Je dois largement ma vocation scientifique aux livres et revues de vulgarisation scientifique que j'ai lus dans ma jeunesse. Ils m'ont fait aimer ce domaine des connaissances et ont contribué au choix de ma voie. Plus tard, étudiant, j'ai été frappé par le talent de certains enseignants à rendre confus les sujets les plus intéressants, tandis que d'autres savaient
expliquer de façon limpide les idées importantes qu'il fallait retenir.
Je suis persuadé qu'il est possible d'exposer de façon claire et accessible la plupart des sujets à la plupart des publics. C'est pourquoi je considère que la vulgarisation scientifique (je préfère le mot anglais popularization) est indispensable pour diffuser des informations en dehors de leur auditoire habituel, pour susciter des vocations dont on a bien besoin alors qu'on constate une désaffection des jeunes pour les études scientifiques, mais aussi, et surtout pour éclairer le public sur les questions scientifiques d'actualité, dans la mesure où les citoyens auront de plus en plus leur mot à dire sur certains choix.
Ce n'est pas rien de savoir en effet comment nous pouvons influencer l'avenir de notre planète, ou même dans certains cas
l'identité génétique de nos enfants. Il est évident qu'on ne peut pas réagir là de façon épidermique avec le simple bon sens et qu'une connaissance minimum des mécanismes scientifiques et techniques est indispensable. Mais cela chacun devra l'éclairer avec ses convictions philosophiques, politiques ou ses croyances afin qu'un dialogue démocratique s'instaure.
C'est pourquoi l'apport de Futura-Sciences me paraît très important. L'utilisation de l'Internet permet de toucher des publics nouveaux ; la souplesse de ce moyen de communication et la réactivité de l'équipe de rédaction permettent de coller au mieux à l'actualité. Bravo et merci.