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Futures missions martiennes : la Nasa, sans le sou, cherche des idées

Malgré un budget en baisse, la Nasa veut toujours envoyer un Homme sur Mars à l’horizon 2030. Un objectif d’autant plus difficile à atteindre que son retrait du programme européen ExoMars, qui prévoit le lancement de deux missions en 2016 et 2018, la prive de deux grandes opportunités d’avancées scientifiques et technologiques. L'agence spatiale lance un appel à idées.

Pierre angulaire de tout programme d'exploration spatiale, la planète Mars fascine. Sa proximité avec la Terre et son histoire similaire en font un lieu idéal pour y rechercher des traces de vie ou la coloniser. © Esa/Mars Express Pierre angulaire de tout programme d'exploration spatiale, la planète Mars fascine. Sa proximité avec la Terre et son histoire similaire en font un lieu idéal pour y rechercher des traces de vie ou la coloniser. © Esa/Mars Express

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Avec un budget de l’exploration martienne qui baisse de près de 40 %, la Nasa voit se refermer sur elle les fenêtres de tir de 2016 et 2018 alors qu’elle devait participer avec l’Esa aux deux missions d’ExoMars. Pour rester dans la course de l’exploration martienne face aux Européens, ainsi qu'aux Russes qui ont pris sa place à bord d’ExoMars, la Nasa a lancé un appel à idées aux scientifiques américains et étrangers pour la réalisation d’une mission martienne lancée dans la fenêtre de tir de 2018 ou de 2020.

Ce programme devra tenir dans une enveloppe d’environ 700 millions de dollars et respecter des impératifs scientifiques. Avec un budget aussi faible, on peut s’attendre à une mission similaire à Maven, l’orbiteur d’étude de l’atmosphère martienne que la Nasa doit lancer en 2013 (620 millions de dollars). MSL (Mars Science Laboratory), lancée en novembre 2011 et qui doit poser sur Mars le rover Curiosity en août 2012, a exigé, elle, un budget de 2,5 milliards de dollars.

S’il ne fait guère de doute qu’une mission internationale de retour d’échantillons martiens se fera un jour, l’absence de la Nasa dans ExoMars 2018 la reporte à des horizons lointains, fin 2020 au mieux. © Nasa
S’il ne fait guère de doute qu’une mission internationale de retour d’échantillons martiens se fera un jour, l’absence de la Nasa dans ExoMars 2018 la reporte à des horizons lointains, fin 2020 au mieux. © Nasa

À la recherche des microbes martiens

L'objectif sera d'obtenir une réponse claire sur la présence ou l'absence d'une vie éteinte ou en activité. Ses résultats seront utilisés pour préparer les futures expéditions habitées sur la Planète rouge. En effet, si l’on devait découvrir des formes de vie, les scientifiques voudront savoir si le débarquement d'êtres humains peut avoir un effet sur ces organismes et, à l'inverse, si cette vie martienne ferait courir un risque aux astronautes dont le système immunitaire pourrait alors avoir à faire face à des micro-organismes inconnus.

Les chercheurs sont invités à envoyer leurs propositions au Lunar and Planetary Institute jusqu'au 10 mai. Les meilleurs projets seront présentés lors d'un atelier qui se tiendra à Houston en juin prochain.

Le Nasa envisage également d’autres pistes, comme des missions à faible coût ou l’utilisation de la Station spatiale internationale comme un banc test pour des démonstrateurs technologiques de missions habitées ou pour la mise au point de systèmes de support-vie autonomes, fonctionnant en circuit fermé. Quant aux missions à faible coût, la Nasa a prouvé dans le passé qu’elle pouvait en réaliser avec succès. On se souvient du rover Sojourner (mission Mars Pathfinder) de 1997 qui en son temps avait relancé l'intérêt du grand public pour l'exploration martienne ou encore de l'atterrisseur Phoenix en 2008. Une idée serait de réaliser un test de rendez-vous orbital et de capture d’un conteneur qui pourrait se faire autour de la Terre. Dans le cas du retour d'échantillons martiens, la faisabilité du rendez-vous et de la capture n'est pas aujourd'hui démontrée.


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