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En bref : retour en vol réussi du Proton russe

Une fusée Proton a lancé avec succès le satellite Satmex 8 depuis le cosmodrome de Baïkonour. Il s’agissait du premier lancement d’un Proton depuis l’échec partiel du 8 décembre 2012 et la mise à poste ratée de Yamal-402, mais rattrapée par Thales Alenia Space.

Lancement réussi de Satmex 8, qui doit remplacer Satmex 5 et fonctionner pendant au moins 15 ans. Il s’agit d’un succès pour la fusée Proton, après sa mésaventure en fin d’année dernière. © International Launch Services Lancement réussi de Satmex 8, qui doit remplacer Satmex 5 et fonctionner pendant au moins 15 ans. Il s’agit d’un succès pour la fusée Proton, après sa mésaventure en fin d’année dernière. © International Launch Services

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Pour son retour en vol, le lanceur russe Proton opéré par International Launch Services (ILS) a réussi sa mission. Il a placé sur une orbite de transfert géostationnaire Satmex 8, un satellite de télécommunications qui sera exploité au-dessus des Amériques et des Caraïbes pour le compte de Satélites Mexicanos. Le lanceur a été tiré depuis le cosmodrome de Baïkonour. Il a décollé le mardi 26 mars à 19 h 06 TU (temps universel, soit 20 h 06 en heure française). La séparation du satellite sur une orbite de transfert géostationnaire est survenue le lendemain matin, à 4 h 19 TU. Autrement dit, avant de déclarer la mission réussie, l’opérateur du satellite et les responsables du lancement ont attendu neuf heures et cinq allumages de l’étage supérieur Breeze-M.

Lors de sa mission précédente, le 8 décembre 2012, ce même lanceur avait raté la mise à poste du satellite Yamal-402 en le mettant sur une mauvaise orbite. Néanmoins, l’échec complet avait été évité avec le sauvetage du satellite par Thales Alenia Space, le constructeur du satellite. En effet, au prix d’une série de manœuvres étalées sur plusieurs jours, le satellite a été amené sur sa position définitive. Une opération moins simple qu’il y paraît, et saluée par les professionnels du secteur.

Cet échec et ceux qui le précèdent ces deux dernières années n’ont pas été sans conséquence pour ILS. La société a été contrainte de revoir ses offres commerciales à la baisse en raison de l’augmentation de la prime d’assurance demandée aux opérateurs de satellites pour couvrir le risque de perte au lancement. Pour conjurer ce mauvais sort, ILS table sur par moins de sept lancements ses six prochains mois. Et autant de succès s’il veut regagner la confiance du marché (opérateurs et compagnies d’assurances). Le prochain vol est prévu dans le courant du mois d’avril, avec le lancement du satellite de télécommunications Anik G1 pour le compte de Telesat.


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