Les sacs de caisse en plastique, non biodégradables, sont devenus les « symboles insupportables » d'une société de consommation dite du « Jetable » qui pour une utilisation minime, parfois même seulement de quelques minutes, met en danger toute la chaîne de la vie pendant des centaines d'années.
Heureusement, nombreux sont ceux qui ont déjà été scandalisés par la pollution visuelle de sacs plastique qui viennent perturber la beauté de nos paysages, le long de nos rivières, de nos plages, suspendus dans les arbres, ou dans les mers, cette pollution visuelle intolérable ne représente, malheureusement, que l'aspect visible de l'iceberg de toute la problématique d'une consommation " Non Durable".
L'analyse de l'empreinte écologique démontre avec suffisamment de clarté qu'un monde « Durable » n'est pas possible si les pays riches n'adaptent pas rapidement leur mode de consommation. Nos pays riches sont la référence du développement, il nous faut donc montrer l'exemple en arrêtant de favoriser la consommation du « Jetable » pour lui préférer celle du « Durable ».
Merci d'ores et déjà à tous ceux et toutes celles qui nous aideront à agir au quotidien pour un monde plus respectueux de la nature.
Cedric Du Monceau - Daniel Richard
Directeur Général Président

Le sac à usage unique est polluant à plus d'un titre : dégradation de l'environnement, danger sanitaire, pollution visuelle...Il est devenu le symbole de la consommation, de la société du jetable. Certes pratique, il ne l'est pas longtemps en comparaison des dégâts qu'il cause. Il en est de même pour bon nombre de produits dits jetables. Un produit jetable n'est pas un produit dont on se débarrasse si facilement. Le déchet qui a le moins d'impact reste celui qu'on ne produit pas.

Dessinateur : Chimulus
Quelques chiffres
* 18 milliards de sacs à usage unique distribués chaque année, soit 570 par seconde, 72000 tonnes de déchets
* 100 millions d'euros dépensés pour leur élimination soit 0,6 centimes d'euros par sac soit son coût de production
* 122 millions de sacs à usage unique présents sur le littoral français de façon continue
Un sac jetable = 1 seconde de fabrication
** 20 minutes d'utilisation.
** 100 à 400 ans de dégradation dans la nature.
** 500 milliards de sacs distribués chaque année dans le monde,soit 16 000 par seconde.
** Encore 15 milliards de sacs distribués chaque année en France,soit 475 par seconde et 60 000 tonnes de plastique - puis de déchets- utilisées pour cet usage. 100 millions d'euros dépensés pour leur élimination. 122 millions de sacs présents sur le littoral français de façon continue.
** Les fragments de plastique de sacs jetables mettent en péril la fauneet la flore aquatiques (mer et eau douce).

Chaque année en mer… : 5 millions de tonnes de déchets rejetés
60 à 95 % sont des déchets plastiques (sacs à usage unique, bouteilles, emballages divers…)
Le WWF s'inscrit contre l'utilisation du sac à usage unique et prône celle d'un sac cabas réutilisable, comme :
sac en polyéthylène basse densité, d'une contenance et d'une solidité nettement supérieures au sac à usage unique. Il est de plus en plus disponible dans les magasins. Il est en général consigné et échangeable gratuitement. Non souillé (car il ne sert pas de sac poubelle) il peut être facilement recyclé.
sac en général fabriqué en papier et carton recyclés.
: Sac fabriqué à partir d'éléments végétaux, à base d'amidon de maïs.
sac bretelle en polyéthylène haute densité (PEHD) communément appelé « sac plastique ».
A - Les sacs plastiques sont nocifs pour la faune et la flore aquatique.
En effet, au-delà de la pollution visuelle, la faune et la flore aquatiques sont mises en péril. Sur le littoral, ces déchets échoués ont une durée de vie de plusieurs centaines d'années (entre 100 et 400 ans selon les conditions). Il est prouvé qu'ils provoquent une modification des éco-systèmes meiobenthiques littoraux (faune interstitielle de petite taille, quelques millimètres) en empêchant la pénétration de la lumière dans l'eau, donc le développement des organismes photosynthétiques végétaux nécessaires à l'alimentation des animaux herbivores. Par ailleurs, ils repésentent un danger pour les grands organismes marins (tortues, cétacés, thons..) en provoquant leur étouffement ou étranglement (ex : échouages anormal de tortue luth sur les plages du golfe de Gascogne) . Immergé, chaque sac met 400 ans à disparaître. C'est le même temps qu'il faut à un mètre carré de posidonie, fleur aquatique, clé de voûte de l'écosystème marin, pour se régénérer .
B - Les sacs de caisse engendrent une pollution visuelle

Chaque année, 5 millions de tonnes de déchets sont rejetées à la mer, dont 60 à 95% des déchets plastiques (sacs à usage unique, bouteilles, emballages divers). Ainsi, 122 millions de sacs à usage unique jonchent en permanence le littoral français. Un sac à usage unique échoué dans la nature suffit à dégrader la beauté d'un paysage. Dans les décharges à ciel ouvert, ces sacs, légers, s'envolent et les vents les repoussent vers les côtes. De plus, l'utilisation des sacs à usage unique en PE encourage les collectivités locales à choisir l'incinération comme technique d'élimination des ordures ménagères avec les problèmes sanitaires que cela pose.

C - L'incinération engendre des rejets de dioxines, dangereuses pour la santé.
Lors de l'incinération des ordures ménagères, les sacs à usage unique sont mélangés aux fermentescibles (résidus alimentaires), et servent de carburant pour entretenir la combustion. L'utilisation des sacs à usage unique encourage donc la filière incinération en fournissant un comburant facile d'accès (coût, source…). Or, l'incinération des fermentescibles émet des dioxines cancérigènes. Une solution : la suppression des sacs à usage unique en PE et le développement de la filière compost permettraient de pallier ces risques sanitaires.
D - Les sacs à usage unique participent à l'épuisement des réserves de pétrole.
En 2001, en France, 6,56 millions de tonnes de matières plastiques ont été produites dont 72 000 tonnes utilisées pour la production des sacs à usage unique. Cette quantité de matière est non négligeable puisqu'elle est équivalente à 3 milliards de brosses à dents ou 1,85 milliards de bouteilles de lait.
1 - Incinérer les sacs de caisse ne produit pas vraiment de l'énergie.
En pratique, le sac à usage unique est pour les incinérateurs un carburant de choix pour entretenir à moindres frais la combustion. Dans toutes les solutions, le bilan énergétique est négatif. Lorsqu'un sac un sac à usage unique est incinéré, la quantité d'énergie récupérée est équivalente au fonctionnement d'une ampoule de 60 W pendant 10 minutes. Cette quantité récupérée en fin de vie est très largement inférieure à l'énergie consommée lors de l'ensemble du cycle de vie (en prenant en compte l'extraction des matières premières, la fabrication, la distribution, l'utilisation et l'élimination en fin de vie).

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De plus, il ne faut pas oublier qu'incinérer des sacs à usage unique en PEHD conduit à la production de CO2 et de vapeur d'eau, deux gaz à effets de serre. L'incinération des sacs à usage unique contribue donc au phénomène de réchauffement climatique.
Les sacs papier, à base de papier recyclé, ne sont pas écologiques
S'il est vrai que les sacs en papier utilisent les stocks de vieux papiers et cartons, l'ensemble de son cycle de vie (de la production de matière à l'élimination en fin de vie) présente un coût environnemental non négligeable. En effet, pour un même service rendu (même volume de charge) le sac en papier est en fait pire que le sac à usage unique pour de nombreux critères environnementaux (+14 % de consommation d'énergie, + 240 % de consommation d'eau, + 82% d'émission de gaz à effet de serre, + 83 % d'acidification atmosphérique, 150 % de production de déchets…). Le bilan environnemental du sac en papier n'est donc pas si favorable qu'il ne paraît. Ce bilan s'explique notamment par son usage unique.
2 - Les sacs plastiques EPI (fragmentables) ne sont pas biodégradables
Les sacs fragmentables encore appelés sacs EPI ou sacs photodégradables ne peuvent pas être qualifiés de biodégradables. En effet, un matériau biodégradable est un matériau qui, sous l'action de micro-organismes et en présence d'oxygène, se décompose en dioxyde de carbone, eau et sels minéraux et produit une nouvelle biomasse. En l'absence d'oxygène (phénomène observé quand le sac est enterré), il se décompose en dioxyde de carbone, méthane, sels minéraux avec création, là aussi, d'une nouvelle biomasse.
Ce phénomène s'observe dans le cas du sac à base d'amidon de maïs ; par contre, dans le cas du sac plastique EPI, la dégradation est de type photochimique et/ou chimique. Ce sont les adjuvants présents dans la matière qui conduisent à une fragmentation du sac sous forme de « paillettes ». Dans ce cas, la pollution visuelle disparaît plus ou moins (elle n'est plus aussi visible à l'œil), mais les déchets de plastiques ne sont pas éliminés et restent disséminés dans la nature.
Le sac cabas est sur le long terme plus écologique (moins de matières premières, moins d'énergie, moins de déchets…)
Pour comparer 1 cabas avec 1 sac à usage unique, il faut comparer non l'objet mais le service qu'il rend, son utilisation.
La contenance du sac cabas est nettement supérieure (37 litres contre 14), donc pour transporter la même quantité de marchandise contenue dans un sac cabas, il faut 2,6 sacs à usage unique, 1,85 sacs en papier et 1,48 sacs à base d'amidon de maïs. De plus, le nombre d'utilisation de chaque type de sac diffère. Plus le sac cabas est réutilisé, plus son bilan environnemental est favorable.

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Dans ce contexte, le sac cabas est le meilleur pour tous les critères environnementaux à partir de 4 utilisations. Si l'on prend l'hypothèse que les ménages font leurs courses toutes les semaines, le gain environnemental est obtenu au bout de seulement 1 mois.
Cependant, certains sacs à usage unique sont réutilisés comme sacs poubelle (65%, selon un sondage réalisé par la junior entreprise de l'Essec). Dans ce cas, le consommateur fait l'économie des sacs poubelle, donc de matière, d'énergie… Cependant plusieurs sacs à usage unique sont nécessaires pour remplir une fonction équivalente à un sac poubelle (contenance, solidité). Même si le sac à usage unique est réutilisé comme sac poubelle, le sac cabas reste de toute façon plus écologique s'il est réutilisé régulièrement.Le cabas est donc la solution durable…
Des solutions d'avenir
Le sac biodégradable ne sera totalement pertinent que si la filière compost est développée.
Le développement de la filière compost et l'utilisation des sacs biodégradables ne présentent pas de risques cancérigènes au contraire de l'incinération. Certifié Ok-Compost par un certificateur indépendant Belge, le sac biodégradable répond à la norme européenne EN 13432 lui donnant droit d'être qualifié de « biodégradable » et de « compostable ».

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Le sac à base d'amidon de maïs se dégrade en 3 semaines à 2 mois contre 100 à 400 ans pour le sac à usage unique. La matière première de ces sacs étant garantie sans OGM, leur dégradation dans la nature ne s'accompagne pas de risque de contamination des sols.
L'avantage majeur des sacs biodégradables est de permettre la collecte des fermentescibles et une mise en compostage aisée de ces déchets. Malheureusement, en France, cette filière d'élimination n'est pas développée, mais la solution des sacs biodégradables devient intéressante pour les ménages fabriquant leur propre compost dans leur jardin (potentiellement 50 % des ménages français).
L'amidon utilisé pour la fabrication de ces sacs est issu de la culture du maïs. Il est vrai que cette culture requière beaucoup d'eau et de pesticides. Cependant une part de plus en plus grande de la culture du maïs est pratiquée au Nord de la Loire, dans des conditions climatiques nécessitant moins d'arrosage que dans le sud de la France. Par contre, pour assurer un certain rendement, la culture du maïs nécessite une certaine quantité d'engrais. Ces produits azotés posent alors le problème de l'eutrophisation des eaux superficielles.
Ces impacts pourraient être réduit grâce à l'utilisation d'un produit issu d'origine végétale autre que le maïs. La difficulté principale est de trouver un produit de qualité suffisante et constante. L'utilisation d'amidon de pomme de terre est actuellement à l'étude.
Rappelons que l'usage optimal des sacs en amidon de maïs n'est pas de les éliminer en incinérateur mais de les composter en même temps que les déchets fermentescibles. Cependant, le développement de la filière compost souffre des faveurs accordées à la filière de l'incinération.
Largement adopté par les consommateurs, le sac réutilisable est la première alternative. Dans son communiqué de presse du 30 novembre 2004, la FCD – la Fédération des entreprises du Commerce et de la Distribution - annonçait : « L'objectif initial était d'atteindre une réduction de la distribution de sacs de 5 % par an, sur 3 ans. Fin septembre 2004, la baisse moyenne du volume de sacs distribués, toutes enseignes confondues, est de 15 %. Ce qui avait été prévu sur 3 ans a donc été obtenu en seulement une année». Ceci laisse donc augurer des résultats encore meilleurs dans les deux ans à venir. Pourtant, la réduction semble aujourd'hui stagner.
Pourquoi la réduction n'est-elle pas plus importante ? Des consommateurs réagiraient négativement à cette politique de réduction d'impact environnemental. Qu'en est-il exactement ?
D'après un sondage réalisé par le CSA pour le WWF, fin avril 2005, 83 % des Français jugent positif le fait que « certains supermarchés et magasins ne donnent plus de sacs plastique jetables à leurs clients afin de réduire les pollutions que créent ces sacs ».79 % des français ont déjà adopté une alternative durable au sac jetable. En outre, les21 % restants sont à 89 % prêts à adopter un sac ou un cabas réutilisable. Ce sont donc 97 % des Français qui sont potentiellement disposés à se défaire du sac jetable !
Une réduction bien plus importante de la consommation de sacs jetables est donc possible. Il appartient aux consommateurs de transformer leurs déclarations en comportements et bien sûr aux distributeurs de faciliter cette transition notamment en continuant de sensibiliser leurs clients et les hôtesses de caisse, relais de la démarche, et de proposer des alternatives concrètes.
Utiliser un sac réutilisable est bien, le réutiliser est indispensable afin que cette solution soit environnementalement satisfaisante. Il est donc nécessaire, non seulement de continuer la sensibilisation mais aussi de développer le réflexe de se munir de son sac réutilisable en allant faire les courses. L'intérêt n'est pas de vendre un maximum de sacs.
Quelques idées pour aider à développer ce réflexe.
Des incitations : bons de réduction sur des produits AB et/ou commerce équitable au xème passage en caisse du sac, Points supplémentaires sur la carte de fidélité du magasin lors du passageen caisse, Des objets « pense-bête » : jeton de caddie, magnet pour réfrigérateur… Un bloc-notes en papier recyclé pour les listes de courses avec un message incitant à la réutilisation, En cas d'oubli, prêt d'un sac consigné.
97 % des français sont prêts à arrêter l'utilisation des sacs jetables.
83 % des français jugent positif le fait que certains magasins ne donnent plus de sacs plastiques jetables
79 % des français ont déjà adopté une alternative durable au sac jetable
Depuis plusieurs années le sac jetable est décrié. Sous l'action des associations de protection de l'environnement et des consommateurs, et des pouvoirs publics, et la réaction des industriels et des distributeurs, le phénomène s'est accentué depuis un peu plus d'un an, et les alternatives, bonnes ou mauvaises, se sont développées.
S'il est vrai que les sacs en papier utilisent les stocks de vieux papiers et cartons, l'ensemble de son cycle de vie (de la production de matière à l'élimination en fin de vie) présente un coût environnemental non négligeable. En effet, pour un même service rendu (même volume de charge), le sac en papier a un impact environnemental supérieur à ceux du sac à usage unique pour de nombreux critères environnementaux (+14 % de consommation d'énergie,+ 240 % de consommation d'eau, + 82 % d'émission de gaz à effet de serre, + 83 % d'acidification atmosphérique, 150 % de production de déchets…). Ce bilan n'est donc pas si favorable, en particulier à cause de son usage unique.

Ces nouveaux sacs fragmentables, abusivement appelés biodégradables, et ne répondant à aucunes normes (NF EN 13432) et certifications (OK Compost), sont fabriqués à partir de polyéthylène additivé. Cet additif, dont la composition est tenue secrète, permet la fragmentation du sac en micro-paillettes, voire en poudre, mais il ne s'agit pas d'une biodégradation aboutissant à une bio-assimilation. Le polyéthylène, matériau majoritaire de ces sacs (EPI et maintenant Néosac), disparaît de la vue, mais les déchets restent disséminés dans la nature. Ce sac, jetable qui se réduit en confettis de plastique est une fausse alternative au sac jetable classique. Ils ne peuvent en aucun cas constituer une solution durable. À proscrire !
Les sacs véritablement biodégradables peuvent être issus de ressources renouvelables (en particulier l'amidon de maïs) ou de synthèse. Ces produits issus de ressources renouvelables ont déjà des débouchés intéressants notamment dans l'agriculture. Des cabas réutilisables biodégradables fabriqués à partir de ressources renouvelables sont une alternative possible au sac jetable. En cette période de raréfaction des ressources naturelles, et d'augmentation du prix du pétrole, l'utilisation de ressources renouvelables est plus que pertinente. Il faut, en outre, développer la filière compost, moins chère et beaucoup moins polluante que l'incinération. En magasin, les sacs biodégradables à usage unique pourraient remplacer pour les fruits, légumes et poissons les sacs plastique jetables.

À partir du moment où elles sont réutilisées plusieurs fois (au moins 4), ces alternatives permettent véritablement de passer du jetable au durable. Le sac cabas est sur le long terme plus écologique (moins de matières premières, moins d'énergie et moins de déchets…). Il est évident que plus l'alternative durable va être utilisée, plus son bilan environnemental sera favorable. Même si le sac à usage unique est réutilisé comme sac-poubelle, le sac cabas reste de toute façon plus favorable s'il est réutilisé régulièrement. Le cabas est donc la solution durable.