Votre médecin vous a prescrit une amniocentèse, et vous a donc probablement expliqué que cet examen – un acte médical à part entière - vise à établir le caryotype du fœtus. Ce qui revient à examiner la constitution de ses chromosomes et déceler les éventuelles anomalies chromosomiques. La technique consiste à prélever une petite quantité de liquide amniotique, le liquide séreux dans lequel baigne le bébé au sein de l’utérus. Ce que l’on appelle la « poche des eaux ».
Le prélèvement est réalisé par ponction, sous échographie. En quelques secondes, le liquide est aspiré à travers le ventre de la mère, grâce à une seringue et une aiguille très fine. Comme le souligne le Collège national des Gynécologues et Obstétriciens français (CNGOF), « la ponction n’est pas plus douloureuse qu’une prise de sang ».
L'amniocentèse est une intervention techniquement simple donc, bien que le « risque zéro » n’existe pas. Le CNGOF signale ainsi que l’amniocentèse, « même conduite dans des conditions de compétence et de sécurité optimales, comporte un risque de fausse couche de 0,5% à 1% ». Il est maximum dans les 8 à 10 jours qui suivent l’acte. Quant aux résultats de l’analyse du caryotype, ils sont généralement communiqués dans un délai de trois semaines.
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