Retrouvez-nous sur Google+






Le 23 janvier 2012 à 14h31

En bref : mode pause pour les recherches sur le supervirus H5N1

Par Janlou Chaput, Futura-Sciences

Les chercheurs ayant mis au point un virus de la grippe aviaire H5N1 hautement contagieux et potentiellement très mortel, ont proposé une pause de 60 jours dans leurs recherches pour permettre un débat international afin d’évaluer les bénéfices et les risques de telles études.

C’est via un communiqué adressé aux revues Nature et Science que la nouvelle a été transmise. Un groupe de 39 biologistes spécialisés dans le domaine de la grippe ont annoncé stopper leurs expérimentations durant 60 jours sur le virus H5N1 hautement mortel (dans 60 % des cas) et devenu très hautement contagieux chez le furet.

Ce virus de la grippe aviaire, créé en laboratoire, avait provoqué un débat public en décembre dernier lorsque les chercheurs néerlandais, dirigés par Ron Fouchier, cherchaient une revue pour publier leurs résultats. Suivant l’avis du Bureau national américain de la science pour la biosécurité (NSABB), Science et Nature avaient décidé de ne pas dévoiler les passages les plus sensibles de ces travaux. Certains scientifiques s’étaient érigés contre cette décision, criant à la censure.

« Nous reconnaissons que nous et le reste de la communauté scientifique devons clairement établir d’une part les bénéfices de ces recherches de la plus haute importance et d’autre part les mesures pour minimiser les risques. Nous proposons donc un forum international durant lequel la communauté scientifique se regroupera pour débattre de ces sujets. » Pour peut-être aboutir sur un consensus.

Ce sujet vous a intéressé ? Plus d'infos en cliquant ici...

Commenter cette actualité ou lire les commentaires

L'un des virus de la grippe, vu ici sous microscopie électronique, mute très régulièrement. Or, le variant à l'origine de l'épidémie de grippe A de ces dernières années est très pathogène mais ne se transmet pas entre êtres humains. Pour éviter de rester impuissants face à une mutation naturelle qui le rendrait très contagieux, les biologistes cherchent à mieux cerner notre potentiel ennemi. © Sanofi Pasteur, Flickr, cc by nc nd 2.0
L'un des virus de la grippe, vu ici sous microscopie électronique, mute très régulièrement. Or, le variant à l'origine de l'épidémie de grippe A de ces dernières années est très pathogène mais ne se transmet pas entre êtres humains. Pour éviter de rester impuissants face à une mutation naturelle qui le rendrait très contagieux, les biologistes cherchent à mieux cerner notre potentiel ennemi. © Sanofi Pasteur, Flickr, cc by nc nd 2.0