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Hylas, le premier partenariat public-privé de l’Esa

Lors de sa conférence de presse du 14 janvier, Jean-Jacques Dordain, DG de l’Agence spatiale européenne, est revenu sur les partenariats mis en place entre l’Esa et l'industrie spatiale. Objectifs : diversifier les moyens de financement et obtenir des délais plus courts.

Le satellite Hylas, lancé par une Ariane 5 en novembre 2010, est le premier partenariat public-privé mis en place par l'Esa avec Aventi. Les trois autres concernent Inmarsat pour Alphasat, Hispasat pour l'initiative de la petite mission Geo et Astrium GEO-Information Services pour le relais de données. © Isro Le satellite Hylas, lancé par une Ariane 5 en novembre 2010, est le premier partenariat public-privé mis en place par l'Esa avec Aventi. Les trois autres concernent Inmarsat pour Alphasat, Hispasat pour l'initiative de la petite mission Geo et Astrium GEO-Information Services pour le relais de données. © Isro

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Les partenariats entre le public et le privé (PPP) sont une des initiatives fortes des deux mandats de Jean-Jacques Dordain. Reconduit dans sa fonction de directeur général de l'Agence spatiale européenne en juin 2010 pour un troisième mandat de quatre ans, ce chercheur dans le domaine de la propulsion et des lanceurs promeut les relations entre l’Union Européenne, le secteur de la défense et l’industrie.

Hylas (Highly Adaptable Satellite) est le premier de ces PPP mis en place par l’Esa avec l’industrie spatiale. Ce satellite de télécommunications en bande C et KU est un programme dans lequel l’Esa fournit de nouvelles technologies. Aventi, son propriétaire, prend le risque de les utiliser et d’ouvrir de nouveaux marchés en matière de télécommunications. Les principaux éléments de sa charge utile ont été développés par Astrium dans le cadre du programme de recherche de pointe sur les systèmes de télécommunications (Artes, Advanced Research in Telecommunications Systems) de l'Esa, avec un financement provenant principalement de l'Agence spatiale britannique.

Le deuxième PPP sera lancé en 2012. Il concerne Inmarsat, à qui l’Esa fournit la plateforme Alphabus, codéveloppée par Thales Alenia Space et Astrium, autour de laquelle sera construit le satellite de télécommunications Alphasat, un des plus grands au monde. Inmarsat apportera quelque 450 millions d’euros sur un total de l'ordre du milliard d'euros. Quant au troisième PPP, il se fera avec Hispasat qui utilisera la petite plateforme géostationnaire de faible puissance (3 kilowatts) GEO en cours de développement chez l'allemand OHB. L’objectif étant de développer de petits satellites de télécommunications de faible puissance.

Enfin, le quatrième partenariat avec Astrium GEO-Information Services concerne le développement du service opérationnel de relais de données européen qui devrait prochainement entrer en service, après qu’Artemis a démontré pendant près de dix ans sa faisabilité et son utilité.

L'échec du PPP Galileo

Cette mise en musique des partenariats public-privé représente aujourd'hui une des réalisations fortes de l’Esa ces dernières années mais elle fait cependant entendre une fausse note : l’échec du PPP mis en place pour procéder au déploiement et à l’exploitation du système européen de navigation par satellites (Galileo). Les industriels concernés avaient alors, en 2007, refusé de prendre le moindre risque financier, de sorte que l’Union européenne financera entièrement la construction des satellites et leur déploiement. L'Agence spatiale européenne s'est donc chargée d'organiser l'appel d'offre pour les six lots définis par la commission pour la phase FOC (fully operational capability) du programme Galileo. Quatre des six lots ont d’ores et déjà été attribués.


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