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En bref : la Corée du Sud montre ses ambitions lunaires

Puissance spatiale depuis peu, la Corée du Sud dévoile ses ambitions et annonce vouloir envoyer une sonde autour de la Lune. Un rover de surface est également au programme.

Après la Chine et l'Inde, une nouvelle puissance spatiale émergente, la Corée du Sud, fait de la Lune l’un de ses objectifs. © Nasa, GSFC, Arizona State University Après la Chine et l'Inde, une nouvelle puissance spatiale émergente, la Corée du Sud, fait de la Lune l’un de ses objectifs. © Nasa, GSFC, Arizona State University

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Le Japon est souvent cité en exemple en matière de robotique, mais ces dernières années, la Corée du Sud a fait des progrès significatifs dans ce domaine, au point de devenir une référence mondiale. Son savoir-faire et ses compétences robotiques ont trouvé des applications de pointe dans de nombreux secteurs comme le médical, l’agriculture, les transports, la sécurité ou encore la défense. Aujourd’hui, la Corée du Sud se lance dans la robotique spatiale.

Au début du mois, la présidente sud-coréenne Park Geun-hye a annoncé un ambitieux programme lunaire à l’horizon 2020, avec l’envoi d’une sonde autour de la Lune et l’atterrissage d’un rover. Une annonce qui survient seulement six mois après le premier lancement réussi de son lanceur KSLV-1 (Korea Space Launch Vehicle) et la mise en orbite du satellite STSAT-2C. Le Kari, l'Institut coréen de recherche aérospatiale, travaille sur un prototype de rover lunaire depuis 2010. Toutefois, en raison de retards technologiques pour certains composants spatiaux, le Kari est en train de nouer un partenariat avec l’Ames Research Center de la Nasa.

D’un poids de 20 kg, ce rover est conçu pour parcourir plusieurs dizaines de kilomètres autour de son site d’atterrissage. Il procédera à une pléthore d'activités exploratoires. Nettement plus petit et léger que les 900 kg de Curiosity, il aura un rayon d’action aussi grand (40 km contre 39). Comme le rover martien de la Nasa, il utilisera une batterie nucléaire. Cependant, à la différence de celle de Curiosity, qui fonctionne avec du plutonium 238, la batterie sud-coréenne fonctionnera à l’aide de strontium 90, un résidu de retraitement nucléaire. Enfin, si Curiosity est conçu pour une mission initiale de deux ans sur Mars, les 500 g de strontium 90 du rover sud-coréen lui permettront de visiter la Lune pour un petit mois.


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