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En vidéo : la première hydrolienne française mise à l’eau en Bretagne

Parmi les différentes énergies renouvelables, la moins connue est certainement l’énergie de la Lune… C’est pourtant elle que la première hydrolienne française va capturer, en produisant de l’électricité grâce aux courants des marées engendrées par notre satellite.

La première hydrolienne française sortant du port de Brest, sur la barge catamaran spécialement conçue pour elle. © EDF

La première hydrolienne française sortant du port de Brest, sur la barge catamaran spécialement conçue pour elle. © EDF

En vidéo : la première hydrolienne française mise à l’eau en Bretagne - 2 Photos

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La première hydrolienne française vient d’être mise à l’eau par EDF mercredi 31 août. Transportée depuis le bassin de DCNS (Direction des constructions navales) à Brest, où elle a été assemblée, par une barge spécialement conçue, elle sera installée par 35 m de fond au large de Paimpol et de l’île de Bréhat.

Une hydrolienne est en somme une éolienne sous-marine. Mais les propriétés de l’eau, près de mille fois plus dense que l’air, et la prédictibilité des marées font des courants côtiers une source d’énergie puissante et stable. À puissance égale installée, une hydrolienne de 8 m de diamètre est l’équivalent de 3.000 m2 de panneaux photovoltaïques ou d’une éolienne de 30 m de diamètre.

  
EDF explique le projet de parc hydrolien de Paimpol-Bréhat. © EDF

Différents sites tests existent dans le monde, au Canada ou en Écosse. En France, à Bordeaux, le bureau d’étude « Énergie de la Lune » travaille sur un prototype fluvial immergé dans la Garonne.

C’est le projet SEENEOH (Site expérimental estuarien national pour l’essai et l’optimisation d’hydroliennes) conduit en partenariat avec le constructeur Eco.Cinetic et l’Ifremer dans le cadre de l’IEED (Institut d’excellence dans le domaine des énergies décarbonées) « France Énergies Marines ». L’idée est d’évaluer le potentiel de l’énergie hydrolienne offert par les différents types de sites français, dont les estuaires et les fleuves, et de tester in situ les technologies existantes.

La mise à l'eau sous le ponton d'honneur de la ville de Bordeaux de l'hydrolienne de la société Eco.Cinetic. Elle est la base du projet SEENEOH, porté par le bureau d'étude Énergie de la Lune. © Énergie de la Lune/eco.cinetic
La mise à l'eau sous le ponton d'honneur de la ville de Bordeaux de l'hydrolienne de la société Eco.Cinetic. Elle est la base du projet SEENEOH, porté par le bureau d'étude Énergie de la Lune. © Énergie de la Lune/eco.cinetic

Le premier parc hydrolien au monde : 4 turbines, 2 MW

La machine bretonne construite par l’Irlandais OpenHydro, elle, n’est plus un prototype. Avec 16 m de diamètre pour 1.000 tonnes, elle a pour vocation la production industrielle d’électricité, insiste Xavier Ursat, membre de la direction de production hydraulique d'EDF. Trois autres exemplaires de 500 kW de puissance suivront d’ici l’année prochaine pour former le premier parc hydrolien au monde. Les générateurs seront reliés au continent par un câble de 15 km, acheminant l'électricité produite en mer. Grâce à des courants atteignant 3 m/s dans la zone, EDF pense pouvoir alimenter 2.000 à 3.000 foyers avec cette énergie propre.

Les mois qui viennent seront consacrés à l’étude de l’impact qu’ont ces grosses turbines sur la vie marine, et en particulier sur le fameux homard breton. Les pales du rotor tournent à moins de 10 tours par minute et ne risquent pas de hacher menu les poissons, mais le site d’implantation est situé sur une des plus importantes réserves d’Europe de crustacés. Alors pêcheurs et associations environnementales veillent.


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