Michel Guyot propriétaire et restaurateur du Château de Saint-Fargeau, est à l'initiative de cette "idée folle".
Passionné de patrimoine et de vieilles pierres, c'est après avoir fait une étude archéologique sur la souche médiévale du Château de Saint-Fargeau que l'idée jaillit :
Et si on bâtissait un château-fort selon les méthodes de construction du XIIIème siècle !!!

Vue en 3 D du château terminé en 2023 ? Vue réalisée par Nicolas Gasseau. Château dans sa vue Sud. Châtelet au centre, les 2 tours de flanquement à gauche et à droite, tour des logis au fond à gauche, tour maîtresse au fond à droite. © Guédelon Photo Nicolas Gasseau
Guédelon se situe en Bourgogne, dans le département de l'Yonne et à 1h30 de Paris.
Le chantier médiéval de Guédelon se situe sur la route départementale n°955, reliant Saint-Sauveur-en-Puisaye à Saint-Amand-en-Puisaye.

Vue aérienne 2003. © Photo Jean-Paul Marchandon - Guédelon
Durant une vingtaine d'années, 35 "oeuvriers" construisent sous vos yeux un château-fort dans le respect des techniques du XIIIème siècle, au coeur de la forêt, dans un espace naturel mettant à leur disposition tous les matériaux nécessaires à la construction : l'eau, la pierre, la terre, le sable, le bois.

Des carriers, tailleurs de pierre, maçons, charpentiers travaillent comme il y a sept siècles devant les visiteurs. C'est un chantier permanent, vivant et évolutif où durant 25 ans, tours, courtines et donjon vont sortir de terre. Par quelques "créneaux" de réflexion qu'on l'aborde, ce chantier issu de l'histoire répond à bien des attentes de l'homme du XXème siècle.
Guédelon c'est un site :
Touristique : 183 000 personnes en 2003 surprises, ébahies, dépaysées sont venues visiter le chantier en 2003.
Humain et économique : quarante emplois ont été créés là où il n'y avait plus que forêt, carrière désaffectée et friches.
Pédagogique et ludique : les enfants dans le cadre de leur sortie scolaire découvrent en s'amusant qu'à partir d'un espace naturel, on peut extraire la pierre, le sable, le bois et en faire un château. Ils observent les gestes et les savoir-faire. Ils redécouvrent les mathématiques et la géométrie grâce à la corde à treize nouds employée par les "oeuvriers" du chantier. En entrant à Guédelon, ils font un pas de sept siècles dans le temps et leur manuel d'histoire devient réalité.
Scientifique et historique : pas de tentative de reconstitution d'un chantier médiéval sans un comité scientifique et historique sérieux et présent. Croiser les déductions historiques et archéologiques des membres du comité avec la réalité quotidienne du chantier est non seulement passionnant mais fabuleusement enrichissant pour les "oeuvriers", les scientifiques et les visiteurs.
Le chantier médiéval de Guédelon est piloté par une Association dont le président est Michel Guyot, conservateur du château de Saint-Fargeau.
Les plans du château de Guédelon ont été réalisés par Jacques Moulin, architecte en chef des Monuments Historiques.
La première pierre est posée le 20 juin 1997 et le Chantier ouvre ses portes au public le 1er mai 1998.

Lorsqu'il s'agit de refaire vivre le patrimoine et notre histoire, Michel Guyot n'en est pas à son premier coup d'essai. Il rachète, il y a 20 ans, le château de Saint-Fargeau. Personne n'en voulait tant le programme de restauration était important.
En 1980, il organise le spectacle historique où durant 1h30, 600 bénévoles, 60 cavaliers, dans un rythme époustouflant, font défiler 10 siècles d'histoire sous les yeux de 5000 spectateurs par soirée.
En 1990, c'est la création de la ferme du château, conservatoire vivant du monde rural qui attire 30 000 visiteurs par an.
En 1992, c'est l'ouverture du Mas de Végère, près de Beaucaire, ferme ancienne vivante, où cela fleure bon la lavande et les oliviers . 30 000 visiteurs.
Pour mener l'aventure de Guédelon à bien, Michel Guyot sillonne la France afin d'observer des constructions médiévales.
Dernière folie de Michel Guyot : s'attaquer au temps et au lierre, acquérir autant qu'il le peut les ruines de ces châteaux vouées à disparaître si on ne fait rien pour entamer des travaux d'urgence dans l'unique but de conserver ce patrimoine à disposition des générations futures.
Calendrier architectural :
- Réalisation des plans par Jacques Moulin (ACMH)
- Défrichement et préparation du futur terrain destiné à accueillir le château.
- Travaux d'ameublissement du terrain.

Site vierge en 1997 © Guédelon
- Implantation de l'ensemble du périmètre du château.
- Périmètre du château bâti entre 50 cm et 1m.
- Cour remblayée à 1,50 m.
- Campagne de travaux sur la tour de la chapelle avec élévation de l'escarpe abritant une citerne en coupole.
- Périmètre du château bâti entre 1 m et 1,50 m.
- Courtine Ouest à 1 m au dessus du niveau de la cour.

Tour de la chapelle 1999 © Guédelon
- Tour de la chapelle : implantation des trois archères du
rez-de-chaussée et début de l'escalier en vis.
- Périmètre du château bâti entre 1,50 m et 2,50 m
- Cour remblayée à 3 m partout.
- Réalisation de la pile en pierre du pont dormant.
- Périmètre du château bâti 3 m ( sauf pour la tour maîtresse )
- Construction du pont dormant.
- Poursuite de l'escalier en vis ( 12 marches )
- Début de construction de l'escalier rampant de la tour maîtresse.

Tour de la chapelle 2002 © Guédelon
- Tour de la chapelle : montage de la voûte à croisée d'ogives du rez-de-chaussée et poursuite de l'escalier en vis ( 24 marches )
- Début de construction de la poterne.

- Arrêt de chantier sur la tour de chapelle dont le 1er étage est aménagé en terrasse.
- Campagne de travaux sur la tour maîtresse. Fin de l'escarpe et montage de la voûte d'arêtes couvrant la cave.
- Fin de la poterne et de son glacis.
- Implantation des logis et début de construction du pignon Ouest.

Objectifs pour la saison 2004 :

Sur le rez-de-chaussée de la tour maîtresse :
- Dallage du sol.
- Réalisation des 5 archères.
- Réalisation de la porte en arc brisé et du couloir.
- Elévation des murs à 2,50 m au dessus du niveau de la cour (soit 9 mètres du bas des fossés)
- Taille et pose des culots de la voûte à croisée d'ogives.
- Taille des parements en arc destinés à porter la voûte.
Sur les logis :
Réalisation du pignon Est et du mur de façade Sud.
Implantation de l'escalier et du mur de refend séparant le cellier de la cuisine. Taille et pose de la cheminée.
L'esprit général du projet a été clairement défini : recherche de l'authenticité maximale dans toutes les technologies mises en ouvre avec pour seule limite la sécurité (et sa législation actuelle).

Cette éthique nous amène à prendre en permanence des options dans tous les domaines, la finalité affichée étant de mettre en pratique la théorie reconnue la plus logique au sein de chaque métier, d'où la nécessité de mettre en place une méthode.

Escalier en vis © Photo Guédelon
La gestion globale d'un chantier du XIII° siècle est imparfaite à ce jour et c'est l'un des intérêts du projet Guédelon que de pouvoir à la fois mettre réellement en pratique des gestes et des outils, mais aussi d'avoir à proposer des solutions crédibles, "de terrain" pour des problèmes ponctuels (la composition physico - chimique du mortier par exemple).
Collecte des données :
Une action à long terme consiste en l'élaboration d'une banque de données enrichie et réactualisée en permanence.

Cette banque de données est le fruit d'une collecte d'informations à travers trois sources :
- déplacement et relevés in situ
- sources écrites ( livres, articles, thèses, rapports de fouilles.)
- conférences, vidéos et autres moyens d'investigations à venir.
Le but de ces actions étant d'accumuler le maximum de données en vue de leur exploitation à travers le système de gestion.

Archère © Photo Guédelon
A ce jour, nous possédons en archives des données concernant plus de cinquante châteaux, de la fin XIIème jusqu'au début XIVème, en cohérence avec l'architecture de type Philippienne.
Stockage des données :
La mise en forme des données récoltées est un travail permanent, systématique et indispensable à la bonne gestion des informations recueillies.

Cette mise en archives dynamiques s'articule sur deux types de classements inter actifs :
- par typologie comparée, avec deux sous-groupes ( Architecture générale et Détails architecturaux )
- par sites, avec trois sous-groupes : Régionaux ( +/ - 50 km ), Nationaux ( avec variantes locales ), Tours maîtresses et donjons isolés.
Ce processus de double classement des données permet d'approfondir à partir d'un site global ou bien d'élargir à partir d'un détail recherché tout en conservant à chacun des niveaux des possibilités de comparaison entre sites et entre détails.
Ce type de gestion de données permet d'alimenter un processus d'aide aux choix d'options suivant le schéma ci-après.
Prises de décisions :
Un point d'architecture pose un problème de choix d'options.

Le thème fait l'objet de l'ordre du jour d'une des réunions hebdomadaires. Au cours de la réunion, l'étude des documents de référence issus de la banque de données permet de définir, collégialement, une proposition argumentée.

Intérieur de la tour maîtresse avec vue sur une archère © Guédelon
En découle :
soit une mise en ouvre sur le terrain avec fiche de référence archivée, soit cette proposition est envoyée (avec la fiche de références ) au comité d'éthique pour être entérinée ( ou modifiée avec de nouvelles références de motivation.)
Après accord, mise en ouvre sur le terrain.
Exemple : Photo Xavier ROSSI "les archères"
Des questions particulières portaient sur la forme, les dimensions, l'angle d'ouverture interne, l'angle de tir, l'appareillage et les aménagements éventuels des archères de châteaux Philippiens. Cette série de questions va suivre le parcours de méthodologie défini ci-dessus d'où il résulte la proposition suivante, réunissant sur elle la notion de plus fréquent commun dénominateur.

De l'étude comparée des archères (classement par détails architecturaux), il ressort que les châteaux Philippiens privilégient la solidité de la structure des murs et des tours (épaisseur moyenne comprise entre 1,80 m et 2, 50 m) au détriment de l'ouverture de l'angle de tir, imposant ainsi un tir quasi unidirectionnel.
Cette forme à angle fermé sera donc le modèle de base des archères de Guédelon : archères simples, sans étriers ni chanfrein. Leur aspect extérieur sera de pierre de taille formant chaînage, l'ensemble d'ouverture en appui ou confondu avec les chaînages de réalignement. Une optimisation des zones de tir couvertes sera obtenue par un décalage régulier des implantations d'archères selon les étages.
L'extraction, la mise en forme et la mise en ouvre de chacun des matériaux utilisés à Guédelon va nous permettre de découvrir, suivre et comprendre le "lexique" du chantier.
C'est un grès ferrugineux de couleur variant du quasi noir au blond miel en présentant toute la gamme des ocres.

Gros blocs de pierre © Photo Guédelon
Elle est extraite du front de taille de la carrière par les carriers qui cassent, à l'aide de coins et de masses, la veine de roche en blocs transportables.

Après vient le transport des blocs soit par l'homme (brouette, brancard, traîneau) soit par charrette à cheval.
Certains blocs de petite taille vont directement dans les mains des maçons qui vont soit les équarrir sur place soit les utiliser tels quels dans le mur.

¨Pierre sculptée © Guédelon
D'autres blocs vont d'abord passer dans la loge des tailleurs de pierre qui, grâce à leurs ciseaux : pointerolle, bédane (pour les surfaces) ou encore chasse (pour les arêtes), qu'ils frappent avec le maillet, vont façonner des pierres «de taille » aux faces parfaitement dressées. Les maçons, sous les directives de l'appareilleur, vont assembler les moellons avec le mortier (chaux grasse aérienne naturelle + sable + eau).
Dans la forêt s'activent les essarteurs qui abattent les arbres, déssouchent, et préparent la future clairière de culture. Après eux, les scieurs de long débitent les tronc d'essence noble (chêne, chataigner.) en poutres et planches qui seront ensuite assemblées en charpentes grâce au savoir-faire du charpentier.

Vue dessous de toit © Photo Guédelon
D'autres activités sont liées au travail des essarteurs et de leurs familles : le fagotage, la fabrication du charbon de bois avec les essences de bois les moins nobles, la récolte des écorces pour le tannage des peaux .
Sur le chantier, le bois va servir à construire les machines : cage d'écureuil, cabestans, leviers mobiles, ainsi que les rampes et échafaudages. Les brouettes, traîneaux et brancards seront également confectionnés en bois et n'oublions pas les seaux et tonneaux pour l'eau. Les appareils de contrôle à part le fil :(niveau , règle, équerre) ainsi que tous les manches d'outils naîtront de bois soigneusement sélectionnés (souplesse, dureté, indéformabilité.)

Tronc d'arbres © Photo Guédelon
Et enfin, le bois c'est la chaleur, aussi bien pour le feu de chantier que pour le four de la potière
Le grès ferrugineux que nous avons découvert au chapitre "pierre" donne également la possibilité d'en extraire le minerais de fer. Des veines exceptionnelles ont jadis (époque celtique) permis à notre contrée (la Puisaye) de devenir un site majeur en matière de métallurgie pré-médiévale.

Ces pierres de grès ferrugineux vont être portées à une moyenne de 950 / 1000 degrés dans des fours semi-sphériques en argile, puis après deux jours de cuisson au charbon de bois, on casse la voûte d'argile pour récolter la "loupe" de fer dans la partie basse du four.
Ce bloc de fer plus ou moins pur va ensuite être travaillé par le forgeron qui va l'épurer et le former en vue des multiples commandes qu'il reçoit du chantier : clous, outils, chaînes, armes, gonds et ferrures. Dans sa forge, le soufflet apporte son supplément d'oxygène au foyer de charbon de bois pour atteindre des températures que le moyen âge ne sait pas mesurer mais qu'il dénomme par ses couleurs : gorge de pigeon, rouge sombre, jaune d'or, blanc brillant.

Grille cellier © Photo Guédelon
La pièce amollie par le feu du foyer sera façonnée sur l'enclume à l'aide de marteaux de formes et de poids divers, on peut citer le gros Darraque.
Certains outils (de frappe ou de coupe) auront besoin d'être trempés pour en augmenter la dureté. L'eau, ou plus traditionnellement l'urine, vont servir de bain de trempage, opération qui consiste à immerger quelques secondes la pointe ou le tranchant d'un outil (ou d'une arme) dans un liquide pour provoquer une réaction physique moléculaire qui en augmente la dureté.
Mais ce trempage augmente aussi la fragilité au cassage aussi doit on effectuer un "revenu" sur l'outil en :
1° faisant une trempe rapide (+/- une seconde),
2° ressortant l'outil du liquide,
3° laissant la chaleur "revenir" sur la partie trempée(jusqu'à rouge sombre),
4° ré-immergeant le tout en final.
D'autres techniques de traitement du fer battu sont connues au XIII° comme le rebattage, le recuit, la cémentation ou l'aciérage partiel. Il faudra attendre quelques siècles pour voir apparaître le haut fourneau et maîtriser enfin la technologie de l'acier.
A la base du mortier médiéval se trouve la pierre calcaire, la plus pure possible.
Ces blocs de calcaire vont être cuits dans des fours à chaux, par des chaufourniers, à 800 degrés durant trois jours. Après refroidissement et destruction du four on obtient de petits blocs de chaux vive. Ce matériau, extrêmement dangereux (basique) va devoir être éteint par barbotage actif dans l'eau jusqu'à obtention d'une pâte semi crémeuse : la chaux grasse éteinte.
Cette chaux dite aussi naturelle et aérienne (qui "prend" à l'air) possède plusieurs qualité utiles pour un grand chantier : elle se stocke longtemps en l'état (plusieurs semaines dans des fosses humides) et elle prend lentement (le phénomène de prise à cour peut atteindre des dizaines d'années, voire plus, ce qui permet aux pierres des prises d'assises sans tensions internes).
Ce type de chaux cessera d'être utilisé à l'arrivée des ciments, contrairement aux autres chaux encore en action (chaux maigre, chaux blanche hydraulique, fleur de chaux etc.)
Pour obtenir notre mortier sur le chantier de Guédelon nous mélangeons une partie de cette chaux avec deux parties de sable (elle-même composée de 2/3 de sable argileux plus 1/3 sable rivière) le tout étant très peu mouillé d'eau du site (argileuse). C'est le travail des gâcheurs qui vont charger ensuite ce mortier dans des harnais ou sur des plateaux-hottes que des oiseaux vont aller livrer jusqu'en haut des échafaudages, près des maçons.
Guédelon se situe en Puisaye, région historiquement réputée pour la qualité de ses ocres et de ses argiles.
Une poterie immémoriale s'y est développée et y perdure encore aujourd'hui.
Deux principales filières d'utilisation de la terre sont présentes sur le site : la terre crue, qui servira à fabriquer le torchis et les briques crues ; et la terre cuite, qui servira à la poterie et à la tuilerie.
Le torchis est un matériau composite formé de boue d'argile mêlée de paille (et/ou fibres diverses : végétales ou animales).
Cette mixture en l'état de pâte ferme est plaquée (face interne et face externe en liaison) sur un treillage vertical de gaulis fixés dans les murs extérieurs de charpente des maisons.
Après séchage on obtient des murs aux qualités d'isolation phonique et thermiques remarquables. La tenue dans le temps de tels murs est aussi surprenante (surtout si l'embase du mur est maçonnée).
La poterie, elle, nécessite la recherche de veines d'argile très pure ; Guédelon offre des veines d'argile noire de très bonne qualité.
Le "trou à potier" marque le lieu d'exploitation de ces couches, parfois jusqu'à plusieurs mètres de profondeur. L'argile de base sera ensuite travaillée, pétrie longuement, épurée et rendue homogène elle sera stockée sous forme de "pains d'argile". Ensuite vient le tournage des formes sur tour à pied (ou au bâton) puis séchage et cuisson. Le XIII° siècle en Puisaye ne connaît pas encore le grès vernis (cuisson à 1200°en four "couché") et utilise le four "debout" pour des terres cuites (900°).
Au moyen âge le chanvre apparaît le centre d'une mini économie assez complexe.
Cette humble plante va, en effet, fournir la fibre à corde, la fibre à tissu, l'huile à lampe, le tourteau alimentaire, l'allume, voire l'excitant du pauvre.,
De cette graine (le chènevis) va naître un réseau d'activités remarquable. De culture peu exigeante quand au sol et aux fumures le chanvre va donner une plante à la longue tige fibreuse étageant des feuilles lancéolées de belles dimensions.
A la récolte ces hautes herbes sont gerbées et l'on procède à l'erussage (battage pour récolte des graines pour saison future et pression pour huile à lampe), puis les gerbes sont mises à "rouissage" dans des fosses immergées. Après ramollissement puis égouttage et séchage, ce sera le broyage pour séparer la moelle de ses fibres qui seront ensuite peignées et mises en filasse puis filées selon leur destination (corde ou tissus).
La moelle servira à la confection de tourteaux alimentaires qui seront stockés pour les cas de disette. Les brisures sèches serviront d'allumes (boutefeux ) .
Sur le chantier, la corde est présente pour tous les liens, pour les cordages de levage, pour les ceintures, les harnais du pauvre et pour la "corde à treize nouds" le merveilleux outil de mesure et traçage médiéval.
La construction d'un château au Moyen-Age durait entre 25 et 40 ans selon la grandeur de celui-ci. Pendant la période de construction, le chantier ressemble à une véritable petite ville où vivent et travaillent plusieurs artisans. Il faut 10 métiers différents pour bâtir un château.
1 - Les essarteurs :
Les premiers à intervenir sur un chantier de construction sont les essarteurs. Ce sont des gens chargés de défricher le terrain qui a été choisi pour construire le château.
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Essarteur © Guédelon
Ces essarteurs vivent en nomade et se déplacent avec femmes et enfants d'un chantier à un autre. Ils doivent couper les arbres et défricher la terre soit pour la rendre cultivable, soit pour la préparer à recevoir le futur château. Le bois de basse qualité sert alors de combustibles, et le bois noble est conduit chez les charpentiers afin d'y être travaillé.
2 - Les charpentiers :

Charpentier© Photo Guédelon
Les charpentiers utilisent le bois noble ( chêne, hêtre, frêne.) pour construire les échafaudages, les chariots, les charpentes, les portes.

Enlèvement des boulins par les charpentiers sur la tour de la chapelle. Les boulins sont les parties en bois perpendiculaires à la maçonnerie. Les boulins sont une partie des échafaudages montés sur les maçonneries. Une fois la maçonnerie réalisée, les boulins sont démontés pour, le cas échéant être remontés sur un étage supérieur.
A côté du charpentier du bas : archère. © Photo Guédelon.
Le bois est un matériau très utilisé dans la construction d'un château.

Charpentiers au travail © Photo Guédelon.
3 - Les carriers et les tailleurs de pierre :
lLes bâtisseurs choisissaient le terrain de construction en fonction du lieu de la carrière de pierre. Les transports, difficiles et coûteux, sont ainsi limités, puisque la matière première est tout de suite à disposition.

Tailleur de pierre. Tailleur de pierre en train de sculpter un coussinet en grès ferrugineux qui sera placé en surplomb d'une archère dans la salle de tir de la tour maîtresse. © Photo Guédelon
La pierre est extraite par les carriers qui prélèvent de la carrière de gros blocs. Ces blocs sont ensuite taillés selon leur qualité par les tailleurs de pierre.
4 - Le maçon et le chaufournier :
Un bon château, c'est un château solide. Il faut donc que les murs épais résistent aux projections de pierres taillées en forme de boulet. Et pour que les murs soient solides, il faut que les pierres soient correctement liées les-unes aux autres.

Maçon travaillant sur la voûte d'arêtes de la Tour maîtresse. Ils posent les pierres de voûtain. Voûte réalisée en 2003. © Photo Guédelon
Ce travail est effectué par les maçons qui utilisent du mortier pour coller les pierres entre elles. Le mortier est fabriqué avec du sable et de la chaux ( l'ancêtre du ciment ) par le chaufournier dans un four.

Maçon en train de monter une des arêtes de la voûte dans la Tour Maîtresse. On aperçoit à sa droite le jour en archère ( seule source de lumière dans cette pièce à vocation de cave ) © Photo Guédelon
Ce métier est très dangereux car les températures du four sont très élevées, plus de 800 °, et des vapeurs toxiques se dégagent de celui-ci.
Les «petits» métiers :
Sur un chantier de construction, il existe d'autres «petits» métiers très importants, comme par exemple la cordière. Celle-ci tresse des cordes de chanvre qui seront utilisées par exemple pour attacher les échafaudages.
5 - La potière qui fabrique des pots, écuelles et cruches pour les « oeuvriers » du chantier. Il ne faut pas oublier non plus toutes les personnes chargées d'apporter l'eau et le sable sur le chantier.
6 - Les charretiers mènent les boeufs ou les chevaux tirant les chariots de pierres ou de terre.

Le charretier et "Idole", jument percheronne, assurent tous les transports des matériaux sur le chantier. © Photo Guédelon
7 - Le vannier fabrique de gros et solides paniers utilisés pour transporter des matériaux,
8 - Les forgerons leurs tâches principales la réparation des outils.

La principale activité du forgeron de Guédelon est la fabrication et la réparation des outils des oeuvriers. C'est un forgeron - taillandier. © Guédelon
9 - Les bûcherons

Bûcheron en train d'équarrir ( = rendre quadrangulaire ) un fût de chêne © Photo Guédelon.
Et il y a encore bien d'autres métiers comme les messagers.
Jusqu'à la saison dernière, les pierres nécessaires à la construction étaient hissées sur les maçonneries à main d'hommes ou à l'aide de petits engins de levage. Mais voici que les courtines et les tours du château s'élèvent de plus en plus haut. Des engins de levage s'avèrent désormais indispensables pour hisser les pierres à plus de 3,50 mètres de hauteur. Ces engins, ce sont les cages à écureuil, ou treuil à tambour ( les ancêtres de nos grues modernes )
Le principe de fonctionnement :

Cage à écureuil © Photo Guédelon
La cage à écureuil est composée de deux éléments principaux : un grand tambour mobile tournant autour d'un axe et d'un mât double en haut duquel est placée une poulie. Un homme se positionne à l'intérieur du tambour et en marchant sans effort à l'intérieur de celui-ci, il entraîne l'enroulement de la corde autour de l'axe.
Les travaux de recherche :
L'iconographie médiévale nous a laissé plusieurs traces de ces engins de levage. Leur forme, de manière générale, était donc relativement bien connue. Les cages à écureuil de Guédelon s'inspirent de celles existantes dans les cathédrales de Beauvais et de Strasbourg ainsi qu'au Mont Saint-Michel.

Mais leur fonctionnement, en situation réelle de chantier, était méconnu.
D'autre part, ces engins, vieux de plus de huit siècles, devaient répondre à des normes de sécurité propre au XXIè siècle. C'est pourquoi ils sont équipés de différents matériaux et d'éléments de sécurité modernes. Une coordination de sécurité a validé son utilisation sur le chantier médiéval de Guédelon.
La construction des cages à écureuil :

Afin de disposer d'engins fiables et efficaces pour cette saison 2004, la construction des deux cages à écureuil a du débuter dès le printemps 2003. Une équipe de trois charpentiers s'est consacrée à l'élaboration des plans, à la taille et à l'assemblage des bois.
Chaque cage à écureuil constitue un ensemble démontable qui pourra être remonté en différents points du château.
Le fonctionnement des cages à écureuil à Guédelon :
Un premier engin a été installé depuis le mois de juin en haut de la courtine Ouest ( côté carrière ) Le second, sera en service dans les semaines à venir sur la courtine Nord, vers la tour maîtresse.

© Photo Guédelon
D'après les premiers essais, un seul homme peut soulever à lui seul et facilement une charge d'environ 180 Kg à plus de 4 mètres de hauteur.
Durant tout l'été, vous pourrez observer le fonctionnement à la fois simple et spectaculaire de ces cages à écureuil.

Pose des voussoirs de la voûte à croisée d'ogives.
Voûte réalisée en 2002 ( rez-de-chaussée de la tour des logis )Les voussoirs sont les pierres en calcaire qui constituent les branches de la voûte ( 6 branches au total ). La pierre du milieu est la clef de voûte.
© Photo Guédelon
Le 10 octobre 2002 le premier ouvrage d'art était terminé. Il s'agissait de la voûte à croisée d'ogives du rez-de-chaussée de la tour des logis. Cette voûte constitue le recouvrement de la première salle du château appelée la chambre de tirs.

Vous pouvez aujourd'hui entrer dans cette salle et découvrir les nervures en pierre calcaire, la clef de voûte sculptée, les trois archères d'où les défenseurs du château pouvaient tirer leurs flèches sur les assaillants en bas des fossés…
2002 a vu également s'élever la poterne. La poterne est une petite porte discrète dans une fortification permettant de sortir ou de rentrer dans le château à l'insu de l'assiégeant. Logiquement, la poterne de Guédelon est située à l'opposé de l'entrée principale; c'est-à-dire sur la face Nord du château, entre la tour des logis et la tour maîtresse.

Tour maîtresse © Guédelon
Entrée de la poterne. La poterne est une sortie discrète en fond de douves en cas d'attaque du château fort ( sortie côté Nord par opposition à l'entrée principale, côté Sud )La poterne est composée d'un escalier qui débouche à l'intérieur de la cour du château.
Ouvrage terminé en 2003. © Guédelon
Du bas des fossés, vous pouvez donc à votre tour emprunter l'escalier étroit et sombre, gravir les 16 marches en grès ferrugineux ; attention, vous allez faire face à une archère qui peut se révéler redoutable si elle est occupée par un défenseur du château de Guédelon. Puis vous allez pénétrer dans la cour du château.
En ce début de saison 2003, les oeuvriers de Guédelon ont réalisé un certain nombre de travaux qui vous permettront de découvrir le chantier autrement.

Escalier provisoire © Photo Guédelon
Le dallage du 1er étage de la tour des logis est terminé depuis quelques jours, et un escalier provisoire en pierre a été aménagé sur la courtine Ouest. Vous pouvez ainsi découvrir le chantier à plus de 8 mètres de hauteur.
Empruntez l'escalier en vis situé juste à côté de la chambre de tirs, gravissez les 24 marches en calcaire pour vous retrouver sur le sol du 1er étage de la tour des logis, soit au-dessus de la voûte à croisée d'ogives que vous aurez pu admirer précédemment. Vous serez à plus de 8 mètres de hauteur et pourrez observer le chantier dans son ensemble. Puis, vous redescendrez par l'escalier provisoire de la courtine Ouest pour vous retrouver à nouveau dans la cour du château.

Sur cette photo, vous vous trouvez à l'intérieur de la cour du château, côté Nord-Ouest. Vous pouvez découvrir trois portes. La première ( à gauche ) est celle qui vous permet d'entrer dans la chambre de tirs de la tour des logis et de découvrir la voûte à croisée d'ogives; la seconde donne sur l'escalier en vis et accède au premier étage de la tour des logis; enfin la troisième porte est celle de la poterne donnant sur un escalier droit débouchant dans les fossés.

« Matin du mardi 4 novembre 2003 : une activité règne près de la tour maîtresse. Il s'agit de décoffrer la voûte d'arêtes de la cave. Cette dernière opération est le couronnement d'une saison de travaux sur la plus grosse tour du château. Une grande intensité émotionnelle préside au décoffrage » (…)

Voûte à croisée d'ogives de la première salle de la tour de la chapelle. Vue du dessus. Branches de la voûte ( 6 branches ) réalisées par assemblage de pierres calcaire appelées voûtains. © Guédelon
L'objectif est de monter celle-ci au même niveau que l'ensemble du périmètre, soit 4 rangs d'escarpe.
Après la pose en 2002 du premier ouvrage d'art : la voûte à croisée d'ogives de la Tour des Logis ; un second ouvrage de ce type sera réalisé en 2003. Les carriers, tailleurs de pierre, maçons, charpentiers… réaliseront donc le plafond du sous-sol de la tour maîtresse : la voûte d'arêtes.
La Tour maîtresse sera la tour la plus grosse et la plus haute du château avec un diamètre de 12 mètres ( ou 40 pieds ) et une hauteur de 28,50 mètres ( ou 95 pieds ).

Pourquoi la dénomination Tour Maîtresse et pas Donjon, plus couramment utilisée ? Le terme Donjon désigne une tour isolée, tandis que Tour Maîtresse désigne une tour reliée à un principe de fortification composée notamment de plusieurs tours. C'est le terme employé dans les constructions de style philippien, et qui correspond donc tout à fait à Guédelon.
La tour maîtresse n'avait pas connu de campagne de travaux depuis deux saisons. Le 8 juin 2003, tous les oeuvriers de Guédelon se sont « attaqués » à la tour maîtresse.
2 équipes de maçons sont en charge de ces travaux. La première œuvre à l'intérieur de la tour ; la seconde à l'extérieur. L'ensemble des carriers et des tailleurs de pierre produisent principalement les blocs taillés pour la tour maîtresse.

- L'intérieur de la tour :
Le premier objectif est de monter les parements de moellons qui se terminent en arcs et qui serviront à porter la future voûte d'arêtes. Ces arcs sont appelés : faux formerets et seront au nombre de 4.

Au 24 juin, 2 arcs ont déjà été réalisés; les 2 autres devraient être terminés vers le 10 juillet.
Ces faux formerets achevés, un coffrage en bois réalisé par les charpentiers de Guédelon, sera monté à l'intérieur de la tour. Sur ce coffrage, des couchis ( fines planches de bois ) seront posés et supporteront les pierres de la voûte. Comme pour la voûte à croisée d'ogives de la tour des logis, ce cintre sera enlevé une fois l'ouvrage réalisé, et la voûte se soutiendra par elle-même.
A l'intérieur de cette salle en sous-sol qui sert de cellier, se trouvent 2 niches dans l'épaisseur des murs ( voir photo ). Ces niches étaient destinées à abriter des denrées plus précieuses ( vin, sel…) que celles stockées à même le sol.
Un jour en archère en face de la porte, amènera du jour dans la cave, à la manière d'un soupirail ( voir croquis ).
- L'extérieur de la tour :
La seconde équipe travaille sur les parements extérieurs de la tour. 2 rangs de parement sont déjà montés, les 2 autres seront terminés fin juillet. Le diamètre de la tour maîtresse étant d'un peu plus de 12 mètres, il faut 60 pierres extraites, taillées et maçonnées pour achever un seul rang.

Après ces 4 nouveaux rangs de parement d'escarpe, 3 rangs de réalignement seront posés. Ces rangs de 8 pouces ( 20 cm ) chacun permettent d'amorcer les murs verticaux de la tour.
Puis, l'objectif final de cette saison 2003 est de monter les parements de moellons ( mur vertical à la différence des parties en escarpe inclinées ) et de faire l'implantation des archères sur l'ensemble de la tour.
Après la pose de la voûte d'arêtes du sous-sol de la tour maîtresse en 2003, les oeuvriers ont entrepris cette année la réalisation de la salle du rez-de-chaussée.

- La tour maîtresse en quelques mots :
La tour maîtresse fait partie des canons de l'architecture philipienne. Elle fait partie intégrante du château ( à la différence du Donjon qui lui est isolé du reste de la construction ) et se différencie des autres tours par sa hauteur et son diamètre plus importants. La tour maîtresse de Guédelon se situe au Nord-Est.
Elle a un diamètre de 12,50 mètres et mesurera près de 30 mètres de haut. Cette tour comportera 4 niveaux au total. A ce jour, le premier niveau, c'est-à-dire le sous-sol, est achevé ; il s'agit d'une cave comportant une citerne, des niches murales et un jour en archère. Le deuxième niveau, le rez-de-chaussée est en cours de réalisation avec en point d'orgue la pose d'une voûte à croisée d'ogives pour le début de la saison 2005. Cette grande salle est une chambre de tir destinée à la protection du château. C'est au troisième niveau, au premier étage que l'on pourra trouver la chambre du seigneur, appelée camera.
- Les travaux de début de saison :

Côté cour mois de mars © Guédelon
Dès le mois de mars, les équipes de maçons et de tailleurs ont réalisé le sol de la grande chambre de tir du rez-de-chaussée. Les murs circulaires ont été élevés sur environ 2,70 m au dessus du niveau de la cour et 5 archères plongeantes ont été percées.
Réalisation également des montants de la porte d'entrée en arc brisé et pose des 8 premières marches de l'escalier montant au 1er étage de la tour.
- Les travaux au 10 juillet :
7 coussinets ( = pierres taillées et posées en surplomb d'une ouverture permettant de soutenir le linteau ) sur les 10 prévus sont taillés et posés.

Même vue en 2004 © Guédelon
Les travaux dans les jours à venir :
- pose des derniers coussinets
- taille et pose des premiers linteaux en grès ferrugineux ( = couvrement d'une ouverture d'une seul pièce de bois, de pierre ou de métal )
- Poursuite des travaux sur la porte d'entrée.

Début d'une archère plongeante © Guédelon
Rendez-vous vers le 10 août pour connaître les prochaines évolutions de construction !
Nous tenons tout particulièrement à remercier Michel Guyot, qui est à l'origine de ce projet merveilleux, et qui permet de remettre au goût du jour des techniques anciennes

© Guédelon
Remerciements à Delphine Bourselot, pour son étroite collaboration dans la réalisation de ce dossier.
Nous remercions également tous les bénévoles, scientifiques, qui oeuvrent ensemble pour la réalisation de ce projet.
De vaillants Hérauts à la rescousse.
A côté des oeuvriers, quelques 170 bénévoles – les « hérauts » de Guédelon – apportent leur pierre à l'édifice.
L'aventure de Guédelon est ouverte à tous, ou presque.
Depuis le démarrage du chantier en 1997, les initiateurs du chantier y veillent. Les adhérents de l'Association oeuvrent ainsi, chacun à leur manière, pour la pérennité et la progression du chantier.
Certains apportent un soutien financier. D'autres ont choisi de participer physiquement aux travaux, en apportant un savoir-faire, ou tout simplement en venant gâcher le mortier ou fabriquer du piéchis.

© Guédelon
Cette année, déjà 170 hérauts ont contribué à faire pousser Guédelon.
En adhérant à l'Association, vous pourrez bénéficier des avantages suivants :
- Entrée illimitée sur le chantier pendant la saison en cours.
- Possibilité de participer physiquement aux travaux du chantier.
- Envois de communication concernant l'évolution des travaux de Guédelon
- 15 % de réduction sur les produits de la boutique du chantier et la boutique web ( sauf librairie et bijoux ).
- Offres privilégiées sur d'autres sites touristiques de la région

© Guédelon
Pour participer :
Si vous souhaitez soutenir financièrement le chantier en adhérant à l'Association, vous pouvez obtenir immédiatement votre carte Héraut cliquez ici :
Carte Heraut
Pour plus d'informations
Pour plus d'informations concernant les possibilités de bénévolat ou de stage sur le Chantier Médiéval de Guédelon, vous pouvez contacter Sandrine au 03 86 45 69 80 ou benevoles(arobase)guedelon.fr
Pour d'autres informations sur la construction, situation, etc... http://www.guedelon.com/fr/bienvenue/index.php

Fil à plomb © Guédelon
De Paris :
prendre l'A 6, direction Lyon.
A Dordives, prendre l'A 77, direction Nevers.
Sortie N°21, Auxerre, Saint-Fargeau.
Prendre direction Saint-Fargeau.
A Saint-Fargeau prendre direction Saint-Sauveur-en-Puisaye.
A Saint-Sauveur, prendre direction Saint-Amand-en-Puisaye par la D 955.

© Guédelon
De Lyon, Dijon :
Autoroute A 6, Sortie Auxerre Nord.
Prendre direction Orléans, Toucy ( D 965 )
A Toucy, prendre direction Saint-Sauveur-en-Puisaye
A Saint-Sauveur, prendre direction Saint-Amand-en-Puisaye ( D 955 )
D'Orléans, Tours :
D'Orléans, prendre direction Ouzouer-sur-Loire, Gien.
A Gien, prendre direction Nevers ( N 7 ), via Briare, Bonny-sur-Loire
Sur la N 7, prendre direction Saint-Fargeau ( D 965 )
A Saint-Fargeau, prendre direction Saint-Sauveur-en-Puisaye
A Saint-Sauveur, prendre direction Saint-Amand-en-Puisaye ( D 955 )
De Vierzon, Bourges :
A Bourges, prendre direction Sancerre, puis Saint-Satur
Puis, direction Cosne-sur-Loire.
A Cosne, prendre direction Paris ( N 7 )
A l'entrée de Myennes, sur votre droite, prendre direction Saint-Amand-en-Puisaye ( D 955 )
A Saint-Amand, prendre direction Saint-Sauveur-en-Puisaye.