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Le lanceur Falcon 9 de SpaceX décolle enfin

Pour son deuxième tir de l’année, SpaceX a réussi la mise à poste du satellite de télécommunication SES 9 (5,3 tonnes). Il s’agit du deuxième lancement d’un satellite SES par SpaceX sur les six contrats de lancement engrangés par la société d’Elon Musk. Le prochain lancement verra le retour en vol d’une capsule Dragon à destination de la Station spatiale internationale.

Troisième lancement réussi depuis le retour en vol du Falcon 9, après son échec de juin 2015. Le lanceur a décollé de son pas de tir de Cap Canaveral, ce 5 mars 2016 à 00 h 35, heure de Paris. © SpaceX Troisième lancement réussi depuis le retour en vol du Falcon 9, après son échec de juin 2015. Le lanceur a décollé de son pas de tir de Cap Canaveral, ce 5 mars 2016 à 00 h 35, heure de Paris. © SpaceX

Le lanceur Falcon 9 de SpaceX décolle enfin - 2 Photos
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L'opérateur de satellite SES, qui voulait une mise à poste rapide de son SES 9, a été servi. Pas moins de quatre reports de tirs depuis le 24 février ! Finalement, après une météo capricieuse, avec des vents de haute altitude soufflant à plus de 70 m/s, un bateau dans la zone d’exclusion de la trajectoire du lanceur, des difficultés récurrentes à le remplir avec de l’oxygène liquide surréfrigéré (une température plus basse dans le but d’en mettre plus dans le réservoir) et enfin un démarrage de moteurs qui s’est interrompu, Falcon 9 a finalement pu décollé cette nuit.

Le satellite SES 9 a été séparé du lanceur 31 minutes après son lancement et atteint son orbite avec un apogée à 40.600 kilomètres d’altitude. Il s’agissait du deuxième lancement de l’année, après le tir réussi du satellite océanographique Jason 3 en janvier. Construit par Boeing Satellite Systems, SES 9 est conçu pour fonctionner pendant au moins 15 ans en orbite géosynchrone avec une charge utile de 12,7 kilowatts et 57 répéteurs haute puissance en bande Ku. Il sera positionné à 108,2 degrés est et couvrira l’Asie du sud, l’Indonésie et les Philippines.

La trajectoire de Falcon 9. Un lancement qui confirme la grande adaptabilité de ce lanceur capable de faire le grand écart entre la demi-tonne de Jason 3 (précédent vol) et les 5,3 tonnes de SES 9. © SpaceX
La trajectoire de Falcon 9. Un lancement qui confirme la grande adaptabilité de ce lanceur capable de faire le grand écart entre la demi-tonne de Jason 3 (précédent vol) et les 5,3 tonnes de SES 9. © SpaceX

À l’instar d’Arianespace, SpaceX s’adapte aux besoins de ses clients

Sans surprise, et comme lors de la précédente tentative, SpaceX a raté la récupération de l’étage principal du lanceur. Il s’est écrasé sur la barge d’atterrissage en raison d’une vitesse de retour très élevée, comme le souligne Elon Musk dans un tweet, « je n’espérais pas un succès, mais il y a de bonnes chances pour le prochain lancement ».

Cette vitesse excessive s’explique par la volonté de réduire le temps nécessaire au satellite SES 9 pour rejoindre son orbite définitive. Avec plus de six mois sur le calendrier initial (en raison de l'échec du tir du mois de juin), l’opérateur de satellite SES a obtenu de SpaceX un ajustement du profil de vol de façon à augmenter la poussée et donc la vitesse de libération du satellite qui s’est retrouvé sur une orbite plus haute que prévu. Au lieu des 93 jours initialement prévus, le satellite va rejoindre son orbite en seulement 45 jours. Il pourra débuter ses tests dès le mois de mai en vue d’une entrée en service commercial dans le courant du mois de juin. Il sera prêt pour diffuser les Jeux Olympiques de Rio (Brésil) qui s’ouvriront le 5 août 2016.

SES 9 utilise un système de propulsion électrique pour circulariser son orbite géostationnaire, ce qui explique ce délai de plusieurs semaines pour la rejoindre. Concrètement, la mise à poste du satellite se fera en deux temps. Après le séparation d'avec le lanceur, le satellite utilisera un moteur d’apogée biliquide chimique pour atteindre rapidement une orbite synchrone de 24 heures (7 allumages du moteur sont prévus) puis de la propulsion électrique pour circulariser l’orbite finale et supprimer l’excentricité à 36.000 kilomètres au-dessus de l’équateur.


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