Quelle est la taille de l'univers ? Pour l'établir, revenons sur ce que nous savons.
La théorie de la relativité générale d’Einstein nous a appris que l’espace-temps pouvait se déformer comme une membrane élastique. La théorie du Big Bang, bien confirmée par l’expérience et découlant de la théorie d’Einstein, nous indique que l’espace est en expansion. Mais elle est compatible aussi bien avec l’idée que notre univers est une sorte de bulle de taille finie qui gonfle, qu’avec l’idée que celui-ci était déjà de taille infinie au moment où a commencé son expansion.
Cette dernière idée semble paradoxale mais elle est mathématiquement cohérente. On peut aussi penser que seule une petite portion de cet univers infini est entrée en expansion à un moment donné de son histoire.
Peu de certitudes sur la taille de l'univers
En toute rigueur, tout ce que l’on peut dire c’est qu’au moins une portion spatiale d’un espace-temps s’est mis en expansion avec une vitesse dépassant celle de la lumière il y a 13,7 milliards d’années, avant de le faire à un rythme moins rapide bien avant sa première seconde d’existence. De sorte que les régions dont nous parvient aujourd’hui le fameux rayonnement fossile, les plus lointaines observables, sont à une distance d’environ 45,6 milliards d’années-lumière actuellement.
Il faut bien comprendre que cette affirmation n’est pas paradoxale car si ni la lumière ni la matière ne peuvent dépasser la vitesse d’environ 300.000 km/s dans l’espace, rien n’empêche l’espace entre deux objets de se dilater à une vitesse bien supérieure.
Au final, la seule chose que nous savons est que la taille de l’univers observable est d’au moins de quelques dizaines de milliards d’années-lumière mais nous ne savons pas si l’univers total lui-même est fini, comme le pense Stephen Hawking et Jean-Pierre Luminet, ou infini comme le pensent Roger Penrose et d’autres chercheurs.

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