Retrouvez-nous sur Google+






Le 28 janvier 2008 à 12h34

En bref : une plante carnivore qui mange des rats

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Une nouvelle espèce de plantes carnivores a été découverte en Australie, à l’extrémité de Cape York, dans le Queensland. Elle se nourrit, entre autres, de rats…

Des plantes carnivores poussent à peu près partout dans Cape York, ce qui attire depuis longtemps de nombreux botanistes qui viennent les étudier dans leur habitat. Et pourtant, une des espèces les plus intéressantes avait été ignorée jusqu’ici.

Le mérite de cette découverte revient à l’écologiste Charles Clarke, de l’université James Cook (Townsville), précisément à la recherche de nouvelles espèces dans les environs du Jardine River National Park. La localisation exacte n’en a pas été révélée car la rareté de la plante la rend vulnérable et les amateurs sont très nombreux, y compris à des fins commerciales…

Il s’agit d’une nouvelle espèce de Nepenthes, baptisée tenax (du latin tenax, tenace), la troisième de cette famille enregistrée sur le continent, et la deuxième qui lui est endémique. N. tenax atteint une hauteur d’environ un mètre, et ses pièges à animaux dépassent rarement 15 centimètres. Des restes de petits rats découverts à l’intérieur démontrent que cette plante ne se contente pas toujours de son ordinaire d’insectes

Au sein de son habitat, N. tenax cohabite avec les deux autres espèces, N. mirabilis et N. rowanae. Deux variétés hybrides ont également été trouvées.

Enfin, et pour la petite histoire, il faut signaler que N. tenax semble avoir été déjà décrite très précisément dès 1890 par le célèbre botaniste Frank Jardine, qui avait alors recueilli un spécimen… Malheureusement, celui-ci a été perdu, probablement tombé de sa poche lors de son retour à cheval vers le camp, et aucun autre n’avait été découvert par la suite.

Ce sujet vous a intéressé ? Plus d'infos en cliquant ici...

Commenter cette actualité ou lire les commentaires

<em>Nepenthes tenax<em>. Crédit : université James Cook
Nepenthes tenax. Crédit : université James Cook