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Journée mondiale de la maladie de Parkinson

Débat | Le 16/04/2005

Dans le cadre de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson, le Centre Neurologique et de Réadaptation Fonctionnelle vous donne rendez-vous le samedi 16 avril 2005 de 13H00 à 17H00 pour un débat sur le thème de la maladie de Parkinson.

La maladie de Parkinson doit son nom au médecin généraliste londonien, James PARKINSON (1755-1824). Cette maladie a pour mécanisme la dégénérescence des noyaux gris centraux (petites masses symétriques de substance noire à la base du cerveau), le locus niger.

Les cellules nerveuses de ces noyaux ne secrètent plus son neurotransmetteur, la DOPAMINE en quantité suffisante. Or, la dopamine joue un rôle essentiel dans la transmission des influx nerveux de certains nerfs. La dégradation progressive des cellules nerveuses passe inaperçue pendant de nombreuses années, on comprend facilement que les premiers symptômes se développent eux aussi très lentement.

La maladie, observée dans le monde entier, frappe davantage les hommes que les femmes. Elle peut commencer précocement à l'âge de 45 ans et il y a même des formes juvéniles débutant dans la vingtaine. Mais, en général, l'âge moyen se situe entre 50 et 60 ans.

Cette affection est fondée par une triade classique de symptômes. Le plus caractéristique est le tremblement de repos, persistant pendant le sommeil et augmenté par l'émotion. Le second signe typique est l'appauvrissement du mouvement volontaire (akinésie). L'hypertonie des muscles se traduit par une rigidité permanente, une augmentation de la résistance aux mouvements, une démarche à petits pas et une courbure vers l'avant de la colonne vertébrale.

Le traitement de cette maladie a connu des progrès considérables au cours de ces 20 dernières années. Il est symptomatique, supprime ou atténue les symptômes, sans pour autant arrêter l'évolution de la maladie. L'introduction de la lévodopa ou L-dopa (précurseur de la dopamine) au milieu des années 1960 a permis un soulagement symptomatique chez de nombreux patients. La L-dopa est transformée en dopamine dans le locus niger et prend la place du neurotransmetteur absent. Cependant, après une période de quelques années, la lévodopa se révèle moins efficace et un autre médicament doit être administré comme les agonistes dopaminergiques qui constituent une forme synthétique de la dopamine manquante. Les médicaments anticholinergiques ont montré leur efficacité dans le soulagement des tremblements, et sont prescrits seuls ou en association avec les précédents.

A côté du traitement médicamenteux, une rééducation pluridisciplinaire est un complément indispensable dès que les troubles moteurs atteignent une certaine densité. Enfin, certains patients peuvent bénéficier d'un traitement chirurgical.

Centre Neurologique et de Réadaptation Fonctionnelle
Rue Champ des Alouettes, 30
4557 Fraiture-en-Condroz
Association Parkinson : 085/51.91.09 (secrétariat).