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En images : les nuages nacrés sous l'œil de AIM

Lancé en avril dernier, le satellite américain AIM (Aeronomy of Ice in the Mesosphere) a transmis ses premières images de nuages mésosphériques, un phénomène naturel à la fois intrigant et peu connu.

Les nuages mésosphériques vus par AIM au niveau du pôle nord. Crédit NASA Les nuages mésosphériques vus par AIM au niveau du pôle nord. Crédit NASA

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Les nuages mésosphériques, aussi appelés nuages noctiluscents, se forment habituellement dans la haute atmosphère au niveau des pôles, vers 80 kilomètres d'altitude soit à la limite de l'espace. Leur première observation remonte à 1885, ce qui en avait fait attribuer l'origine à l'éruption du Krakatoa. Mais leurs apparitions sont aujourd'hui plus fréquentes et plus brillantes, de sorte que le lien avec le volcanisme terrestre a été abandonné. Le premier Américain en orbite, John Glenn, en avait aperçu et photographié en 1962.

Nuages mésosphériques. Crédit : Université d'Utah
Nuages mésosphériques. Crédit : Université d'Utah

On sait aujourd'hui qu'ils sont essentiellement composés de glace d'eau, produite par la combinaison de l'hydrogène issu du méthane dont la présence dans la mésosphère a significativement augmenté, avec l'oxygène. Le processus met aussi en jeu de fines particules de poussières dont l'étude est précisément un des objectifs de AIM et les scientifiques pensent aussi que l'augmentation de leur fréquence pourrait avoir un lien avec la concentration croissante de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.

La saison des nuages nacrés débute habituellement au printemps, vers le milieu du mois de mai, et le phénomène s'amplifie jusqu'au mois d'août, et se déplaçant vers des latitudes de plus en plus basses. Mais au fil des années, on constate une évolution et une amplification à la fois de leur intensité et de leur étendue, et il n'est pas rare qu'ils soient visibles jusqu'à 40° de latitude, voire plus bas, essentiellement dans l'hémisphère nord.

Le satellite AIM au banc dans les laboratoires d'Orbital, tous panneaux solaires déployés. Crédit Orbital Sciences
Le satellite AIM au banc dans les laboratoires d'Orbital, tous panneaux solaires déployés. Crédit Orbital Sciences

La mission de ce satellite de 215 kg est d'observer ces nuages durant deux saisons depuis l'orbite polaire, de les photographier, et aussi d'enregistrer l'impact des fines particules de poussière présentes à son niveau sur un film en plastique, afin de déterminer si leur origine est terrestre ou non. La durée de vie estimée d'AIM est de deux ans.En attendant, les caméras du satellite ont transmis leurs premières images de ces élégants nuages, dont la concentration au niveau du pôle est évidente et dont la répartition géographique au-dessus du globe évoque celle des aurores.


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