La Commission européenne a présenté aujourd'hui les premiers projets NEST («Sciences et technologies nouvelles et émergentes») retenus en vue d'un financement en 2004. Ces dix projets abordent des thèmes aussi divers que le bioterrorisme, l'obésité, l'optique atomique et l'environnement. L'activité de recherche NEST a été introduite dans le 6e programme cadre de recherche (6e PC, 2003-2006) de l'UE pour explorer des perspectives nouvelles et relever des défis nouveaux dans le domaine scientifique, et pour promouvoir la recherche interdisciplinaire à haut risque. Des appels très ciblés seront lancés dans le cadre de NEST sur les sujets émergents qui ressortiront des consultations avec la communauté scientifique. Avec un budget de 215 millions d'euros sur quatre ans et près de 300 propositions présentées en réponse à la deuxième série d'appels en octobre dernier, NEST recèle encore un énorme potentiel pour des projets non conventionnels à la pointe de la recherche.
«NEST est un bel exemple de la manière dont nous pouvons exploiter notre potentiel scientifique et technologique», a déclaré Philippe Busquin, commissaire responsable de la recherche. «En s'inspirant de projets visionnaires, l'Union européenne peut bâtir sur les idées et les innovations de chercheurs brillants et iconoclastes. Les nouveaux projets NEST montrent à quel point l'initiative est ouverte aux idées neuves dans toute une série de domaines scientifiques. NEST offre également à des chercheurs pleins d'avenir l'occasion rêvée d'élargir leur horizon, en privilégiant les projets inattendus plutôt que ceux qui se fondent uniquement sur des succès reconnus et des dogmes scientifiques confirmés. La science fiction d'hier est devenue la science d'aujourd'hui.»
La Commission consacrera à NEST 215 millions d'euros sur quatre ans. Les chercheurs ont manifesté un grand intérêt pour cette initiative, comme en témoignent les quelque 170 propositions succinctes reçues à la première date de clôture de l'appel, en avril 2003, et les 265 autres présentées à la seconde date, en octobre 2003.
La répartition géographique des pays partenaires pour les propositions retenues est très vaste, puisque 19 pays sont concernés: tous les États membres, sauf l'Irlande et le Luxembourg, ainsi que la Norvège, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, l'Estonie et Chypre. Les pays candidats et adhérents recevront environ 9 % du total de la contribution communautaire.
Les premiers projets montrent à quel point NEST est ouvert sur un vaste éventail de domaines scientifiques ; certains explorent de nouvelles perspectives offertes par la science et la technologie (projets ADVENTURE), tandis que d'autres s'attaquent à des problèmes et des défis nouveaux (projets INSIGHT).
Ces projets visent ainsi à mettre au point de nouveaux systèmes immunisant le corps humain contre des agents biochimiques, à créer de nouveaux revêtements pour des matériaux à partir de micro-organismes, à déceler des pathologies par l'analyse de l'haleine humaine, ou encore à développer de nouvelles méthodes de manipulation et de formation d'image à l'échelle atomique.
D'autres projets s'attachent à amplifier les capacités des microscopes électroniques, à manipuler les atomes avec des lasers, à créer de nouveaux biomatériaux à partir de gaz ionisés pour des applications médicales et chirurgicales, à détecter et étudier des substances chimiques toxiques telles que les hydrocarbures perfluorés (PFC), à produire de nouvelles substances chimiques et des combustibles non polluants, et à trouver des moyens d'agir contre l'épidémie d'obésité.
La Commission a maintenant publié les appels de propositions NEST pour 2004. Il s'agit, d'une part, d'appels ouverts à tous types de propositions et, d'autre part, d'un appel consacré aux trois thèmes spécifiques suivants (pour tous, la date de clôture est le 14 avril 2004):
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