Réunis à Bruxelles, les dirigeant de l'Union européenne ont eu beaucoup de mal à s'entendre sur les mesures à prendre en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Un bloc s'est formé à l'est de l'Europe pour réduire l'aide à apporter aux pays en développement.
« Les Européens sont déterminés et unis pour aborder la conférence de Copenhague. Nous voulons un accord à Copenhague, nous voulons un succès à Copenhague. » Nicolas Sarkozy avait l'air satisfait du mini sommet européen qui vient de se dérouler à Bruxelles, entre jeudi et vendredi matin (29 et 30 octobre).
Pourtant, l'accord obtenu est un compromis a minima. Il est très vague sur un point, en forme de pierre d'achoppement, celui de l'aide à apporter aux pays en voie de développement pour mettre en place des mesures contre l'émission de gaz à effet de serre. Au début des négociations, la mise en jeu était à 100 milliards d'euros par an. C'est la valeur estimée, pour l'horizon 2020, du chèque à envoyer aux pays pauvres, mais à l'échelle mondiale (et pas seulement par les pays européens, donc). Avant cette échéance, le chiffre serait compris entre 22 et 50 milliards d'euros annuels et de 5 à 7 milliards pour les années 2010-2012.
Neuf pays de l'ancien bloc communiste avaient prévenu qu'il n'en était pas question et il a fallu la nuit de jeudi à vendredi pour parvenir à un accord... qui ne fixe aucun chiffre. La contribution européenne sera définie au moment du sommet de Copenhague.
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