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Curiosity s’apprête à forer sa première roche martienne

Plus de cinq mois après son arrivée sur Mars, Curiosity s’apprête à forer sa première roche martienne. Baptisée John Klein en hommage à un responsable de la mission décédé en 2011, cette roche pourrait bien fournir des informations sur le passé aqueux du site.

Les premières roches qui seront forées. Le détail A révèle une roche dite en croûte de pain, aspect caractéristique des roches dont les différentes strates n’ont pas augmenté de volume au même rythme. Le détail B présente une roche typique de la zone, avec des inclusions de veines minérales claires et des concrétions sombres. Le détail C montre une roche noire probablement tombée ici suite à un impact distant. © Nasa, JPL, MSSS Les premières roches qui seront forées. Le détail A révèle une roche dite en croûte de pain, aspect caractéristique des roches dont les différentes strates n’ont pas augmenté de volume au même rythme. Le détail B présente une roche typique de la zone, avec des inclusions de veines minérales claires et des concrétions sombres. Le détail C montre une roche noire probablement tombée ici suite à un impact distant. © Nasa, JPL, MSSS

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D’ici quelques jours, Curiosity doit forer sa première roche située dans un affleurement rocheux plat dans lequel le rover a repéré des niveaux élevés de calcium, de soufre et d’hydrogène grâce au laser de l’instrument ChemCam. Mais ce n’est pas son seul intérêt. Les images renvoyées sur Terre révèlent de nombreuses caractéristiques inattendues telles que des nervures, des concrétions, des galets brillants incrustés dans du grès ou encore quelques trous potentiels dans le sol, signes évidents du passé humide du site, lorsque de l’eau devait circuler en abondance.

« Ces veines sont probablement composées de sulfates de calcium hydratés, tel que de la bassanite ou du gypse. Sur Terre, les veines en formation comme celles-ci requièrent de l'eau circulant dans les fractures », a indiqué Nicolas Mangold, planétologue à l'université de Nantes et membre de l'équipe scientifique de l’instrument Chemcam qui a permis de sélectionner la roche John Klein.

Le parcours du rover Curiosity depuis son atterrissage dans le cratère Gale (Bradbury Landing), le 6 août 2012. Curiosity se trouve actuellement dans la zone de Yellowknife Bay. © Nasa, JPL, University of Arizona
Le parcours du rover Curiosity depuis son atterrissage dans le cratère Gale (Bradbury Landing), le 6 août 2012. Curiosity se trouve actuellement dans la zone de Yellowknife Bay. © Nasa, JPL, University of Arizona

Cette foreuse est le seul instrument qui n’a pas encore été testé depuis l'atterrissage sur Mars en août 2012. « Forer une roche pour collecter un échantillon est le premier grand défi technologique de la mission depuis l'atterrissage. Cela n'a jamais été fait sur Mars », explique Richard Cook, du Jet Propulsion Laboratory (JPL) dans un communiqué de la Nasa. En effet, « la foreuse interagit énergétiquement avec les matériaux martiens que nous ne contrôlons pas. Nous ne serions pas surpris si quelques étapes du procédé ne se passent pas exactement comme planifiées au départ », a-t-il ajouté.

Actuellement, le rover Curiosity se situe à Yellowknife Bay, à environ 500 mètres du site d’atterrissage. D’ici quelques semaines, il devrait se diriger vers le mont Sharp, objectif principal de la mission. Les scientifiques espèrent y découvrir des argiles, des roches formées dans des conditions plus propices à la vie.


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