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En bref : IceBridge, une mission pour étudier les glaces polaires

La Nasa vient d’entamer une nouvelle campagne d'observation des glaces polaires à l'aide de plusieurs avions, en attendant la prochaine mise en orbite d'un satellite dédié à cette surveillance.

Sur la base aérienne de Thulé, à 1.500 km du pôle Nord, un Lockheed P-3B Orion spécialement équipé pour l'étude des glaces polaires est prêt à entamer une nouvelle campagne de mesures dans le cadre de la mission IceBridge. © Nasa, M. Studinger Sur la base aérienne de Thulé, à 1.500 km du pôle Nord, un Lockheed P-3B Orion spécialement équipé pour l'étude des glaces polaires est prêt à entamer une nouvelle campagne de mesures dans le cadre de la mission IceBridge. © Nasa, M. Studinger

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La surveillance de l'évolution de la banquise, des calottes glaciaires et des glaces flottantes est devenue une priorité pour mesurer l'ampleur du processus, engagé depuis plusieurs décennies, d'amincissement généralisé du volume des glaces dans les régions polaires. Si l'Agence spatiale européenne (Esa) dispose depuis le printemps 2010 de CryoSat-2, un satellite qui a déjà permis de dresser la première carte de l'épaisseur de la banquise arctique, la Nasa n'a pas cette chance. Depuis la défaillance technique d’IceSat (Ice, Cloud, and land Elevation Satellite) en février 2010, les Américains n'ont plus de satellite pour assurer cette mission, et aucun autre n'est prévu en remplacement avant 2016.

Pour ne pas interrompre le flux des mesures fournies pendant sept ans par le satellite IceSat, la Nasa a lancé voici trois ans le programme IceBridge. Chaque année une campagne de plusieurs semaines est organisée à l'aide de différents aéronefs, comme un Lockheed P-3B Orion (un avion de patrouille maritime quadrimoteur à hélices) ou un Douglas DC-8 (un quadriréacteur) qui survolent les régions polaires. Ces avions sont équipés d'altimètres laser (destinés à mesurer la hauteur de la banquise), de gravimètres (pour localiser les cavités sous la glace) et d'un système de cartographie numérique pour réaliser des cartes en haute résolution de la répartition des glaces polaires.

Bien entendu, un satellite est préférable pour observer des zones de banquise plus vastes et fournir des informations en continu, à la différence des campagnes d’IceBridge qui ne durent que quelques semaines par an. Les avions présentent cependant l'intérêt de pouvoir embarquer de nouveaux instruments plus performants à chaque campagne et, si nécessaire, de survoler à plusieurs reprises une zone particulièrement intéressante. En attendant un futur IceSat-2 dans trois ans si tout va bien...


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