Une équipe de l'Inserm vient d’identifier une mutation génétique liée à la genèse de tumeurs mammaires bénignes. Cette première mondiale pourrait permettre, à terme, de mieux comprendre le rôle d’une éventuelle prédisposition génétique dans la survenue de cancers du sein.
Les chercheurs de l’unité Inserm 845, en collaboration avec un groupe d’endocrinologues de l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris, ont suivi 100 femmes présentant toutes de nombreux fibroadénomes dans les seins. Il s’agissait donc de nodules solides bénins.
Mais « c’est leur multiplication en nombre qui a suscité l’intérêt des chercheurs » précise l’Inserm. Et cette question le processus est-il lié à un contexte génétique ? La réponse est oui, les résultats mettant en cause une mutation anormale d’un récepteur de la prolactine, une hormone qui intervient notamment « dans le développement du tissu mammaire dès la puberté » poursuit l’Inserm.
La mutation rendrait la prolactine active en permanence, induisant une stimulation continue de la croissance des cellules mammaires. Pour les auteurs, « il est désormais important de savoir si cette anomalie représente un nouveau marqueur dans une pathologie comme le cancer du sein ».
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