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Le protocole de Kyoto risque de faire pshiitt

Il est désormais trop tard pour espérer un prolongement du protocole de Kyoto, qui se termine fin 2012. C’est ce qu’a expliqué Christiana Figueres, de l’ONU, aux négociations sur le climat qui ont lieu cette semaine à Bonn.

Il sera sans doute difficile de maintenir l'élévation de température au-dessous de 2° C, d'après l'IEA© Licence Creative Commons/LittleBiGsis Il sera sans doute difficile de maintenir l'élévation de température au-dessous de 2° C, d'après l'IEA© Licence Creative Commons/LittleBiGsis

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Réunis du 6 au 17 juin à Bonn, les négociateurs des discussions sur le changement climatique doivent mettre en œuvre les décisions prises au sommet de Cancùn en décembre 2010 et préparer celui de Durban, qui aura lieu en décembre 2011. Mais le pessimisme est plutôt de mise si l’on en croit les déclarations préliminaires de Christiana Figueres, directrice du secrétariat général des Nations unies sur le climat. Selon elle, après l’échec du sommet de Copenhague et les maigres avancées de Cancùn, il est trop tard pour que le protocole de Kyoto, signé en 1997 et en vigueur depuis 2005, dont la première phase s’achève en décembre 2012, soit comme prévu prolongé par une deuxième phase issue des négociations internationales.

« Même s'ils étaient en mesure de s'entendre sur un texte légal relatif à une deuxième période d'engagements, cela nécessiterait d'amender le protocole de Kyoto, ce qui requiert des ratifications par les parlements de la part de trois quart des parties. Il nous faut donc présumer qu'il n'y aura pas assez de temps entre Durban et la fin 2012 », a-t-elle déclaré, selon l’agence Reuters.

Émissions record de gaz à effet de serre en 2010

Autrement dit, les engagements imposés par le protocole de Kyoto prendront sans doute fin sans que « l’après-Kyoto » ait été défini. Rappelons que cet accord a été signé par 141 pays (les derniers en 2010) mais n’engage pas les États-Unis, qui l’ont signé mais pas ratifié, et qu’il ne concerne pas les pays considérés comme « en développement » en 1997, donc, notamment, pas la Chine, ni l’Inde, ni le Brésil. Depuis, ces pays se sont rangés parmi les plus gros émetteurs de dioxyde de carbone.

Après une baisse en 2009, les émissions de gaz à effet de serre ont repris leur progression et atteint, selon l'IEA, un niveau record en 2010 avec 30,6 gigatonnes (en équivalent CO2), contre 29,3 pour le précédent maximum, en 2008.


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