En matière d’information et de communication, Internet délivre tout et n’importe quoi, surtout dans les domaines qui conservent une partie de mystère, comme ce phénomène naturel fantastique qui frappe en permanence notre planète plus de cent fois par seconde : la foudre.
Comment nos jeunes – et nos moins jeunes – peuvent-ils sélectionner les commentaires adéquats au sein d’un fatras d’inepties et d’idées reçues, véhiculées par des sites (et des revues prétendument scientifiques !) dépourvus du moindre souci d’exactitude et de rigueur ?
Loin d’une vulgarisation anodine, loin d’une hyperspécialisation inabordable, Futura-Sciences répond merveilleusement à l’attente d’un large public curieux et enthousiaste, à son intérêt pour le vrai (choix des références) et le beau (sélection des illustrations). Le ton est juste, les informations judicieuses. Une initiative à applaudir, un véritable label de qualité, une excellente réponse à notre besoin immarcescible de connaissance et d’enrichissement.
Les trois missions d’un professeur d’université – enseignement, recherche et service à la collectivité – lui prennent un temps considérable mais essentiellement variable, surtout – c’est mon cas – si son travail requiert une présence à l’étranger dépassant quatre mois de l’année académique.
Si le contact avec les étudiants et les chercheurs est très enrichissant, côtoyer les spécialistes et les experts internationaux dans son domaine de recherche est primordial.
Au sein même de l’université, ma journée-type comprend une ou deux heures de cours (en physique et technologie des hautes tensions, en protection contre la foudre et contre les décharges électrostatiques…), une participation active avec mon équipe de collaborateurs efficaces à des programmes de recherche appliquée et à des essais industriels au laboratoire à haute tension, des consultances sur la prévention contre les effets de la foudre et l’analyse de risque de foudroiement, des expertises sur le terrain en matière de protection contre la foudre sur les structures les plus diverses (centrales nucléaires, éoliennes, panneaux photovoltaïques, bâtiments élevés, sites historiques et archéologiques…), rédaction de rapports techniques circonstanciés, rédaction de normes et de publications scientifiques, critique (« reviewing ») de communications pour des revues spécialisées, présentation de conférences sur les aspects pluridisciplinaires relatifs à la foudre en Belgique, en France et à l’étranger…
Les responsabilités scientifiques et administratives croissent avec l’âge tant sur le plan national qu’international. Mon expertise d’ingénieur-physicien « fulminologue » m’a conduit à présider divers colloques et comités d’études non seulement au sein du Comité Electrotechnique Belge (CEB CE81), mais aussi européen (CENELEC TC81X), après avoir été responsable, pendant 19 ans, de la Commission Electrotechnique Internationale en matière de normalisation pour la protection contre la foudre (CEI CE81). Actuellement Président du Conseil scientifique de l’Institut Royal Météorologique de Belgique (IRM), Président de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut (SSALH), membre de diverses sociétés savantes et de comités scientifiques ou organisateurs internationaux, j’ai toujours privilégié les approches pluridisciplinaires, réconciliant, par exemple, foudre et médecine ou la foudre dans l’art.
Mes tâches sont tellement variées qu’elles me remplissent d’allégresse dans mon travail qui est mon principal hobby, puisqu’il m’occupe quotidiennement de 7 h à 19 h, voire 23 h ! En effet, la thématique « foudre » a été et reste le leitmotiv de ma vie professionnelle et personnelle, entièrement fondée sur le respect du raisonnable et de l’humain.