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Si aujourd'hui la découverte de planètes en dehors de notre Système solaire ne surprend plus personne, nos connaissances s'affinent sans cesse sur leur nature. Un pas important vient d'être franchi avec la mise en évidence pour la première fois d'eau dans l'atmosphère d'une exoplanète par l'équipe du Pr Travis Barman, astronome à l'observatoire Lowell de Flagstaff, en Arizona.
Afin de permettre cette observation, les astronomes ont utilisé le télescope spatial Hubble et profité d'un passage de HD209458b devant son étoile.
Surnommée Osiris et distante de 150 années-lumière de la Terre dans la constellation de Pégase, la masse de cette planète est de 0,69 et son rayon de 1,32 en comparaison à Jupiter. Cela lui confère une densité de 0,38, inférieure à celle de Saturne, autrement dit il s'agit d'une géante gazeuse qui pourrait flotter dans un océan à sa mesure et sa période de révolution est de 3,52 jours.
Quant à son étoile, HD209458, elle ressemble à notre Soleil dont elle partage la classe de type GOV avec 1,05 masse solaire pour une température de surface de 5942°K.
A plusieurs reprises, Osiris avait déjà fait parler d'elle :
Travis Barman n'est pas surpris de la découverte de vapeur d'eau dans une atmosphère d'exoplanète. Au contraire il se dit confiant, car cette présence avait été pressentie depuis un bon moment, non seulement pour Osiris, mais pour beaucoup d'autres planètes extrasolaires.
Barman signale toutefois que Osiris, par sa nature de géante gazeuse, est peu propice à l'éclosion de la vie, du moins telle que nous la connaissons, mais concède qu'il s'agit d'une pièce importante apportée au puzzle. L'eau, en effet, joue un rôle capital en tant que solvant dans toutes les réactions biochimiques indispensables à l'existence de la vie telle que nous pouvons la concevoir, et cette découverte est considérée comme essentielle par les chercheurs et les exobiologistes.
Reste maintenant à perfectionner nos moyens d'investigation afin de pouvoir, non seulement, réduire la limite d'observation des planètes extrasolaires, mais encore affiner les possibilités d'analyse de leurs atmosphères, ce qui sera fait avec la prochaine génération de satellites astronomiques et de télescopes spatiaux.
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