martien jusqu’à l’horizon 2020.

L’annonce de ce nouveau programme aurait dû réjouir tout le monde, mais elle peut laisser les Européens amers. En effet, son principal objectif est la préparation d’un retour d’échantillons martiens qui devait se faire en collaboration avec l’Agence spatiale européenne (Esa) dans le cadre de la mission ExoMars 2018.

La planète Mars est toujours à l'ordre du jour des futures missions de la Nasa, avec notamment la préparation d’un retour d’échantillons. © Nasa, JPL-Caltech, Malin Space Science Systems
La planète Mars est toujours à l'ordre du jour des futures missions de la Nasa, avec notamment la préparation d’un retour d’échantillons. © Nasa, JPL-Caltech, Malin Space Science Systems

Un jumeau pour le rover Curiosity

En 2009, l’Esa et la Nasa avaient décidé de collaborer à la mission ExoMars en déposant sur Mars 2 rovers en même temps, dont Max-C, afin de collecter des échantillons, de les mettre dans un conteneur et d'attendre qu'un engin vienne le récupérer pour l'expédier sur Terre. Mais la Nasa s’est retirée du projet en 2011, invoquant des restrictions budgétaires. Elle veut donc maintenant aller seule récupérer des échantillons martiens... Sans le secours de l’Agence spatiale russe (Roscosmos), le retrait de la Nasa aurait pu contraindre l'Esa à renoncer à la mission ExoMars 2018.

Dans ce contexte, Max-C est abandonné, mais restait alors une priorité pour les Américains. Cette priorité de 2011 devient aujourd’hui une réalité. La Nasa vient d’annoncer le lancement pour 2020 d’un jumeau de Curiosity, qui a exactement les mêmes objectifs que Max-C ! Cet engin sera donc utilisé pour repérer et analyser les roches les plus intéressantes et les préparer à les faire venir sur notre planète. Pour réduire les coûts et les risques technologiques, ce rover sera construit autour de la même plateforme que Curiosity

Petite participation américaine dans ExoMars

Les autres missions du programme de la Nasa sont déjà connues. Il s’agit de Maven (2013), une sonde qui va étudier l’atmosphère martienne pour mieux comprendre son histoire, et Insight (2016), un atterrisseur qui se posera sur Mars pour étudier les profondeurs de la Planète rouge. Cette mission se fera en collaboration avec les agences spatiales française (Cnes) et allemande (DLR) qui fourniront 2 des 4 instruments de l'atterrisseur.

La Nasa participera également aux 2 missions d’ExoMars, notamment celle de 2016, car c'est une nécessité pour elle. En effet, pour l’orbiteur Trace Gas d'ExoMars 2016, elle fournira un relais de télécommunications entre la Terre et le sol martien qu'elle utilisera également pour ses propres missions. Pour le rover d'ExoMars 2018, la Nasa fournira un instrument d’astrobiologie.


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