La dengue et le chikungunya ne sont plus uniquement des maladies tropicales. La Métropole a connu à peu près 400 cas de ces deux maladies en 2011, dont des cas autochtones. Mêmes si ces maladies restent rares, les moustiques responsables s’installent peu à peu sur le territoire. Comment faire face dans le futur ?
Une cinquantaine de cas de chikungunya et près de 350 cas de dengue ont été observés en France métropolitaine en 2011, d'après le dernier Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (InVS), publié mardi 18 décembre.
Ces chiffres témoignent de la présence de la dengue et du chikungunya sur le territoire métropolitain, mais dans une moindre mesure. Les auteurs du BEH précisent que la majorité des signalements effectués au réseau de surveillance renforcée dans les départements où le moustique vecteur est implanté (Corse, Provence - Alpes - Côte d'Azur et Languedoc-Roussillon) étaient des cas suspects autochtones.

L’Île-de-France, la plus touchée par la dengue et le chikungunya
Concernant les cas importés, l'ensemble des signalements effectués pour le chikungunya provenaient du Congo, d'Inde, d'Indonésie, du Laos, des Maldives et de Mayotte, alors que les cas de dengue provenaient essentiellement d'Asie du Sud-Est et des Antilles françaises.
En France métropolitaine, les cas étaient essentiellement répartis en Île-de-France (40 %) et en Provence - Alpes - Côte d'Azur (15 %).
« Le nombre de cas importés de chikungunya et de dengue en France métropolitaine est essentiellement déterminé par le contexte épidémiologique international et le flux des voyageurs des zones où ces virus circulent. Avec l'extension de l'implantation du vecteur vers d'autres régions métropolitaines, une réflexion sur une évolution du plan antidissémination du chikungunya et de la dengue doit être envisagée », concluent les auteurs du BEH.
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