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En bref : l’avion solaire de Solar Impulse a traversé les Pyrénées

Solar Impulse a réussi son vol intercontinental : André Borschberg a fait atterrir cette nuit à Madrid le grand avion solaire HB-SIA, après avoir survolé la chaîne des Pyrénées.

Le HB-SIA, l'avion solaire de Solar Impulse, photographié par un admirateur alors qu'il survolait Toulouse, en route vers Madrid. © Rami Khanna-Prade Le HB-SIA, l'avion solaire de Solar Impulse, photographié par un admirateur alors qu'il survolait Toulouse, en route vers Madrid. © Rami Khanna-Prade

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Ce matin, à 1 h 26 (heure française), l’avion solaire HB-SIA, de Solar Impulse, piloté par André Borschberg, s’est posé sur la piste de l’aéroport Madrid-Barajas, après 17 heures de vol. Le prototype était parti de Payerne (Suisse) hier à 8 h 24 pour un périple qui doit le mener à Rabat, au Maroc.

Le vol s’est semble-t-il déroulé sans incident. Parti avec des batteries chargées à environ 80 %, l’avion solaire a décollé en retard à cause du brouillard puis a rechargé rapidement. Vers 15 h 40, le grand oiseau (63,40 m d’envergure) parvenait à la verticale de l’aéroport de Toulouse-Blagnac à 5.880 m d’altitude. Les discussions portaient alors, avec l’équipe au sol à Payerne, sur la bonne option pour traverser la chaîne des Pyrénées, où s’était installée une zone orageuse. Le pilote a mis de l’ouest dans son cap pour franchir les montagnes côté Atlantique, dans la région de Biarritz, à une altitude de 9.000 m.

Dans le cockpit, respirant alors de l’oxygène, André Borschberg (pilote professionnel, ingénieur et cofondateur de Solar Impulse), a eu le temps de s’émerveiller du spectacle. « C’était incroyable de voler le long de cette barrière de nuages durant la majeure partie du vol sans avoir à hésiter à passer au-dessus. Cela confirme notre confiance dans les possibilités de l’énergie solaire. »

La frontière franco-espagnole a été franchie en fin d'après-midi et l'avion est arrivé dans la zone de Madrid vers 23 h 30 mais a dû attendre son créneau horaire, entre 1 h et 2 h, pour atterrir sans gêner le trafic de cet aéroport international.

Après trois jours d’escale, le prototype redécollera, piloté par Bertrand Piccard, pour un vol vers Rabat, au Maroc, puis l’équipe ira rendre visite à la future centrale thermosolaire du projet Marsen, à Ouarzazate.


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