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Accord mondial sur un futur bannissement du mercure

Dangereux pour la santé humaine et pour celle de tous les organismes vivants, le mercure devrait, à terme, voir son utilisation sévèrement limitée voire interdite. C'est le résultat d'une réunion internationale des Nations Unies.

Les effets du mercure dépendent beaucoup de sa forme chimique (en composé pur, comme ici, ou inclus dans une molécule organique ou inorganique) et du mode d'exposition. L'inhalation de composés volatils est la voie la plus dangereuse. L'ingestion de composés organiques (méthylmercure) conduit à une plus forte absortion que celle de composés inorganiques. © Domaine public Les effets du mercure dépendent beaucoup de sa forme chimique (en composé pur, comme ici, ou inclus dans une molécule organique ou inorganique) et du mode d'exposition. L'inhalation de composés volatils est la voie la plus dangereuse. L'ingestion de composés organiques (méthylmercure) conduit à une plus forte absortion que celle de composés inorganiques. © Domaine public

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Depuis longtemps, on connaît la toxicité du mercure. Le drame du port de Minamata, au Japon, qui a fait des milliers de victimes durant des dizaines d'années, est dans toutes les mémoires et a donné son nom à la maladie due à l'intoxication (problèmes neurologiques et rénaux, avec de terribles effets sur les enfants à naître).

Pourtant, les limitations de son usage restent relatives. Depuis sept ans, des négociations avaient lieu pour restreindre son utilisation à l'échelle planétaire mais plusieurs pays rechignaient, dont l'Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l'Inde ainsi que les Etats-Unis. Mais à l'heure où s'ouvrait à Nairobi (Kenya) une réunion du PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement) qui abordait le problème, l'administration américaine de Barack Obama a adopté une position inverse de celle de George W. Bush. Plaidant pour une réglementation forte, les Etats-Unis ont poussé les récalcitrants à évoluer sur le sujet.

Réduire drastiquement les quantités livrées à la nature

Le Brésil, confronté à un réel problème – l'ancienne ministre de l'environnement, Marina Silva, est d'ailleurs elle-même contaminée –, s'est facilement rangé aux côtés des partisans de la réglementation. L'Afrique du Sud, la Chine et l'Inde, à leur tour, ont suivi. Le projet est désormais de parvenir à un traité qui imposera des limites voire des interdictions à l'utilisation du mercure. Plusieurs objectifs sont déjà définis : augmenter le stockage, restreindre l'extraction et réduire les quantités dans les produits et les procédés industriels utilisant le mercure.

Actuellement, environ six mille tonnes sont rejetées chaque année dans la nature. Ce métal lourd ne se dégrade pas et s'installe dans la chaîne alimentaire en se concentrant chez les animaux carnivores, notamment les poissons. De nombreuses industries en produisent, les cimenteries, les incinérateurs, la chimie du chlore (notamment pour la production de matières plastiques), les centrales à charbon ainsi que l'orpaillage à l'ancienne dans certains pays, sans oublier les plombages dentaires.

Dans des propos rapportés par Le Monde, Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie, affirme que le gouvernement français va rouvrir deux dossiers, celui de l'orpaillage illégal en Guyane et celui de l'industrie du chlore. En France, en effet, celle-ci fait appel à une technique de catalyse au mercure qui devait être interdite en 2010, une date qui a été repoussée en 2019.


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