Mots-clés |
  • Astronautique,
  • esa,
  • agence spatiale européenne,
  • exploration,
  • Exploration robotique,
  • sciences spatiales,
  • accès à l'espace,
  • Utilisation de l'espace,
  • Observation de la Terre,
  • ExoMars,
  • Ariane 5,
  • Ariane 6,
  • Astrium

Une feuille de route pour Ariane 6 et les programmes spatiaux de l’Esa

Ariane 6 sur les rails, Ariane 5 ME maintenue, la troisième génération de Metop lancée, ExoMars sauvée et l'Esa prête à s'engager dans le futur véhicule spatial de la Nasa, mais pas dans un atterrisseur lunaire : la réunion ministérielle de l’Agence spatiale européenne fut difficile mais les négociations ont abouti à de grandes décisions.

Réunis pour deux jours à Naples, les ministres en charge des questions spatiales des États membres de l’Esa ont tenu à rappeler que nous profitons tous les jours de la technologie spatiale et qu’il serait très difficile de s'en passer. © Esa, S. Corvaja Réunis pour deux jours à Naples, les ministres en charge des questions spatiales des États membres de l’Esa ont tenu à rappeler que nous profitons tous les jours de la technologie spatiale et qu’il serait très difficile de s'en passer. © Esa, S. Corvaja

Une feuille de route pour Ariane 6 et les programmes spatiaux de l’Esa - 3 Photos

PDF

Dans un contexte de crise, les ministres en charge des questions spatiales des États membres de l’Agence spatiale européenne (Esa) se sont engagés sur une enveloppe globale de 10 milliards d'euros pour la période 2013-2017. C’est certes moins que les 12 milliards d'euros espérés par l'Esa et engagés lors du précédent conseil ministériel en 2008, mais ce montant satisfait le directeur général de l’Esa et garantit à l’Europe un rôle mondial de premier plan dans les activités spatiales.

Sans surprise, c’est l’Allemagne qui est le plus fort contributeur avec 2,6 milliards d’euros. Suivent la France (2,3 milliards), le Royaume-Uni (1,2 milliard) qui augmente sa participation de 25 % par rapport à 2008 et l'Italie (1,1 milliard).

Avec Ariane 6, l'Europe veut un lanceur économiquement viable sans que l'Esa ait besoin de le subventionner chaque année, comme c'est le cas avec la famille Ariane 5. © Esa, D. Ducros
Avec Ariane 6, l'Europe veut un lanceur économiquement viable sans que l'Esa ait besoin de le subventionner chaque année, comme c'est le cas avec la famille Ariane 5. © Esa, D. Ducros

Le successeur d’Ariane 5 officiellement baptisé Ariane 6

Parmi les décisions les plus attendues, celle de l’avenir des lanceurs Ariane réussit à concilier les positions divergentes de l’Allemagne et de la France. Comme nous vous l’annoncions il y a quelques jours, cette session du Conseil au niveau ministériel a décidé de lancer le programme préparatoire d'une nouvelle génération de lanceurs, tout en poursuivant le lanceur intermédiaire Ariane ME (Midlife Evolution, ex-Ariane 5 ECB) et son étage Vinci. Ce lanceur de nouvelle génération, officiellement baptisé Ariane 6, serait disponible à l’horizon 2022.

Ce lanceur est annoncé moins puissant et moins coûteux qu’Ariane 5. Il sera constitué de deux étages à poudre et d'un étage cryogénique supérieur, qui sera propulsé par le moteur Vinci en développement pour la version ME. Futura-Sciences y reviendra plus en détail.

L'avenir d'Artes, le programme de recherche avancée sur les systèmes de télécommunications, a également été garanti. © Esa, P. Carril
L'avenir d'Artes, le programme de recherche avancée sur les systèmes de télécommunications, a également été garanti. © Esa, P. Carril

Beau fixe pour la météorologie spatiale

Deux programmes majeurs de la météorologie spatiale ont également été actés. Il s'agit de la troisième génération des satellites Meteosat et de la deuxième génération des satellites en orbite polaire Metop qui se feront dans les conditions prévues. Une bonne chose tant pour la recherche que pour les citoyens européens.

Quant au budget scientifique de l’Esa, il recevra chaque année 2,5 milliards d’euros pendant 5 ans mais sans tenir compte de l’inflation. Autrement dit, si tous les programmes sont conservés, certains d’entre eux seront nécessairement décalés dans le temps, voire réduits. Autre déception : le projet allemand d’atterrisseur lunaire, porté par Astrium, est abandonné.

Quant à ExoMars et ses deux missions en 2016 et 2018, même si l’accord avec Roscosmos n’a pas encore été signé, le projet avance. L'Esa a obtenu 50 millions d'euros supplémentaires. Un montant qui sécurise la mission de 2016 et repousse à la prochaine ministérielle (été 2014) une décision sur ExoMars 2018. Enfin, l’Esa participera au futur véhicule d’exploration de la Nasa.


A voir aussi sur Internet

Sur le même sujet

Vos réactions

Chargement des commentaires