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Des Sables d'Olonne à la Pointe d'Aiguillon - 28/04/2007

Le littoral de la Vendée est connu pour ses sites ornithologiques prestigieux comme les baies de Bourgneuf et de l'Aiguillon. Mais il existe autour de la station balnéaire des Sables-d'Olonne une concentration de petits spots ornithologiques souvent méconnus et pourtant remarquables, notamment au moment de la migration post-nuptiale (fin de l'été et automne). En particulier, les rassemblements de limicoles y sont conséquents, et des raretés y sont vues chaque année. L'inspection des buissons et des séances de seawatching (observation des oiseaux marins) vous permettront souvent de faire de belles découvertes.

  • Accès

Pour atteindre la mare des Agaures : depuis le port des Sables-d'Olonne, se diriger vers Le faubourg dit La Chaume (en passant devant le stade des peuples). La mare est située en bordure de zone pavillonnaire, et n'est pas très simple à localiser. Garez votre véhicule dans les rues adjacentes et explorez les buissons autour du petit plan d'eau.

Pour atteindre les marais sablais (composés du bassin Montporteau, du Vieux marais et du Cadrit), prendre à partir de la Capitainerie la Rue de la forêt qui se dirige vers la nord vers la Forêt d'Olonne. Les marais sont situés à droite de la route, au niveau du hameau des Grands Guérêts, après des bâtiments de squash.

La plage de la Paracou est bien indiquée depuis les Sables-d'Olonne, tandis que la plage de Sauveterre est accessible depuis la Rue de la forêt, et en tournant à gauche au niveau du Grand Sauveterre.


Autour des Sables-d'Olonne

  • La mare des Agaures

La mare des Agaures est un petit spot ornithologique peu connu, situé dans les faubourgs des Sables-d'Olonne, et d'ailleurs menacé par des projets d'urbanisation. Le plan d'eau, de moins d'un hectare, est entouré d'une importante végétation aquatique (roselière, saules). Les environs sont constitués de dunes couvertes de buissons. L'ensemble constitue un secteur très attractif pour les migrateurs, surtout à la fin de l'été et en automne. Les ornithologues locaux l'ont surnommé le "Ouessant local" en raison des nombreuses raretés qui y sont vues chaque année.


Mare des Agaures. © Ornithomedia.com

Les roselières et les saules accueillent par exemple régulièrement le Blongios nain (Ixobrychus minutus) et le Héron pourpré (Ardea purpurea), qui n'y nichent toutefois pas.

Mais ce sont surtout les passereaux orientaux et sibériens qui ont fait la renommée des lieux, surtout en octobre. Le Pouillot à grands sourcils (Phylloscopus inornatus) y est pratiquement annuel de la mi-octobre à la mi-novembre. Le Pouillot de Pallas (P. proregulus) y a été observé plusieurs fois en octobre, et le Pouillot brun (P. fuscatus) y a déjà été noté.

D'autres espèces remarquables sont à chercher, comme l'Étourneau roselin (Sturnus roseus) en août-septembre, les Bruants auréole (Emberiza aureola) et rustique (E. rustica) en octobre.


Le Pouillot à grands sourcils (Phylloscopus inornatus) est très régulier autour de la mare des Agaures. © Samuel Progin.

  • Les plages de la Paracou et de Sauveterre

Ces deux plages situées non loin des Sables-d'Olonne sont réputées pour être de très bons spots de seawatch (observation en mer).

La plage de la Paracou par exemple est connue pour être en septembre l'un des meilleurs endroits du littoral atlantique français pour observer dans de très bonnes conditions les Labbes arctiques (Stercorarius parasiticus) et pomarins (S. pomarinus) harcelant les sternes caugeks (Sterna sandvicensis) et pierregarins (S. hirundo) qui pêchent près du littoral. En octobre, les zones rases (dunes) peuvent accueillir des espèces remarquables, comme le Pipit de Richard (Anthus richardi).


Plage de la Paracou. © Ornithomedia.com

En hiver, des alcidés, comme le Guillemot de Troïl (Uria aalge), le Pingouin torda (Alca torda), le Macareux moine (Fratercula arctica) voir le Mergule nain (Alle alle) s'échouent sur la plage ou stationnent non loin du rivage.

Les rochers et les zones sablo-vaseuses attirent également de nombreux limicoles en migration, comme l'Huîtrier-pie (Haematopus ostralegus), le Tournepierre à collier (Arenaria interpres) et plusieurs espèces de bécasseaux.

Plus au nord, la plage de Sauveterre est réputée en juillet-août pour observer un phénomène ornithologique remarquable : le rassemblement de milliers de Puffins des Baléares (Puffinus mauretanicus), le plus important du littoral atlantique. Il est possible de voir d'autres espèces, comme le Puffin cendré (Calonectris diomedea).


Puffin des Baléares (Puffinus mauretanicus). © Ricardo Guttierez

  • Les marais sablais


Situés juste au nord des Sables-d'Olonne, ces anciens marais salants sont considérés par les ornithologues locaux comme étant les plus riches en oiseaux de tous les marais de la région d'Olonne. Ils sont malheureusement menacés par la transformation en bassins de pisciculture. Ils sont constitués de trois parties : le bassin Montporteau, le Vieux marais et le Cadrit.


Vue des marais sablais. © Ornithomedia.com

Des centaines de limicoles de plus de 20 espèces y stationnent chaque année durant les migrations, surtout à la fin de l'été (juillet-août) et en automne (septembre). Parmi les espèces "européennes" régulières, des espèces nord-américaines y sont notée chaque année, en particulier le Bécasseau tacheté (Calidris melanotos).

Parmi les autres accidentels observés, on relèvera par exemple le Bécasseau semipalmé (Calidris pusilla), le Bécasseau de Bonaparte (C. fuscicollis) ou le Pluvier dominicain (Pluvialis dominica).


Le Bécasseau tacheté (Calidris melanotos) est le plus régulier des limicoles américains observés dans les marais sablais. © Pierre-Paul Evrard

  • Le port des Sables-d'Olonne

En septembre ou en octobre, notamment après des tempêtes, le port des Sables d'Olonne et le chenal d'accès à la mer peuvent être très attractifs. On se souvient encore localement de l'arrivée de centaines de Mouettes de Sabine (Larus sabinii) en 1996 ! Des océanites, en particulier tempête (Hydrobates pelagicus) ont déjà été vus.

Le Phare de l'Armandèche est un autre site d'observation connu pour pratiquer le seawatching en automne, mais aussi pour chercher des passereaux peu communs, comme cette Rousserolle des buissons (Acrocephalus dumetorum) en novembre 2000.

  • Accès

A partir du village de l'Ile-d'Olonne (à environ 7 km au nord des Sables d'Olonne), prendre la direction d'Olonne-sur-Mer par la D 38. A environ 1 km, tourner à droite vers le lieu-dit "L'Ileau". L'observatoire est situé au bout de cette petite route. L'itinéraire est fléché depuis l'Ile d'Olonne (suivre les panneaux vers l'observatoire d'oiseaux). Le mieux est de s'y rendre le matin pour avoir le soleil dans le dos, et à marée haute.

Etant donné la distance d'observation depuis l'observatoire, il est grandement conseillé d'utiliser une longue-vue. Des visites guidées sont organisées par l'ADEV (Association de Défense de l'Environnement en Vendée).


Situation de la réserve de l'Ile d'Olonne

  • Historique des marais d'Olonne

Jadis existait un Golfe, le Golfe d'Olonne, qui était enchâssé entre l'Île Vertime (actuellement occupée en majeure partie par la forêt d'Olonne) et les coteaux d'Olonne. II y a environ 2 500 ans, en se comblant progressivement, se sont formés les marais de la Gâchère (au nord) et le Bassin des Chasses (au sud). Ces deux bassins sont reliés aujourd'hui entre eux par le canal de la Bauduère. Ils reçoivent l'eau des rivières Auzance et Vertonne, tout en communiquant, grâce à des écluses, avec la mer dont ils subissent les marées. Les marais s'étendent aujourd'hui sur la commune d'Olonne-sur Mer principalement, mais aussi sur cinq communes limitrophes : Les Sables d'Olonne, l'Ile d'Olonne, Brem-sur-Mer, Brétignolles-sur-Mer, et Vairé.

L'exploitation de ces terres très humides a entraîné leur drainage. Elle a débuté avec la création des marais salants qui fournissaient en sel "tout le centre de la Gaule" d'après la chronique de St Denis (631 après J.C.). Cette activité est florissante entre les XIème et XVIIIème siècles puis décline au XIXème avec la concurrence des salins du Midi. La pisciculture apparue au XIlème siècle prend alors le relais. A la même époque, l'ostréiculture se développe dans le bassin des Chasses. Elle disparaît en 1970 par absence de reprise des exploitations et pour cause de problèmes sanitaires. Aujourd'hui, elle se cantonne essentiellement près de la Gachère.


Vue du marais de l'Ile d'Olonne. © Ornithomedia.com

  • Un site ornithologique de grande valeur

Les marais d'Olonne-sur-Mer abritent des plantes adaptées à la vie en présence de sel, comme la salicorne, et par endroit, des espèces d'orchidées rares. Mais ce sont surtout les oiseaux nicheurs et migrateurs qui retiendront l'attention du visiteur.

Créé en 1976 au coeur du marais, l'observatoire d'oiseaux de l'Ile d'Olonne offre une vue intéressante sur la réserve qui occupe environ 40 ha.

Au printemps, la réserve héberge plusieurs espèces nicheuses, comme l'Avocette élégante (Recurvorostra avosetta), l'Echasse blanche (Himantopus himantopus), le Chevalier gambette (Tringa totanus), le Vanneau huppé (Vanellus vanellus), le Tadorne de Belon (Tadorna tadorna), la Sterne pierregarin, les Goélands bruns (Larus fuscus graelsii), leucophées (L. cachinnans michahellis) et argentés (Larus argentatus) ou la Mouette rieuse (Larus ridibundus). Le Milan noir (Milvus milvus) et le Busard des roseaux (Circus pygargus), nicheurs dans les environs, chassent sur les bassins.


Le marais de l'Ile d'Olonne accueille la plus colonie française d'Avocettes élégantes (Recurvirostra avosetta). © Joël Bruezière / www.eyesonsky.com

Le printemps et l'automne attirent des milliers de limicoles et échassiers (chevaliers, bécasseaux, courlis, Spatule blanche, ..).

En hiver, des milliers de canards hivernent sur place, parmi lesquelles des raretés comme l'Erismature rousse (Oxyura jamaicensis) ou la Sarcelle à ailes vertes (Anas carolinensis) ont été observées. Le Pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla) et le Goéland à ailes blanches (Larus glaucoides) ont été vus en hiver.

  • Des raretés "à la pelle"

La réserve de l'Ile d'Olonne est connue pour sa liste impressionante d'espèces occasionnelles, notées surtout en automne.

Ce sont les limicoles qui ont donné ses lettres de noblesse au site : le Pluvier bronzé (Pluvialis dominica), le Bécasseau de Baird (Calidris bairdii), Bécasseau tacheté, le Bécasseau à échasses (Micropalama himantopus), le Bécasseau rousset (Tryngites subruficollis), le Chevalier stagnatile (Tringa stagnatilis) ou le Phalarope de Wilson (Phalaropus tricolor) sont quelques-unes des espèces identifiées.


Le Bécasseau rousset (Tryngites subruficollis) est l'un des limicoles rares vus dans les marais de l'Ile d'Olonne. © Jean-Luc Trimoreau

Dans les autres familles, on notera au hasard l'Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus), la Talève d'Allen (Gallinula alleni) ou l'Hypolaïs bottée (Hypolais caligata).

La baie de l'Aiguillon, sur la côte atlantique française, est une vaste zone humide à cheval sur les départements de Vendée et de Charente-Maritime. Au sein de cet espace de vasières et de près salés, la Pointe de l'Aiguillon est un site remarquable : chaque année, plus de 400 000 oiseaux (passereaux et limicoles principalement) passent par ce spot pour rejoindre leurs quartiers d'hiver dans le sud de l'Europe et en Afrique.

Pour réaliser un suivi scientifique de ce phénomène, le Groupe Ornithologique Vendéen, puis la Ligue de Protection des Oiseaux, ont mis en place un camp de comptage sur la pointe du 1er septembre au 30 Novembre.

  • Accès

La pointe de l'Aiguillon se trouve au sud-ouest du département de la Vendée, au bout de la Baie de l'Aiguillon.

De la Roche-sur-Yon, prendre la direction de la Tranche-sur-Mer, puis de l'Aiguillon-sur-Mer.

Des Sables-d'Olonne, prendre la direction de Luçon, puis tourner à droite au Pont-Rouge vers la Tranche-sur-Mer, puis de l'Aiguillon-sur-Mer.

De Luçon, prendre la direction de l'Aiguillon-sur-Mer. A l'Aiguillon, suivre la rivière le Lay, jusqu'à l'extrémité de la digue de l'Aiguillon. Au parking, rejoindre la plage pour aller jusqu'à l'extrémité sud du cordon dunaire (la Pointe de l'Aiguillon). (Les bâtiments situés à gauche du petit parking sont interdits au public. Ne pas essayer d'en franchir l'enceinte grillagée.)


Carte d'accès à la pointe de l'Aiguillon

  • Présentation

La pointe de l'Aiguillon est située à l'extrémité sud d'un cordon dunaire. Différents habitats sont visibles sur le site : dune mobile, dune grise, dune fixée, prés salés, grève sablonneuse, vasière, quelques buissons et arbustes qui forment une mosaïque propice à l'observation des oiseaux migrateurs, qui font souvent une pause avant de franchir la vaste Anse de l'Aguillon toute proche. C'est cette situation "d'entonnoir" qui fait de la pointe un spot privilégié pour l'observation des oiseaux en migration. En 1995, 420.000 migrateurs ont été comptés lors du suivi annuel organisé par la LPO Vendée.

Les conditions météo sont un élément clé de la migration : un vent orienté Sud est favorable, ainsi qu'un ciel dégagé. Le mieux est de s'y rendre en début d'après-midi (ce qui est parfois un peu dur en août ou même en septembre quand il fait chaud) pour avoir le soleil derrière soi.


La Pointe de l'Aiguillon est idéalement placée à l'extrémité d'un couloir de migration.
© Ornithomedia.com

Pour profiter du passage des limicoles et des laridés, l'idéal est de se poster sur la plage avant la marée haute de façon à voir les oiseaux se rendre sur leurs reposoirs. À marée basse, les vasières s'étendent à perte de vue et les oiseaux sont éparpillés sur l'immensité du site.

  • Un spectacle extraordinaire

La participation à une journée de suivi de la migration automnale à la Pointe de l'Aiguillon est un spectacle extraordinaire. Dès les premières lueurs d'une matinée de septembre, des pipits et hirondelles passent en rase-motte. Au fur et à mesure que la matinée avance, des troupes en densités de plus en plus importantes sont visibles : des escadrilles entières de centaines d' Hirondelles rustiques (Hirundo rustica), de rivage (Riparia riparia) et de fenêtre (Delichon urbica) surgissent de toutes parts. Des bergeronnettes et des pipits au vol ondulant commencent à franchir l'Anse de l'Aiguillon, suivis de milliers d'Étourneaux sansonnets (Sturnis vulgaris). Lors de son pic d'activité, de la fin août à la fin septembre, la pointe voit passer chaque jour des milliers de passereaux : Chardonnerets élégants (Carduelis carduelis), Linottes mélodieuses (Carduelis cannabina), Pinsons des arbres (Fringilla coelebs), Alouettes des champs (Alauda arvensis), Gobemouches noirs (Ficedula hypoleuca), Pipits des arbres (Anthus trivialis), Pipits farlouse (Anthus pratensis), etc.


En automne, des milliers d'Hirondelles de rivage (Riparia riparia) passent par la Pointe de l'Aiguillon. © Dave Trotter

  • Une diversité remarquable


Le Bécasseau rousset (Tryngites subruficollis) est l'un des limicoles rares vus dans les marais de l'Ile d'Olonne. © Jean-Luc Trimoreau

De la fin août à début mai, il est possible d'observer une variété impressionnante d'espèces de passage (en migration pré et post-nuptiale) ou hivernantes : vous y découvrirez d'impressionnantes concentrations d'hivernants et d'oiseaux de passage (en migration pré et post-nuptiale): Canards siffleur (Anas penelope), pilet (A. acuta), souchet (A. Clypeata) et colvert (A. platyrhynchos), Tadorne de Belon (Tadorna tadorna), Sarcelle d'hiver (A. crecca), Oie cendrée (Anser anser), Bernache cravant (Branta bernicla), Huîtrier pie (Haemotopus ostralegus), Avocette élégante (Recurvirostra avosetta), Pluvier argenté (Pluvialis squatarola), Barge à queue noire (Limosa limosa), Barge rousse (Limosa lapponica), Chevaliers arlequin (Tringa erythropus), gambette (T. totanus), culblanc (T. ochropus) et guignette (Actitis hypoleucos), Tournepierre à collier (Arenaria interpres), Bécasseaux maubèche (Calidris canutus), variable (C. alpina), sanderling (C. alba) et minute (C. minuta), Courlis cendré (Numenius arquata) et corlieux (N. phaeopus), Grand Gravelot (Charadrius hiaticula), Goélands marin (Larus marinus), cendré (L. canus), brun (L. fuscus) et argenté (L argentatus), Sternes caspienne (S. caspia), pierregarin (S. hirundo), naine (S. albifrons) et caugek (S. sandvicensis), Aigrette garzette (Egretta garzetta), Grue cendrée (Grus grus), Spatule blanche (Platalea alba) , Cigogne noire (Ciconia nigra), ...

Tous ces migrateurs attirent bien sûr les rapaces : Hibou des marais (Asio flammeus), Busards des roseaux, (Circus aeruginosus), cendré (C. pygargus) et Saint-Martin (C. cyanus), Faucons pèlerin (Falco peregrinus), émerillon (F. columbarius) et crécerelle (F. tinnunculus), Milan noir (Milvus migrans), Epervier d'Europe (Accipiter nisus).

  • Les raretés

Les observateurs régionaux se souviendront sûrement encore longtemps de cette fin de juillet 1995 où ont été observés presque simultanément un Gravelot mongol (Charadrius mongolus), un Bécasseau semipalmé (Calidris pusilla), un Bécasseau d'Alaska (C. mauri), un Bécasseau tacheté (C. melanotos), et un Chevalier bargette (Xenus cinereus) !! Ces données illustrent le potentiel de la Pointe de l'Aiguillon pour l'observation des limicoles rares en automne et dans une moindre mesure au printemps.

Parmi les autres limicoles rares observés sur le site et homologués, on notera le Bécasseau falcinelle (Limicola falcinellus) vu en mai 1987, le Bécasseau rousset (Tryngites subruficollis) noté en mai 1988 et 1997, ou le Chevalier stagnatile (Tringa stagnatilis) vu en avril 1985.

Le très rare Chevalier bargette (Xenus cinereus) a été observé plusieurs fois, en juillet 1995, en août 1996, en mai 1197, en juillet 1997, et en mai 1998.


Le Chevalier bargette (Xenus cinereus) a été observé 3 années de suite à la Pointe de l'Aiguillon ! © Aurélien Audevard

D'autres oiseaux rares sont visibles sur le site : à la fin août et en septembre, la Sterne caspienne (Sterna caspia) est régulière (le site proche de la Pointe d'Arçais, près de l'Aiguillon-sur-mer est sans doute l'un des meilleurs de France), tout comme la Cigogne noire.
Une Sterne bridée (Sterna anaethetus) a été vue en septembre 1993, ainsi qu'un juvénile de Busard pâle (Circus macrourus) en août 1999.

Outre les excellents mois de septembre et de septembre, il est en fait possible de faire des "renontres" intéressantes tout au long de l'année (par exemple en hiver le Pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla) est un visiteur relativement régulier dans les environs).

  • Camp de migration

La LPO Vendée est présente depuis 10 ans à la Pointe de l'Aiguillon-sur-Mer, afin de suivre la migration d'automne. Chaque année, environ 400.000 oiseaux passent par la pointe de l'Aiguillon pour rejoindre leurs quartiers d'hiver.


Les près inondés à proximité de la pointe de l'Aiguillon sont favorables aux stationnements des limicoles. © Ornithomedia.com

Période de comptage des oiseaux :
Le suivi de la migration est réalisé du 1er septembre au 30 novembre, 7 jours sur 7, de l'aube (1/2 heure avant le lever du soleil) au début de l'après-midi. Tous les matins, les observateurs sont en position sur la plage de la Pointe et attendent patiemment le ballet des migrateurs.

Quel que soit votre niveau en ornithologie, vous serez le (la) bienvenu(e) : toute aide est précieuse pour le comptage des migrateurs. L'accès est libre et gratuit pour tous.

Hébergement : la LPO Vendée dispose d'un logement dans le centre ville de l'Aiguillon-sur-Mer (rue Jacques Moreau), pour les personnes souhaitant participer au comptage plusieurs jours de suite. Sanitaires, salle à manger, lits (emporter son duvet).

Réservation et renseignements : LPO Vendée . Tel : 02.51.46.21.91.

Remerciements à http://www.ornithomedia.com/accueil.php

  • Pour informations

- ADEV (Association de Défense de l'Environnement en Vendée) - 2 bis, rue des marais, 85 340 Ile-d'Olonne - Tél./fax: 02.51.33.12.97 -

E-mail : adev.pays.olonne@wanadoo.fr.

- Littoral 85 : http://www.littoral85.com

- Vendée Nature : http://www.vendee-nature.com.

- LPO Vendée - Les Etablières - Route de Nantes - BP 609 - 85015 La Roche-sur-Yon cedex. Tél. 02.51.46.21.91 / Fax 02.51.62.07.93. E-mail : vendee@lpo.fr -
Site web :
http://vendee.lpo.fr

- La Cicadelle - La Haute Couperie - 85000 La Roche-sur-Yon -Tél. 02.51.42.31.59.
Site web : http://www.chez.com/cicadelle/migration/migration.htm

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