Le chercheur ne peut se contenter de faire de la science. Il doit, plus que tout autre, être conscient des effets qu'elle peut avoir sur la culture, sur la société et sur la planète. Et il doit de son mieux partager ce savoir, car il revient à tous d'apprendre, de comprendre et de décider. La technique n'est jamais innocente, et les choix techniques de la société sont toujours des choix politiques, aujourd'hui plus que jamais. Mais la pire des perversions est d'opposer à la créativité des hommes l'appropriation marchande du savoir.
En remerciant Futura-Sciences de cette occasion de résumer ce que je n'ai compris que bien tard dans ma carrière de chercheur. Mais sans doute est-ce un cheminement normal.