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En bref : le déclin des derniers tigres de Sibérie

Selon le dernier rapport de Wildlife Conservation Society, la dernière population de tigres de Sibérie a subi une chute de 40% de ses effectifs, à cause du braconnage et de la fragmentation de son habitat.

Le tigre de Sibérie, ou tigre de l'Amour, est le plus grand des tigres. © Alan(ator) CC by Le tigre de Sibérie, ou tigre de l'Amour, est le plus grand des tigres. © Alan(ator) CC by

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La population des tigres de Sibérie, Panthera tigris altaica, après avoir atteint le seuil alarmant de moins de 30 individus dans les années 1940, avait été estimée à 500 spécimens en 2005.

C’est le Programme de Suivi des Tigres de Sibérie, coordonné par la Wildlife Conservation Society, en association avec la Russie et des ONG, qui tirent le signal d'alarme. Lors de l’inventaire de zones choisies et mises en place pour former un système d’alerte précoce sur l’évolution des effectifs de cette espèce, seuls 56 tigres ont été comptés sur une surface représentant 15 à 18% de l’habitat de ces fauves. Cela représente une perte de 40% sur douze ans.

Le tigre de Sibérie, de plus en plus seul, doit parcourir de longues distances pour pouvoir rencontrer ses partenaires et se reproduire. © flickkerphotos CC by-nc-sa
Le tigre de Sibérie, de plus en plus seul, doit parcourir de longues distances pour pouvoir rencontrer ses partenaires et se reproduire. © flickkerphotos CC by-nc-sa

Le tigre de l’Amour toujours aussi aimé

Les causes ? Essentiellement le braconnage du tigre, mais aussi de ses proies, et la fragmentation de son habitat.

Dale Miquelle, du programme WCS Russian Far East est portant optimiste : « la bonne nouvelle est que nous pensons que la tendance peut être inversée ». Le directeur de WCS-Asie Colin Poole ajoute : « il y énormément de bonnes volontés pour sauver les tigres de Sibérie. Nous avons juste besoin de les traduire en action ».

Les scientifiques russes et les ONG recommandent, pour renverser la tendance, de modifier les modes d’applications des lois, récemment revus par le gouvernement russe, d’améliorer la protection des habitats et de renforcer le réseau des zones protégées.

L’arsenal juridique est donc bien là, mais ce sont les moyens de l’appliquer qui posent problèmes, comme bien souvent, ainsi que la fragmentation des habitats qui détruit les réseaux écologiques.


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