La Noaa et la Nasa viennent de publier leurs chiffres sur la température de surface moyenne de la Terre en 2013, qui se place ainsi dans le top 10 des années les plus chaudes recensées depuis 1880. Malgré de petites divergences, les données des deux agences américaines confirment le réchauffement climatique en cours. 

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    Depuis 1880, nous disposons d'enregistrements fiables des températures mesurées à la surface de la Terre, et ce année après année. Ces relevés fournissent un précieux support pour réaliser une multitude de statistiques, tout en procurant des points de référence fiables. Ainsi, nous savons que l'année 2010 a été celle de tous les records, donc la plus chaude jamais répertoriée. La température moyenne à la surface de la planète a dépassé de 0,66 °C la valeur calculée pour le XXe siècle dans son intégralité (soit 13,9 °C), selon l'agence américaine responsable de l'étude de l'océan et de l'atmosphère (Noaa) qui utilise cet indice comme référence.

    Cette même agence vient tout juste de publier les chiffres de 2013, la quatrième année la plus chaude répertoriée en 134 ans, ex æquo avec 2003. L'année dernière, la température de surface moyenne de la Terre a dépassé de 0,62 °C celle déterminée pour le XXe siècle. Depuis 1976, il s'agit de la 37e année consécutive où l'écart à la moyenne est positif. Par ailleurs, neuf des dix années les plus chaudes recensées appartiennent au XXIe siècle. Seule l'année 1998 a affiché une température plus élevée que celle de 2013.

    Pour aller plus loin dans l'interprétation de ces chiffres, la Noaa a également distingué la température moyenne annuelle au niveau des mers et océans du globe, de celle mesurée sur les continents. Sur ces derniers, la température de surface moyenne a été de 8,5 °C durant le XXe siècle. En 2013, elle a enregistré un écart de +0,99 °C, ce qui fait de cette année la quatrième plus chaude recensée selon le critère évoqué. Au niveau des océans, l'écart a été de +0,48 °C en 2013, par rapport à la référence de 16,1 °C. Il s'agit de la plus haute valeur mesurée depuis 2010 et son épisode El Niño, et de la huitième plus élevée depuis 1880.

    Anomalies des températures de surface en degré Celsius mesurées en 2013 sur Terre (voir échelle colorimétrique), par rapport à une moyenne calculée pour une période couvrant l’ensemble du XX<sup>e</sup> siècle. En gris, les zones pour lesquelles les données manquent. © Noaa

    Anomalies des températures de surface en degré Celsius mesurées en 2013 sur Terre (voir échelle colorimétrique), par rapport à une moyenne calculée pour une période couvrant l’ensemble du XXe siècle. En gris, les zones pour lesquelles les données manquent. © Noaa

    Une température de surface qui augmente sur le long terme

    En ce début d'année, la Nasa a également publié ses chiffres sur les températures de surface mesurées en 2013. Ainsi, elle serait la septième année la plus chaude depuis 1880, ex æquo avec 2009 et 2006. Comment expliquer cette différence d'interprétation ? C'est simple : la NasaNasa a établi sa température de référence, soit 14,0 °C, sur une période allant de 1951 à 1980, et non sur le XXe siècle dans son ensemble. Selon cette agence, la température de surface globale moyenne de 2013 était de 14,6 °C. 

    Malgré cette divergence, les deux organismes s'entendent parfaitement sur la tendance générale : la température de surface moyenne de la planète augmente progressivement sur le long terme. La Nasa avance ainsi qu'elle se serait élevée de 0,8 °C depuis 1880, sur base de nouvelles analyses. Leurs résultats seraient d'ailleurs en accord avec ceux fournis par les modèles climatiques qui décrivent l'évolution probable des températures dans le futur, en tenant compte des émissionsémissions de gaz à effet de serregaz à effet de serre d'origine anthropique. Bref, cette tendance traduit l'existence du réchauffement climatique.