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Un peu de jatropha pour le premier vol transatlantique aux biocarburants

Pour la première fois, un avion a réalisé un vol transatlantique en brûlant un agrocarburant. Une expérience visant à démontrer la fiabilité du procédé et à promouvoir le développement de ces sources d’énergie dans le transport aérien.

C'est un Boeing 777 de la compagnie Aeromexico comme celui-ci qui a servi de banc d'essai volant lors du vol Mexico - Madrid. © yakusa77, Flickr, CC by-nc-sa 2.0 C'est un Boeing 777 de la compagnie Aeromexico comme celui-ci qui a servi de banc d'essai volant lors du vol Mexico - Madrid. © yakusa77, Flickr, CC by-nc-sa 2.0

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Les choses avancent dans le développement des agrocarburants. En témoigne cette première traversée de l’Atlantique réalisée mardi par un Boeing 777-200 ER de la compagnie Aeromexico utilisant du carburant issu d’une huile végétale.

D’autres avions ont déjà testé ces fuels mais, depuis Lindbergh, la traversée de l’Atlantique est toujours un symbole pour les avancées dans le monde de l’aviation. Ici, le vol Mexico – Madrid s’est fait dans le cadre d’un accord entre l’Espagne et le Mexique. Signé en 2010, il engage ces pays à augmenter l’utilisation d’agrocarburants dans le transport aérien.

C’est un hydrocarbure issu de l’huile de jatropha, une plante oléagineuse prometteuse, qui a été choisi pour faire tourner les réacteurs de l’appareil. Il n’a toutefois pas été utilisé pur mais mélangé à 70 % de kérosène traditionnel, issu du pétrole. La démonstration n'est donc pas un « vol vert », puisqu'il faut au moins 50 % d'agrocarburants pour mériter cette étiquette.

L’expérience a été un succès et Aeromexico annonce qu'elle va poursuivre un programme de vols de ce type sur ses destinations d'Amérique centrale. Mais il faut rappeler que les agrocarburants de première génération ne sont pas la panacée. Les cultures destinées à leur production concurrencent notamment celles destinées à l’alimentation humaine et incitent à la déforestation pour trouver de nouvelles terres arables. La solution viendra de la seconde génération où l’ensemble de la plante est valorisé et non plus les seuls organes de réserves (les graines par exemple).


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