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Réchauffement global et activité humaine : un argument de plus

Depuis quelques années un débat fait rage au sujet du réchauffement climatique mondial. Les couches hautes de la troposphère se sont-elles bien réchauffées en accord avec les simulations informatiques indiquant l’action de l’homme sur le climat ? Le balancier vient à nouveau de pencher dans la direction favorable à cette hypothèse.

Prise par les astronautes d'Apollo 17. Une vue de la méditerranée jusqu'au Pôle sud. Crédit : Nasa-OBSPM Prise par les astronautes d'Apollo 17. Une vue de la méditerranée jusqu'au Pôle sud. Crédit : Nasa-OBSPM

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C’est l’un des arguments favoris des sceptiques au sujet de la cause humaine du réchauffement climatique. Le suivi des températures au sein de la troposphère ne montrerait pas qu'elles augmentent de manière importante, en désaccord avec les mesures au sol et les simulations informatiques montrant l’influence cruciale de l’activité humaine sur le réchauffement de la planète.

Il y a quelques années, des chercheurs comme Benjamin Santer avaient montré par une analyse fine des procédures de mesures de ces températures qu'elles étaient faussées par des biais et que, corrections faites, on retrouvait un accord avec les modèles climatiques. Des péripéties de ce genre se sont produites à plusieurs reprises comme l’exemple récent du réchauffement des océans le montre facilement.

Toutefois, en 2007, une nouvelle publication dans la revue International Journal of Climatology affirmait avec force qu’un désaccord persistait entre les simulations informatiques et l’évolution des températures au niveau des tropiques dans la troposphère, apportant de l’eau au moulin des sceptiques. La réponse vient d’être donnée à nouveau par Benjamin Santer et ses collègues dans une publication récente, toujours dans International Journal of Climatology.

Cliquez pour agrandir. L'évolution des températures dans le monde de 1919 à 2099 d'après certains modèles climatiques. Crédit : Lawrence Livermore National Laboratory
Cliquez pour agrandir. L'évolution des températures dans le monde de 1919 à 2099 d'après certains modèles climatiques. Crédit : Lawrence Livermore National Laboratory

Il n’y aurait en fait aucun désaccord significatif selon les chercheurs. L'écart serait le fruit d’un test statistique incorrectement appliqué aux observations. En particulier, certaines incertitudes dans les mesures n'étaient pas prises en compte correctement, comme celles induites par les phénomènes El Niño et La Niña, qui font fluctuer de façon importante les températures au niveau des tropiques.

Les chercheurs ont repéré ces erreurs en appliquant le test décrit dans l’article de 2007 à des données climatiques générées par leurs simulations. Un biais important a alors clairement été mis en évidence qui conduisait à des conclusions fausses.

En outre, de meilleurs précisions dans les mesures au sol et dans la troposphère à l’aide d’instruments diverses ont révélé des dérives instrumentales qui, là aussi, une fois prises en compte, ne permettaient plus de conclure à un désaccord entre observations et modèles climatiques.


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