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Un Boeing 787 traverse le Pacifique avec un biocarburant

Pour son premier voyage, le B-787 Dreamliner livré à la compagnie japonaise ANA avait dans ses réservoirs un carburant composé, en plus de kérosène classique, d’huile de cuisine usagée. Un « vol vert » mais aussi un coup de publicité.

Le remplissage à Seattle des réservoirs du Boeing 787 livré à la compagnie ANA. © Boeing Le remplissage à Seattle des réservoirs du Boeing 787 livré à la compagnie ANA. © Boeing

Un Boeing 787 traverse le Pacifique avec un biocarburant - 2 Photos

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Boeing est fier de livrer ses premiers B-787, dit Dreamliner (« l’avion de ligne de rêve »), dont la mise au point a été longue, à la compagnie japonaise ANA (All Nippon Airways) et en a profité pour réaliser une double première : l’utilisation d’un biocarburant pour un avion de ce modèle et pour la traversée de l’océan Pacifique.

L’un des appareils, parti de Seattle, où se trouvent les installations de Boeing, a rallié l’aéroport de Tokyo-Haneda ce 17 avril. Ses réservoirs contenaient du kérosène et un biocarburant réalisé à partir « d’huile de cuisine usagée ». Selon Boeing et ANA, le vol aurait émis « 30 % de CO2 de moins que s’il avait été effectué avec un avion de même catégorie ». Boeing affirme que le tiers de cette réduction est dû au biocarburant et les deux tiers à l’avion lui-même, effectivement réputé pour consommer peu, notamment grâce à la large utilisation de matériaux composites.

En février 2012, un Boeing 787 atterrit sur l'aérodrome de Singapour pour participer à un meeting aérien. © Boeing
En février 2012, un Boeing 787 atterrit sur l'aérodrome de Singapour pour participer à un meeting aérien. © Boeing

Les avions carbureront-ils à l'huile usagée ?

Il est dommage que Boeing ne fournisse aucun autre détail technique sur la nature du carburant, sur la quantité embarquée et sur la manière dont il a été utilisé (en mélange ? en quelle proportion ? sur un réacteur ou sur les deux ?).

C’est loin d’être le premier vol de ce genre. Plusieurs compagnies ou constructeurs d’avion ont testé des agrocarburants à base d’huile de jatropha, une plante oléagineuse envisagée depuis longtemps, aux côtés d’autres sources, dont les algues, sans oublier le gaz naturel. En octobre 2011, Air France a fait voler un Airbus A321 entre Toulouse-Blagnac et Paris-Orly dont le carburant était un mélange à parts égales de Jet-A1 (le kérosène) et d’un carburant synthétique réalisé à partir d’huiles usagées. En plus d’autres interventions (moteurs électriques au sol, optimisation du trajet…), ce vol aurait émis moitié moins de CO2 « qu’un vol traditionnel ».


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