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Les Britanniques vont devoir faire des bulles pour étudier le climat

L’Office météorologique britannique lance une opération qui vise à inviter les citoyens à poser leurs questions sur les changements climatiques et en profite pour leur demander de participer aux observations, en regardant les avions et en faisant des bulles de savon.

Le site de l'Opal Climate Centre invite les Britanniques à jouer avec des bulles savon. © Opal Climate Centre Le site de l'Opal Climate Centre invite les Britanniques à jouer avec des bulles savon. © Opal Climate Centre

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Le Met Office, le Météo-France britannique, veut faire participer les citoyens au suivi de la météo et, surtout, mieux faire connaître la science du climat et répondre aux questions que tout le monde se pose. « La météo et le climat font partie des sujets dont on parle le plus aujourd’hui » souligne Mark McCarthy, climatologue au Met Office.

Cet institut de météorologie s’est ainsi associé à l’opération Opal (Open Air Laboratories), menée depuis 2007 par le National History Museum pour lancer des programmes d’observation de l’environnement par quiconque veut y participer. Le Met Office a créé dans ce cadre le Centre Opal du climat, pour recueillir les questionnements et donner toutes les explications possibles. « Pour beaucoup de gens, le changement climatique est entouré de mythes et d’incompréhensions » note le Met Office, soulignant que  « aucune question n’est trop simpliste ».

Les traînées de condensation produites par les avions de lignes (par la condensation de l'eau à la sortie des réacteurs) forment une nébulosité importante dans certaines régions et finissent par avoir un effet sur le climat local. Ici une image prise en Virginie (États-Unis). © Louis NGuyen/Nasa
Les traînées de condensation produites par les avions de lignes (par la condensation de l'eau à la sortie des réacteurs) forment une nébulosité importante dans certaines régions et finissent par avoir un effet sur le climat local. Ici une image prise en Virginie (États-Unis). © Louis NGuyen/Nasa

Surveillance des avions

L’opération s’accompagne aussi d’une étude à laquelle tout le monde peut participer en mentionnant quelques observations. La première est le ressenti : fait-il chaud ou fait-il froid ? Quel vêtement portez-vous aujourd’hui ? La manière dont on ressent le climat est en effet un aspect primordial de la manière dont il nous affecte et ce ressenti n’est pas le même pour tout le monde. Un Italien aura froid quand un Écossais commentera la météo d’un « beau temps, n’est-ce pas ? ».

Il faut aussi lever les yeux au ciel pour participer et compter chaque jour les traînées de condensation laissées par les avions de ligne. On sait en effet que ces nuages artificiels, constitués de vapeur d’eau, affectent le climat, comme des nuages naturels. Mais on mesure mal leur impact sur le climat régional ou global. Faire des yeux britanniques de nouveaux capteurs de suivi de ces traînées serait donc une bonne opération pour les climatologues.

Quant au lancer de bulles de savon, cette activité plutôt ludique sert à estimer la vitesse et la direction locale du vent. Il n’est pas sûr que les services météorologiques aient vraiment besoin de moyens supplémentaires pour mesurer ces deux paramètres mais l’essentiel semble être d’impliquer la population…


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