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Une mini arche de Noé pour préparer les vols humains dans l’espace

L’Agence spatiale russe a lancé dans l’espace une petite arche de Noé avec des souris, geckos, escargots et autres gerbilles. Ces animaux seront utilisés pour mieux comprendre les effets d’un voyage spatial sur notre organisme. Ils séjourneront en orbite jusqu’à la mi-mai, puis retourneront sur Terre.

Les capsules Bion datent des années 1970, et ont été conçues par l’Agence spatiale russe pour étudier des êtres vivants en apesanteur. Le programme Bion a été arrêté à la fin des années 1990. Il reprend aujourd’hui avec la capsule modernisée Bion-M1 (première capsule modernisée, d’où la dénomination M1). En cas de succès, d’autres vols sont prévus. © TsSKB Progress Les capsules Bion datent des années 1970, et ont été conçues par l’Agence spatiale russe pour étudier des êtres vivants en apesanteur. Le programme Bion a été arrêté à la fin des années 1990. Il reprend aujourd’hui avec la capsule modernisée Bion-M1 (première capsule modernisée, d’où la dénomination M1). En cas de succès, d’autres vols sont prévus. © TsSKB Progress

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La semaine dernière, un lanceur russe Soyouz a lancé sept satellites, dont une capsule de recherche récupérable Bion-M avec à son bord une centaine d’organismes vivants différents, ainsi que des graines de plantes. La mission, autour de la Terre, doit durer trente jours et s'achèvera à la mi-mai. Elle a pour objectif de mieux comprendre comment le vivant s’adapte à la microgravité et se réadapte à la gravité terrestre.

Quelque 80 expériences fournies par divers instituts russes, le Cnes et la Nasa seront réalisées à bord de la capsule Bion-M1. Elles aideront à comprendre les effets négatifs que provoquent les vols habités sur l’organisme humain. L’idée étant de développer des contre-mesures efficaces (mécaniques, nutritionnelles ou pharmacologiques) destinées aux futurs voyageurs spatiaux. Avant de préparer un vol spatial de longue durée, il est donc important d’envisager comment ces phénomènes pourraient être inversés.

Décollage du lanceur Soyouz 2.1a depuis le cosmodrome de Baïkonour, avec à son bord sept satellites dont le Bion-M1. © TsENKI
Décollage du lanceur Soyouz 2.1a depuis le cosmodrome de Baïkonour, avec à son bord sept satellites dont le Bion-M1. © TsENKI

Faire avancer la recherche médicale appliquée aux vols habités

L’utilisation de ces animaux s’explique, car leurs systèmes immunitaire et biologique ainsi que leur squelette s’apparentent à celui de l’humain. Les expériences concernent de nombreuses disciplines des sciences de la vie. Des études sur le système cardiovasculaire, musculaire et osseux des souris sont au programme. D’autres expériences sont prévues, pour analyser comment des poissons dans un aquarium réagissent à une exposition prolongée en conditions de vol spatial, et se réadaptent par la suite au contexte terrestre.

Une expérience très intéressante sera également menée à l’extérieur de la capsule Bion-M1. Elle doit tester la théorie de la panspermie selon laquelle la vie pourrait se répandre de système planétaire en système planétaire dans la Voie lactée.

À l’issue de la mission, la partie récupérable de la capsule Bion-M1 retournera sur Terre avec son arche de Noé. La récupération des animaux vivants est nécessaire pour étudier la manière dont ils vont se réadapter à la gravité terrestre, les jours suivant leur retour d’orbite. Les résultats seront ensuite confrontés à ceux obtenus chez l'Homme lors de simulation d'impesanteur par alitement.


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