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La Nasa réduit la liste des firmes privées pour lancer ses astronautes

Pour transporter ses astronautes à destination de la Station spatiale internationale, la Nasa parie désormais uniquement sur SpaceX et Boeing. Elle fait une croix sur le système de transport spatial d’ATK qui prévoyait l’utilisation de l’étage EPC d’Ariane 5. Cependant, elle ne ferme pas complètement la porte au concept de mininavette de Sierra Nevada.

La mininavette Dream Chaser de Sierra Nevada. Ce planeur spatial se base sur le système de transport HL-20 développé par le Centre Langley de la Nasa au milieu des années 1980. Il sera lancé par un Atlas V et se posera comme un avion. On le voit ici en mai 2012 avant des essais de largage. © Sierra Nevada La mininavette Dream Chaser de Sierra Nevada. Ce planeur spatial se base sur le système de transport HL-20 développé par le Centre Langley de la Nasa au milieu des années 1980. Il sera lancé par un Atlas V et se posera comme un avion. On le voit ici en mai 2012 avant des essais de largage. © Sierra Nevada

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La Nasa vient de sélectionner les solutions privées qu’elle considère comme réalisables pour la reprise des vols spatiaux habités aux États-Unis. Des sept offres en lice, trois ont été choisies pour la phase 3 de CCDev. Les contrats de prédéveloppement CCiCap (Commercial Crew Integrated Capability) ont été attribués, dont un est bien moins doté.

La seule surprise vient de la sélection de Sierra Nevada et de son concept de mininavette qui dame le pion au lanceur Liberty d’ATK et d’Astrium. Les deux autres retenus sont SpaceX et Boeing. Si les trois compétiteurs estiment que les premiers vols habités pourraient avoir lieu à l’horizon 2015, la Nasa les attend au mieux en 2017.

La version fret de la capsule Dragon de SpaceX, amarrée à l'ISS lors de son vol de démonstration (mai 2012). La Nasa vient d'autoriser le premier lancement des 12 missions commerciales de ravitaillement de l'ISS qu'elle a commandées à SpaceX (octobre 2012). © Nasa
La version fret de la capsule Dragon de SpaceX, amarrée à l'ISS lors de son vol de démonstration (mai 2012). La Nasa vient d'autoriser le premier lancement des 12 missions commerciales de ravitaillement de l'ISS qu'elle a commandées à SpaceX (octobre 2012). © Nasa

Après le succès de la mission de la capsule Dragon à destination de l’ISS, la Nasa n’avait pas d’autre choix que de sélectionner SpaceX qui propose une version habitable de sa capsule Dragon et un lanceur Falcon-9 adapté au vol habité. Le choix de prendre Boeing est également sans surprise, le géant américain accompagnant la Nasa depuis sa création en juillet 1958. Il propose de qualifier pour le vol humain l’actuel Atlas V d'United Launch Alliance (Ula), une coentreprise formée par les firmes américaines Boeing et Lockheed Martin. Le but étant de construire et lancer des fusées EELV (non récupérables) pour le compte du gouvernement des États-Unis et de se servir de la capsule CST-100 qu’il développe et que devrait utiliser Bigelow Aerospace pour la desserte de sa future station spatiale.

SpaceX et Boeing en pole position

L’élimination du lanceur Liberty s’est faite au profit de Sierra Nevada avec une sorte de mininavette (Dream Chaser) qui sera lancée par l’Atlas V de Boeing. Mais ce concept est le moins avancé et ce malgré l’utilisation d’un lanceur existant dont Sierra Nevada n’a pas la charge de la qualification pour le vol humain. La Nasa a néanmoins décidé de le soutenir en conservant le Dream Chaser dans le programme mais à un rythme moins soutenu. Dans ce contexte, Sierra Nevada a profité de 212,5 millions de dollars. C’est deux fois moins que ce qu’ont reçu SpaceX (440 millions) et Boeing (460 millions).


Essai d'atterrissage du CST-100 de Boeing. À la différence de la capsule Dragon qui retourne sur Terre en se posant à la surface de l'océan Pacifique, celle de Boeing se pose sur la terre ferme. © Boeing

Boeing utilisera ces fonds pour adapter l’Atlas V aux vols habités et à la poursuite du développement de sa capsule CST-100. Quant à SpaceX, ce budget lui servira à qualifier la tour d’éjection (ou tour de sauvetage) de Dragon. Deux essais sont prévus, dont un statique pour les propulseurs et un test en vol reproduisant les conditions d'un lancement habité.

Une revue des trois offres est prévue en mai 2014. La Nasa donnera son feu vert à la poursuite du programme menant à une série de vols de démonstrations à partir de 2015.


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