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Cédric Villani

Principales découvertes :

Mathématicien

Dédicace

La marée d’informations qui nous submerge depuis quelques années a profondément changé les règles du jeu : maintenant, pour comprendre le monde, il ne s’agit plus d’avoir accès à l’information, mais bien de la trier ! Et il en va de la science comme des autres domaines...

En fournissant des matériaux fiables pour des publics de tous niveaux, en tissant des liens entre des informations éclatées, Futura-Sciences pourra espérons-le, contribuer à rapprocher le grand public des spécialistes, plus que jamais irremplaçables.

Une journée type

La journée du mathématicien commence bien avant l’arrivée au bureau ! D’abord par des réflexions solitaires : recherche d’idées, attente de l’illumination qui permettra de débloquer un problème rebelle sur lequel on travaille depuis quelques jours ou quelques années...

Mais aussi l’observation de phénomènes mathématiques autour de soi : quand on contemple les formes des vaguelettes à la surface de l’eau, quand on est coincé dans un embouteillage sans cause apparente, quand on lit les résultats d’un sondage, quand on observe l’empilement des oranges de l’épicier, ou même quand on fait bouillir de l’eau pour son thé, on est en présence de problèmes mathématiques bien identifiés — et, pour certains d’entre eux, extrêmement difficiles et loin d’être résolus !

La journée de travail proprement dite d’un chercheur en mathématiques est placée sous un double signe : curiosité et échange d’idées. On discute, on travaille à écrire des articles, on rediscute, on écoute un séminaire (le plus souvent un exposé fait par un collègue sur un problème de recherche contemporain), on rediscute, on réfléchit, on conseille les étudiants, on discute encore !

Comme tous les métiers de la recherche, celui de mathématicien comporte des
moments difficiles où l’on se lamente “Je n’y comprends vraiment rien, ce problème est absolument impénétrable”, et des moments d’exaltation “Cà y est, j’ai tout compris !” Plus le problème a résisté, plus la victoire est douce. Et même si le problème est “intordable”, on apprend toujours quelque chose à lutter contre lui.